Saint Maurice sur Vingeanne Visite au coeur du village

L’opération Cœurs de village a été inaugurée samedi 31 octobre à Saint-Maurice-sur-Vingeanne. Cette inauguration marque la célébration d’une série de travaux d’exception.

 

L’idée de l’opération Cœur de village est née en avril 2003, lorsque le conseil municipal a décidé d’acheter des maisons qui tombaient en ruine. La municipalité s’est mise en relation avec le conseil régional afin d’avoir l’autorisation de les acquérir. Le 13 juillet 2004, une convention a été signée entre la commune et la région. Une étude d’aménagement du village a été réalisée, puis présentée aux habitants en décembre 2004. La première maison a été louée en décembre 2006 et la seconde en février 2008, permettant l’arrivée de deux familles au village. Les annuités d’emprunts sont couvertes par les loyers qui sont de 770 € par mois par maison. L’aménagement du village a débuté par la rénovation de la salle des fêtes : le parquet, la réfection du chauffage et surtout la création de l’office étaient nécessaires. La rénovation de l’illumination du pont de la Vingeanne, au centre du village avec 40 mètres de leds posés de chaque côté, met en valeur le patrimoine du village. Le lavoir a été lui aussi rénové : les travaux, réalisés eux aussi par l’association Sentiers concernaient la construction d’un mur en pierre sur 31 mètres de long. Tous ces travaux sont terminés depuis le 31 aout dernier. L’opération a été subventionnée à la hauteur de 138 530euros par le conseil régional, 77 324 euros par le conseil général, 31 108 euros par l’État, dont 7000 euros de dotation parlementaire. 25 980 ont été apportés par le SICECO afin de subventionné l’électrification du pont.

 

INFO Étaient présents : Françoise Tenenbaum, vice-présidente du conseil régional de Bourgogne ; Rémi Delatte, député ; François Sauvadet, député et président du conseil général ; Nicolas Urbano, conseiller général maire de Fontaine-Française ; les élus du canton ; les représentants des entreprises qui ont participé aux travaux

 

Une collection printemps été fruitée

 

Dans le monde de la pâtisserie comme dans celui de la haute couture il y a des nouvelles collections, des modes et des saisons.  C’est dans cet esprit que se déroulent que se mettent en place des journées de formation permettant de présenter la réalisation de nouveaux produits issus  de la production  artisanale.  A Bèze,  le 25 janvier,  chez Patrick Moreau, boulanger-pâtissier, président de la Confédération des Alimentaires de Détails, se déroulait un stage de formation appelé : « Entremets en cadre d’été ».  A l’invitation de l’Union des boulangers de la Cote d’Or  qui est une organisation professionnelle, une dizaine de boulangers du département et de Saône et Loire ont suivi cette formation à Bèze. Cette cession s’est déroulée en présence Bruno Liégeon, président de l’Union départementale. Les cours étaient donnés par Arnaud  Cadoret de l’Institut National de Boulangerie Pâtisserie, qui dispense son savoir  partout en France et en Europe. Les boulangers cotisent à un Fond d’Aide à la Formation rémunérant les formateurs, dans le cadre de la formation professionnelle continue.

 Ce stage présentait les nouvelles recettes  de  gâteaux.  Ces entremets étaient  artistiquement présentés, aux couleurs  acidulées et fruitées de la mode de la mode actuelle en pâtisserie comme ailleurs. Ils s’agissaient de créations  aux saveurs fraiches et légères rappelant la belle saison. Framboises,  glaçages au citron, mousses  de fruits d’été et fruits exotiques étaient à l’honneur. Cela se traduira pour les clients de ces boulangeries -pâtisseries par une offre diversifiée et alléchante faisant souhaiter aux gourmets une arrivée rapide des beaux jours afin de déguster ces  délicieuses pâtisseries.

le château de Fontaine-Française

Depuis le XVIIIe siècle, le château de Fontaine-Française est resté dans la même famille, transmis par les femmes. Il appartient aujourd’hui à Xavier de Caumont de la Force.

 

 

Au siècle des Lumières, Anne-Marie de la Pour du Pin épouse Bollioud de Saint-Julien, a mal vécu, au départ, la destruction de son château fort par son mari afin d’édifier le château actuel. Ce château est l’œuvre de l’architecte Souard. Mme de Saint-Julien tenait un salon à Fontaine-Française où étaient accueillis Voltaire et Mme de Staël. L’esprit du XVIII e siècle français semble encore hanter ce château.

