Carnaval à Belle Isle en Bèze

Dimanche 14 février, les amis de Belle Isle en Bèze de 7 à 77 ans, se sont réunis pour leur carnaval annuel.Le thé dansant s’est déroulé dans la bonne humeur et la convivialité, au son de l’accordéon de Christophe Bourgogne. Le thé dansant se déroule le dimanche au moulin de Belle Isle en Bèze, renseignement au 06.83.34.06.36

Tourne petit moulin

Jean-Luc Bouley a racheté le moulin de Saint Maurice, il y a quelques années. L’ancien moulin ayant été démoli il y a longtemps, il s’agit en réalité de l’ancienne saboterie qui fut autrefois un battoir, pourvue autrefois d’une roue en bois. La roue s’était abîmé, et fut démonté, le déversoir du bief était en ruine. Jean-Luc, il y a deux ans, s’est attelé à restaurer le déversoir et la roue afin de produire sa propre électricité. Ce bricoleur de génie, véritable « Géo Trouvetou », a construit sa roue lui-même, en métal et installé un générateur. Cette électricité lui permet, entre autre, de recharger les batteries de sa voiture électrique. Il faut plus que du courage pour s’atteler à une telle tâche. Cela fait penser à la dédicace du livre écrit par Joëlle Mounier, Anne-Marie et Jean-Pierre Carmoi, « les moulins de la Vingeanne » : « Aux techniciens qui les ont construits, aux forçats qui y ont travaillé, aux fous qui les restaurent. » Cette maxime admirative et respectueuse s’applique à merveille à Jean-Luc Bouley qui est passionné par la restauration de son moulin.

Masquarade à l’atelier de poterie

A Bèze, jeudi 11 et vendredi 12 février de 10 à 12 heures, Danièle Serravalle accueillait des enfants originaires de tout le canton de Mirebeau. Ces deux séances se déroulaient à l’atelier de poterie : «L’argile au bout des doigts» dans le cadre de «La semaine culturelle et thématique» financée par la communauté de communes du Mirebellois. Cet atelier faisait découvrir l’art délicat de la poterie était une approche du carnaval appelée « Mascarade ». Il s’agissait pour les enfants âgés de 6 à 10 ans, de réaliser une boite en faïence, dont le couvercle très travaillé évoquait les personnages de la Commedia dell’arte. Les enfants pouvaient choisir entre différents personnages : Arlequin, Polichinelle, ou encore Pantalon… . Ils ont appris à se servir d’un ébauchoir et d’une mirette afin de sculpter leur œuvre. Les enfants ont réalisé les personnages sur un socle en forme de pavé, puis le pavé a été coupé en deux donnant un couvercle et un socle que les enfants ont évidé. Leur réalisation fut cuite à 1000 degrés par deux fois (pour la terre et pour l’émail).
Les enfants peuvent poursuivre s’ils le désirent cette ouverture à l’art. Danièle Serravalle, diplômée des Arts Appliqués de Montréal ouvre son atelier de poterie tout au long de l’année. Pour les enfants l’atelier du mercredi se déroule de 10 heures à 12 heures et de 14 à 16 heures. Concernant les adultes, un atelier poterie et modelage existe à Bèze le mardi matin de 10h00 à 12h00 ou le soir de 18h00 à 20h000. Danielle, artiste passionnée intervient également auprès des écoles.
infos : http://argile.beze.over-blog.com
tel : 03.80.49.10.81

Le canal gelé

Jeudi 11 février, le canal entre Champagne et Bourgogne était gelé. Patrick, employé à la VNF devait casser la glace épaisse d’environ 2 cm à l’aide d’un Yeck, devant la péniche Un yeck est un bâton de marine, une gaffe; ce mot est d’origine flamande certainement. Si la glace avait été un peu plus épaisse le bateau brise glace serait passé. Derrière le passage de la péniche la glace se reformait.

Les garguesses

Les gargaisses (ou garguesses), sont de délicieux beignets confectionnés à l’occasion de Mardi Gras. À Dijon, ces beignets de carnaval sont appelés fantaisies, ou bugnes à Lyon. L’étymologie du mot garguesse est un peu obscure selon certain ce mot viendrait de l’ancien français gargate signifiant gorge, retrouvé dans Gargantua de Rabelais. Pour d’autres ce mot aurait la même origine que gargouiller signifiant bouillir, par extension frire. Autrefois des huiliers passaient dans les villages afin de vendre l’huile nécessaire à la friture des beignets. La cuisson des beignets marquait la fin d’une période de relative abondance et la dernière avant une période de restriction alimentaire, le carême. Carême n’est plus guère suivi, cependant les garguesses ont toujours du succès. Ces beignets sont caractéristiques de notre région, leur dégustation est appréciée de tous, petits et grands. Le savoir-faire culinaire se transmet au sein des familles, la confection de ces beignets reste une tradition très populaire et encore très répandue. On ne sait rien de leur conservation, les gourmets n’en laissant jamais. Chaque grand-mère avait son secret, voici une recette typique :

 Ingrédients : 250 g de farine / 2 œufs entiers / 50 g de beurre ramolli / 50 g de sucre / 1 sachet de levure de boulangerie / 1 pincée de sel / un jus de citron / 1 L d’huile à friture / 50 g de sucre glace / extrait de citron.

