La distance un défi

Vendredi 19 mars a eu lieu le défi distance au stade de Fontaine Française. Cet événement organisé par Caroline Steimetz conseillère pédagogique EPS rassemblait les 9 classes du pôle scolaire du canton et les 4 classes de l’école élémentaire Claude Monet de Bèze. Les enfants devaient parcourir la plus grande distance possible en un temps donné. Celui-ci variait suivant les niveaux, les élèves de cours moyen ont couru 12 minutes par exemple. Près de 260 élèves ont participé à ce défi distance, les parents sont venus nombreux, en cette après midi ensoleillée pour encourager les enfants qui donnèrent le meilleur d’eux même. Une page de photos dans le BP de mardi 23 mars

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Les grenouilles du pape

Les grenouilles du pape

Je revenais d’une réunion à Fontaine Française. Il était près de 20 heures. Dans la nuit, devant la cour du Pape (1),  de petites créatures surgirent devant moi; dans la lumière des phares je vis de petites bestioles traverser la route en sautant. Je m’arrêtai, je me suis garé en évitant soigneusement de les écraser.  C’était des grenouilles. Je n’en avais jamais vu autant. Elles semblaient s’être donné rendez-vous au  «Vatican »(2). La pluie et la proximité de l’étang Pagosse devait y être pour quelque-chose. Je suis repassé plusieurs fois, le soir, les jours suivants, je n’ai plus jamais constaté ce phénomène ni «chez le Pape» (3), ni ailleurs. L’heure et l’endroit devaient être déterminants. Jusqu’à présent ce lieu n’était pas spécialement connu pour ses grenouilles. De quoi ces grenouilles sont-elles le nom ?

(1)    Eh oui Fontaine Française, a un pape, le surnom se transmet de père en fils, depuis des générations. L’origine de ce surnom est assez lointaine et méconnue. Cependant elle est toujours vivace. Selon les anciens elle viendrait d’un ancêtre ayant une grosse tête, une tête de pape.

(2)    Suivant cette appellation l’habitation du dit Pape est devenue « Le Vatican ».

(3)     «chez le Pape» : au début du siècle deux enfants de Saint Maurice furent envoyés par leurs parents  chercher des plants  «chez le Pape», ils dirent : « Bonjour, monsieur le Pape ».

P        Pour voir les photos, cliquez sur « Mes Portfolios », au dessus des images de « courir pour Tom », et allez sur le dossier « Nature ». Cliquez sur « Nature », puis sur les grenouilles afin d’agrandir l’image.

 

 

  

Les quatrièmes à la découverte des métiers

Les quatrièmes du collège Henry Berger de Fontaine Française ayant choisit de suivre l’option Itinéraire De Découverte des métiers préparent un compte rendu de leur visite au lycée Hippolyte Fontaine de Dijon. Ces treize élèves sont intéressés par la découverte des métiers auparavant ils avaient effectué un stage d’observation en entreprise et rédigé un rapport à ce sujet. Ce rapport fait l’objet d’une soutenance orale. L' »alternance » avec le lycée a lieu 4 mardis de suite, les élèves réalisent un projet au lycée et suivent certains cours (les cours de français notamment). Dans ce cadre les élèves sont pris en charge par l’équipe éducative du lycée. Le partenariat entre le collège et le lycée se déroule dans d’excellentes conditions. Ce type d’enseignement permet de valoriser les élèves, d’apprendre différemment, de découvrir le monde professionnel et leur future orientation. Les professeurs Brigitte Moreau, Joëlle Mounier et Serge Lamia précisent : « L’IDD permet un apprentissage de l’autonomie, une valorisation personnelle des élèves, ainsi qu’une ouverture sur le monde. C’est un moyen de résoudre certaines difficultés scolaires par le biais de la maîtrise de certains outils comme l’informatique par exemple. Cela montre l’importance de la maîtrise de la langue afin de rédiger un rapport. C’est un moyen de pratiquer la rédaction dans un autre contexte que celui d’un cours de français. Ce travail peut être poursuivi et approfondi en troisième par l’option DP3 (Découverte Professionnelle 3 heures). »
Le collège Henry Berger prépare son forum des métiers qui aura lieu le 27 mars. Ce forum permettra aux élèves de 4ème et de 3ème de découvrir le monde professionnel et ses filières, et également de rencontrer des professionnels. »
Témoignages :
Arthur 4ème :  » Au départ je désirais être plaquiste, l’IDD des métiers m’a permis de découvrir le métier d’électricien et mieux m’orienter selon mes goûts. »
Patrick 4ème : « L’IDD est intéressant afin de mieux connaître les métiers et notre future orientation cela change du travail traditionnel. »
Maxime 4ème : « Le stage que j’ai effectué en boulangerie m’a beaucoup plu. Je désire m’orienter dans cette filière. L’alternance avec le lycée Hippolyte Fontaine, nous permet de découvrir le monde lycéen. »
Gabin 4ème : « En ce qui concerne le rapport de stage, c’est difficile de se mettre à rédiger au départ, faut se lancer dans la rédaction, puis les idées viennent, cela nous permet d’apprendre autrement. »