Le couple Bollioud de Saint-Julien n’ayant pas eu d’enfant, le château passe dans les mains de René de la Tour du Pin qui épousa Honorine de Monaco, d’où le nom de la rue qui dessert le château. Au cours de la visite, on peut admirer notamment les appartements, la salle des gardes et la chapelle. Le parc aux trois cent soixante-douze tilleuls taillés en portique invite le visiteur à la rêverie parmi les monuments, les buis et les ifs taillés en taupière. Le château se visite de juillet à septembre, de 10 à 12 heures et de 14 à 18 heures. Il est fermé les lundis et mardis.

 


 

L’architecture du pôle scolaire de Fontaine-Française

L’architecture du pôle scolaire de Fontaine-Française

Le pôle scolaire, prend place sur une parcelle à l’intersection de la rue des Murots et de la rue du général Gandyl, au niveau de la petite place du monument aux morts. Cette parcelle se trouve à 50 mètres du château de Fontaine-Française, classé au titre des bâtiments historiques. Le nouveau groupe scolaire fait face à l’école actuelle et au collège dont l’architecture est plus moderne.

D’un point de vue architectural, le pôle scolaire se présente en trois parties. D’une part la maternelle de plein pied, dans un style contemporain avec des grandes ouvertures, des toits en terrasses et une façade plus chahutés. Elle est reliée par un sas au bâtiment dédié à l’école élémentaire, rue des Murots, puis une aile rue du Général Gandyl. Les bâtiments de l’école primaire, rue des Murots, sont à deux pans, alors que le dernier bâtiment est  à quatre pans. Les ouvertures sont dans l’esprit des menuiseries extérieures installées dans le cœur de Fontaine-Française. Les teintes ocres et le ton pierre s’inspirent du bâti local. Ce qui confère au bâtiment un style néo-classique. Ce bâtiment s’inscrit dans la tradition du postmodernisme en architecture qui veut qu’un bâtiment s’inscrive dans son contexte. Les fenêtres et les toits sont un clin d’œil direct à l’architecture des écuries du château voisines de quelques mètres.

Dans son projet initial, François Brandon l’architecte avait prévu une version plus contemporaine des bâtiments de l’école primaire. À la façade moins austère et plus ouverte sur l’extérieur. Avec des ouvertures décalées les unes par rapports aux autres qui donnait à la façade un aspect plus ludique. Ce projet avait été choisi parmi trois autres projets. Cette version plus audacieuse n’a pas eu l’agrément des architectes des Bâtiments de France. Ce qui a conduit l’architecte à modifier son projet.

 

 

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Art BFC

Art BFC. Interview du président.

Quelle est la situation de l’association ?

Art BFC (Art Bourgogne Franche- Comté) a pour but de promouvoir l’art sous toutes ses formes. Sa création eut lieu en 2003. On peut noter une hausse de l’affluence aux manifestations ainsi qu’une forte hausse de la fréquentation du site internet. Il y eut l’an dernier une évolution positive en termes de volume et de qualité en ce qui concerne les activités. Quatre grands projets ont vu le jour en 2009. Un équinoxe Art Rien Faire  autour de l’homme et la nature avec la mise en place d’une conférence, et d’une exposition délocalisée dans un but de déploiement et d’ouverture. Venue de Vincent Carinola  et du chœur amateur «  A travers chants ».Participation à la Fête du livre avec « Paroles de texte.  Samedi Art Faire en septembre  avec Florent Ottello dansant dans la cour du château de Fontaine Française et une exposition à Montigny : Paris Sur Vingeanne. Le tout fut suivi d’un concert de la harpiste Frédérique Cambreling précédé d’une première partie assurée par  les élèves du conservatoire de Dijon,  en l’église de Fontaine Française.

Quelles sont les perspectives de l’association ?