Préparation :

1/ Mélanger tous les ingrédients à la main jusqu’à obtention d’une pâte lisse et homogène. Laisser reposer 6h.

2/ Abaisser la pâte au rouleau sur une épaisseur de 4 mm.

3/ Découper la pâte en losange, dans lesquelles on fait deux incisions.

4/ Frire la pâte dans l’huile bien chaude (170°). Les éponger sur un linge et saupoudrer avec du sucre glace.

dscn6776.1266343757.JPGdscn6788.1266343860.JPGdscn6786.1266343962.JPG

Élevage de Limousine Des naissances à Saint Maurice

Gérald Apert agriculteur au à Saint Maurice a choisi d’élever des bovins de race limousine à Saint Maurice sur Vingeanne. Il décida de se séparer de son élevage composé de vaches laitières de race Montbéliarde et de se reconvertir en élevant des vaches allaitantes limousines connues pour leurs aptitudes bouchères.
La décision de se reconvertir fut prise selon plusieurs constats, continuer la production laitière devenait difficile en raison d’un problème de main d’œuvre sur l’exploitation familiale. Il y a deux ans, de son père Georges, avec qui il était en GAEC (Groupement Agricole d’Exploitations en Commun) a prit sa retraite. De plus, une mise aux normes des bâtiments afin de pouvoir continuer la production laitière était nécessaire. L’existence d’un bâtiment voué à l’élevage et l’exploitation de 50 hectares de prairies permanentes inondables permettaient d’entreprendre l’élevage de vaches allaitantes. Le troupeau de Montbéliardes fut vendu à des agriculteurs spécialisés en production laitière. Cette vente, permis l’achat d’un troupeau composé d’un taureau et de jeunes bovins limousins. Le choix de la race limousine a lieu selon plusieurs critères : la facilité de vêlage, (ils se déroulent à 90% sans assistance), la qualité gustative de la viande(le poids de la carcasse est peu élevé), une croissance précoce, et des facilité d’élevage. La Limousine est une race rustique, s’élevant souvent au grand air même en hiver. Cependant les prairies humides de la vallée de la Vingeanne ne permettent pas cela. Toutefois, la résistance aux maladies de ces bovins s’accommode de stabulations libres très aérées.
A la ferme, sont nés 12 veaux la première année, 20 l’an dernier, et 36 devraient voir le jour avant la fin mars. Quelques nouveaux nés gambadent déjà, profitant des premiers rayons du soleil venus après les gelées.

Concours national du charolais aout 2009

Le concours national charolais est le plus grand rassemblement de charolais en France et dans le monde. Il se tient à La Roche-sur-Yon (Vendée)

 Ce concours a  rassemblé quatre cent quatre-vingts animaux engagé  par quatre-vingts éleveurs venant de seize départements. Dix éleveurs viennent de Bourgogne dont quatre de Côte d’Or.

 

Décennie, appartenant à Jacky Estivalet, éleveur à Saint-Maurice-sur-Vingeanne, participe à cette manifestation dans la section des charolaises d’un an, dite les laitonnes ». Elle a été sélectionnée sur des critères génétiques et est inscrite au herd book (registre généalogique le recensement des individus de race bovine ; chaque animal inscrit sur ce registre possède son propre code l’identification constituant la preuve de son appartenance à cette race, c’est une sorte de Pedigree) Décennie a une bonne conformation, tête, aplomb, squelette, sont typiques de la race charolaise. Elle a de «bons papiers», c’est a dire de bonnes origines. Elle a, de pins, la spécificité recherchée, celle d’être née sans corne. Ce gène est transmis à 100 % par son père Unico Elle peut ainsi être sélectionnée pour des transplantations embryonnaires.

 

 

Une importante préparation

Jacky Estivalet bichonne Décennie depuis plusieurs semaines, il lui apprend à défiler, tenue par une longe attachée à un licol. Elle obéit à un geste de la main. Chaque jour, Décennie bénéficié d’une douche et d’un shampooing aux œufs. Le jour du concours elle a bénéficié de soins particuliers, assurés par un « préparateur » : ses sabots ont été cirés De plus,
pour le défilé, elle a dû s’habituer aux bruits.

. Jacky Estivalet s’est installé à Sacquenay en 1991, puis s’est associé à Jean-Claude Jardel à Saint-Maurice-sur-Vingeanne en 1998. Aujourd’hui, il est associé à Mickaël Robin et Jérôme Jar­del dans le Gaec (Groupe ment Agricole d’Exploitation en Commun) de l’Isle.