 

Mise place d’une filière boue

La station d’épuration de Fontaine Française fait l’objet d’importants travaux de mise aux normes. Il s’agit de la mise en place d’un traitement des boues sur une station d’épuration préexistante avec  un prétraitement et mise place d’une filière boue.  Concrètement,  6 compartiments sont mis en place en 2 travées, sur un sol compacté. Ces bacs sont conçus en ayant à la base un radier (un lit en béton ferraillé sans fondation), puis un géotextile, au dessus se situent sables et graviers et  enfin se trouvent les roseaux phragmites australis communis vivant  les pieds dans l’eau. Ces roseaux filtrent les nitrates, grâce à leur système racinaire. Ce système de lagunage s’adapte au système existant composé de bassins de décantations et d’une pompe de relevage. Les eaux usées sont filtrées, les boues se déposent au pied des roseaux, le jus issus de ce filtrage repasse par un bassin de clarification puis est filtré une seconde fois par les phragmites.  Une ventilation des bacs est prévue et un dégazage près des installations est prévu. Ce processus est issu d’un long travail d’élaboration, qui fut validé en plan d’exécution mis en place depuis le début des travaux.  Le chantier a connu des débuts difficiles en raison de conditions météorologiques, les travaux devraient se finir fin juin 2010.

Le montant total de ces travaux est de 505 000 euros. Le financement se réparti ainsi : 40% sont à la charge de la commune, 30% des subventions proviennent du Conseil Général de la Cote d’or et 30% sont issus de l’agence de l’eau. La maitrise d’ouvrage incombe à la municipalité de Fontaine Française. La maitrise d’œuvre est confiée au cabinet Merlin (bureau d’étude technique). La technicité de cet ouvrage est assurée par la SAUR en partenariat avec le groupe Peduzzi. La sécurité et la protection de la santé est validée par la société Prosseco.

Les phragmites australis communis (appelés aussi roseau commun ou sagne) sont des végétaux utilisés pour purifier les eaux usées comme c’est le cas à Fontaine Française. Ils sont originaires du sud de l’Europe. Ils font déjà partie de la flore locale dans l’étang du fourneau notamment. Sur le plan écologique, la roselière à phragmite, qui est peu fréquente en Côte-d’Or, regorge de vie et d’intérêt. (source :http://www.bouger-nature-en-bourgogne.com)

Bèze d’hier et d’aujourd’hui

 

 

Avant

Place de l’église. Début du vingtième siècle. L’église est située derrière le preneur de vue. Sur la gauche se situe une épicerie et l’atelier d’un tonnelier (ancêtre de monsieur Porcherot guide bénévole membre de l’association «Les Amis de Bèze »). On aperçoit devant cette tonnellerie de la futaille et une cuve (« ballonge ») en devenir. Sur la droite, la rue Notre Dame menant au cimetière de Bèze datant de 1768-70. Bèze autrefois comptait de nombreuses vignes notamment au lieu dit « Notre Dame des Groisses » situé au bout de cette rue à la place de l’actuel cimetière. Carte postale collection personnelle