En 2010, un nouveau programme en quatre temps forts sera mis en place. Les 11, 12, et 13 mai, ce sera «  L’Ascension Des Saints De Glace », le thème en sera L’homme et la femme. Un artiste indien viendra   L’exposition délocalisée chez Sabine et Marc Sarazin sera a renouvelée. Au programme : musique,  danse, percussions… Un nouveau projet autour du texte et des mots verra le jour. En septembre samedi Arts Rien Faire et Paris Sur Vingeanne se succèderont à nouveau avec la venue d’un chœur amateur autour d’une rencontre qui a généré synergie et émulation entre différents artistes. Pour les adhérents une initiation gratuite à la musique contemporaine, ouverte à tous, payante pour les non-adhérents sera dispensée par Sylvain Perret du Pole de l’Enseignement Supérieur de Musique, avec écoute de musique contemporaine et sortie à l’IRCAM  de Paris. Une initiation à l’art commencée il ya 2 ans sera poursuivie par un voyage à Florence.

A noter : L’œuvre « Septembre 2007 », la fameuse chaise d’extérieur de Montigny, travail de l’artiste Véronique Verstraete, propriété d’Art BFC est disponible à l’achat. «  Natural Signs », œuvre  de l’artiste Jérome Vaspard sera accueillie chez un particulier.

Au son de la harpe

Samedi 24 octobre, dans le cadre des « Samedi Art rien Faire », l’association Art BFC avait organisé de harpe en l’église de Fontaine-Française. Art BFC essaie de faire connaitre la musique contemporaine et le répertoire contemporain. Cette association a organisé des Master class, destinées aux élèves du Conservatoire à Rayonnement Régional de Dijon. Frédérique Cambreling, harpiste de renommée mondiale a dispenser ce soutient musical aux élèves de la classe de harpe du CRRD.  Ils ont assuré la première partie du concert préparée par leurs professeurs Virginie Tarrête et Esther Davoust  en collaboration avec Frédérique Cambreling qui avait composé pour eux. Les élèves ont joué en présence d’Emmanuel Kirklar directeur du Conservatoire.les élèves avaient entre 4 et 13 ans de pratique. Ils répétaient depuis 3 semaines et jouent en moyenne 4 heures par jour sur une harpe en épicéa plaquée de bois aux essences rares, celle de Frédérique Cambreling, leur maitre à tous était en plaquage de bouleau pommelé  du plus bel effet.

Frédérique Cambreling partage sa carrière entre son adhésion  à l’Ensemble Intercontemporain, créé par Pierre Boulez et ses activités de soliste. Après avoir suivi ses études musicales en France, cette picarde d’origine a remporté des prix internationaux et a mené une carrière internationale: Paris, New-York, Tokyo et Fontaine-française. Frédérique, est passionnée par la diversité des modes d’expression liés à son instrument et sait faire partager  avec le rayonnement qui la caractérise sa passion au plus grand nombre.

Un certain nombre de personnes originaires du canton de Française-Française, se sont déplacés afin d’assister à ce concert. Leurs réactions sont enthousiastes. Lou, 5 ans venue avec son papa, habillée en princesse a déclaré: « C’était bien, on aurait dit une musique de conte de fée « .Une personne a confié: « Je suis ravie, émerveillée, c’était très céleste, doux, aéré, reposant. Je ne savais pas qu’une harpe offrait autant de possibilités. C’était un spectacle fabuleux à notre porte, accessible à tous. »Une autre personne a dit: »C’était bien, intéressant, l’acoustique était bonne, cela nous apporte une culture à laquelle on n’a pas accès habituellement, ce n’est pas réservé à une élite comme certains pourraient le croire. » Certains ont exprimé un avis plus contrasté : » Je n’ai pas tout apprécié de la même façon, je préfère les morceaux les plus mélodiques, les transitions brutales ne sont pas dans ma culture. Toutefois j’ai passé un bon moment. »C’est ravi, que les plus volontaires gagnèrent Montigny dans la nuit pour assister au vernissage de la fameuse « Chaise de Montigny  » de Véronique Verstraete appelée: « Septembre 2007 ».

Montigny sur Vingeanne Souvenirs toxiques

Le 19 janvier 1985, une intoxication au monoxyde de carbone avait lieu et quatre-vingt dix des cent cinquante personnes qui assistaient un concert au profit de la lutte contre le cancer, dans l’église de Montigny-sur-Vingeanne, furent intoxiquées par de I’ oxyde de carbone. De nos jours, les avertissements sont nombreux vis-à-vis de tels dangers, à l’époque c’était moins le cas, des incidents comme celui de Montigny ont marqué les esprits et des leçons en ont été tirées.