L’exploitation s’étend sur] 120 hectares d’herbage et 220 de culture, dispersés sur huit communes et trois dé-j parlements. L’élevage de 70J charolaises et 15 Salers plus tourné vers la reproduction que vers la boucherie qui reste cependant un débouché. Jacky Estivalet a participer également à la fête de l’agriculture à Ormancey (Haute-Marne), où il a présenté ses animaux

Bèze La fête des Andouilles vers un rayonnement national

Interview de Lionel Rousseau président de l’association La Hache

La fête des Andouilles et des Cornichons connaitra vraisemblablement une audience nationale cette année. Cette fête institutionnelle a connu un rebond en 2009 avec l’élection de Madame XXL et de Monsieur Brioche confie Lionel Rousseau.

Quelle est la vocation de l’association La Hache ?

C’est une association qui a un but humanitaire. Elle vise à soulager les familles ayant un enfant malade, atteint de maladie génétique orpheline, ces maladies étant chères en soins et en attention. Il s’agit d’aider La famille de Marie,  petite fille de 7 ans atteinte du syndrome de Rett (dégénérescence des muscles). Nous organisons  la fête des Andouilles et des Cornichons afin de l’aider cette année. C’est une manifestation populaire avec une philosophie humanitaire. Cette fête  a pour but de faire rire et d’aider les gens. Nous gardons la bonne humeur à l’esprit et nous poursuivons la politique inaugurée par Michel Feuchot, fondateur de La Hache (Haute Association des Charlots à l’Hilarité Exubérante). Ce nom est également un jeu de mot « Se fendre la poire à coup de hache.»

Comment se prépare la fête des Andouilles et des Cornichons ?

Nous souhaitons ouvrir la fête aux autres associations à but humanitaire désirant travailler conjointement avec nous. En mars,   la communauté de commune du Mirebellois et toutes les associations de Bèze et des environs seront invitées à une réunion préparatoire permettant de fédérer les énergies volontaires afin de mettre sur pieds, ce grand événement. La municipalité  de Bèze est partenaire de ces festivités. Michel Feuchot, président honoraire de le Hache est un soutien très présent, et Alain Limousin un secrétaire très actif

Quelles sont les activités prévues pour l’année 2010 ?

Nous comptons organiser un loto à Bèze le 21 février 2010 et vide grenier le 23 mai à l’occasion de la Pentecôte. Nous devons provisionner de l’argent afin de préfinancer les couts et les frais  administratifs occasionnés par les préparatifs de la Fête des Andouilles et des Cornichons. Cette manifestation annuelle a toujours  lieu le 15 aout.

Comment se déroule cette grande fête ?

 Nous avons des pistes pour un spectacle. Il y aura la présence des Scarlines de Marsannay. Le double concours  de la reine des Andouilles et celle du roi des cornichons et la double élection de Madame XXL et de Monsieur Brioche seront au cœur des festivités. La fête des Andouilles et des Cornichons connaitra vraisemblablement une audience nationale cette année. Des chaines de télévisions et de radio de grande audience  semblent s’intéresser à ces deux concours insolites uniques en France. Le Bien Public parraine cette fête depuis de nombreuses années. J’animerai les festivités, comme j’aime le faire de puis de nombreuses années.

 

La Saint-Blaise

Charlotte Chateau 87 ans se souvient comment Saint Blaise, second patron de la paroisse, était fêté : « Saint Blaise était invoqué pour la guérison des animaux, et celle des maux de gorge. Cependant Saint Blaise a subsisté par un repas ouvert à tous jusqu’en 2009. Autrefois, c’était l’occasion d’inviter la famille, et les amis.

L’Église de Saint-Maurice possède des reliques de saint Blaise, enchâssées dans un bâton de procession. Elles furent l’objet d’une grande dévotion. Ce saint est le patron secondaire de la paroisse. Il existe une statue du saint évêque datant du XVIe siècle dans l’église. Chaque année, le 3 février (ou le dimanche qui suit) une grand-messe était célébrée à l’autel du saint, la vénération des reliques suivait l’office. Les fidèles embrassient le socle contenant les reliques.

Saint Blaise est le patron des cultivateurs et des tisserands, nombreux autrefois. Il est aussi censé protéger les animaux domestiques et de la ferme. On choisissait aussi le jour de cette fête pour faire bénir de petits sachets de grains que l’on mélangeait après avec les semences. C’était un rite lié à la fertilité.


L’aspect religieux a  disparu, cependant saint Blaise continua d’être célébré par un repas ouvert à tous. Autrefois, c’était l’occasion d’inviter la famille et les amis. Un bal avait lieu au café du village. Après la guerre en 1946 et 47, un marchand forain installa un petit stand. »