Témoignage d’Olivier Corberon 83ans :

« Un concert de guitare était organisé dans l’église de Montigny sur Vingeanne au profit de la recherche contre le concert. Le chauffage de l’église avait été allumé dès le début de l’après midi, ainsi que des chauffages d’appoint. Il s’agissait de catalyseurs à gaz, il me semble. Il faisait très froid en ce 21 janvier (-25° la nuit). Au cours du concert, des gens ont commencé à se trouver mal et tombent. Beaucoup de gens souffraient de maux de tête et avaient mal au cœur. Les gens sont sortis, alertés par quelqu’un qui s’est rendu compte de ce qui se passait, peut être s’agissait-il d’un pompier présent au concert. Mon épouse et moi sommes rentrés à la maison.  Nous nous sommes endormis, les gendarmes sont venus nous réveiller. Nous avons rejoint le centre du village  dans la voiture des gendarmes. Pompiers, ambulances et médecins étaient présents. Un véritable hôpital de campagne était installé dans le café du village. Des gens portaient un masque à oxygène, d’autres étaient allongés sur une civière.  Le médecin, (le docteur Launoy de Fontaine Française) examinait les patients qui étaient allongés sur une table. Un bus fut réquisitionné (conduit par Roger Raillard), afin d’emmener les personnes souffrantes à Dijon. Les patients les plus atteints ont emmenés en ambulances. Certains furent hospitalisés, la plupart des gens rentrèrent dès le lendemain.

Marie Louise Perrier  90 ans ajoute :

«Peu avant l’entracte, quelques personnes assises dans les premiers rangs éprouvaient des douleurs à la tête, ainsi qu’une irrésistible envie de dormir.

Cest alors qu’une adolescente perdit connaissance, bientôt suivie par quatre ou cinq autres personnes. Tous ceux qui pouvaient se déplacer se précipitèrent alors à l’extérieur tandis qu’on alertait le centre de secours de Fontaine-Française.

Je suis partie en bus, j’ai été hospitalisée une journée, je me sentais mal. J’ai mis longtemps à m’en remettre, j’en ai gardé longtemps des séquelles.  Selon mon cardiologue, certaines personnes réagissent plus mal que d’autres à ce genre d’intoxication. »

Témoignage de Marcel Bourguignon maire de Montigny en 1985 :

« Le récital devait avoir lieu dans la salle des fêtes, mais le froid des derniers jours et l’absence de chauffage avaient rendu ce local inutilisable. J’ai refusé de la prêter.  Les organisateurs avaient donc décidé d’élire domicile dans l’église. Ils ont  pensé au confort des spectateurs en faisant fonctionner le chauffage suspendu dès le début de l’après-midi. Il était prévu d’utiliser seulement celui-ci 2 heures durant, ce qui ne fut pas respecté cette fois. De plus dans le chœur 2 chauffages d’appoint ont été utilisés. Les murs étaient très froids, gelés, en se réchauffant, au contact de l’air chaud, participant à l’augmentation du taux d’humidité dans l’air, gênant ainsi la combustion et favorisant la formation du monoxyde de carbone. L’explication est claire : le chauffage n’était pas prévu pour fonctionner pendant plusieurs heures d’affilées, et l’aération s’est avérée insuffisante, d’ autant qu’il y avait beaucoup de monde dans l’église. L’oxyde de carbone, dont l’inhalation peut avoir des conséquences cardiaques et pulmonaires graves s’est accumulé, stagnant d’ abord au niveau du soi, ce qui explique pourquoi les enfants en ont été les premières victimes, puis ce gaz s’est répandu dans toute l’église. Un médecin présent fit évacuer l’édifice. Présent sur les lieux dès le début du concert, j’ai réquisitionné un bus pour transporter les malades. Ce chauffage est toujours présent, il ne fut pas remplacé, faute de moyens, une bouche d’aération a été installée. Les offices ne durant généralement guère plus d’une heure, la règle des 2 heures de chauffage  d’affilée maximum est toujours scrupuleusement  respectée 25 ans après, et il n’est plus question de chauffage d’appoint. »

Des mesures furent prises, après  cet incident, qui aurait pu être plus grave. L’église qui a conservé le même système de chauffage  n’est plus chauffée que deux heures d’affilée au maximum.