Aujourd’hui

La place de l’église s’appelle maintenant place Félix Kir. Le célèbre chanoine fut curé de Bèze de 1910 à 1924. Le marronnier a disparu, il était encore présent il ya moins de trente ans. Les futs ont changé de côté et de destination, ils  servent de jours à la décoration du village et  au fleurissement. Une maison a été démolie semble t’il sur la gauche par rapport au preneur de vue. Un abri s’insérant discrètement à proximité du bâti existant est présent. Le matériel agricole, faucheuse hypo tractée et chariot à « échelettes », ont cédé la pace a cédé la place aux automobiles. Photo Rémy Monget

Voir Le Bien Public du 17 mars 2010 Edition Dijonnaise

Tu caches bien ton jeu

« Tu caches bien ton jeu » : une nouvelle association domiciliée à Licey depuis janvier 2010. Les soirées jeu ont lieu à Licey à la salle des fêtes, le 2ème vendredi de chaque mois à 20 h 30 ainsi que le dernier samedi de chaque mois à Mirebeau. Le but de cette association est la découverte des jeux de société contemporains en priorité. La présidente de l’association est Cécile Peres et le trésorier Hugues Couturier. Photo R. Monget

L’abbaye de Bèze son histoire au fil des siècles

 

Jean Brasart et son épouse sont propriétaire de l’abbaye de Bèze. C’est le lieu des vacances  en famille pour leurs enfants et petits enfants. C’est également un site exceptionnel, chargé d’histoire, classé  en décembre dernier à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques par la commission régionale du patrimoine et des sites (CRPS).

« L’abbaye de Bèze fut fondée en 630, selon la règle de Saint Colomban, au lieu dit Fons Besua, situé au sein pays des Attuariens par le duc de Bourgogne Amalgaire, dont le fils devint le premier abbé. Dès les origines,  elle fut richement dotée en terres, en bois et en vignes. Elle fut notamment jusqu’en 1219 propriétaire du « Clos de Bèze. » à Gevrey. Au cours de son histoire l’abbaye connu des phases de destructions (effectuées notamment par les Sarrasins, les Normands et les Hongrois), et de renaissances. Le célèbre Raoul Glaber, historien de l’an mil fut moine à Bèze.  L’abbaye connu son apogée du XIe au XIIe siècle. L’abbaye compta jusqu’à 50 moines sur place et fut fortifiée au XVe siècle. Bèze fut ravagée par Gallas en1636 et reconstruite une nouvelle fois reconstruite. Au XVIIe siècle des religieux de la Congrégation de Saint Maur (dont la maison mère était à Saint Germain des Prés à Paris), s’établirent et donnèrent un renouveau intellectuel à l’abbaye. Seuls les vestiges de la chapelle Notre Dame sont du début du XIe siècle, les chapiteaux illustrent, l’un l’Annonciation et l’autre la visitation. La plupart des bâtiments subsistant datent du XVIIIe siècle : le bucher, l’infirmerie, et la bibliothèque dotée de 20000 volumes (selon les sources). Cette bibliothèque est dotée de chambres ( à l’étage appelé:  » le dortoir des moines »), pour les étudiants de l’époque venus consulter les livres rares. L’orangerie couverte de tuiles bourguignonnes date de 1910. Elle comptait une forge, puis un moulin. Le parc, véritable écrin de verdure est doté d’un séquoia. L’abbaye est ouverte au public  à l’occasion des journées du patrimoine. Il est probable qu’à l’avenir, elle le soit davantage. La principales source concernant l’histoire de ce lieu est le livre de Solange de Montenay : L’abbaye Saint Pierre et Paul de Bèze, son histoire au fil des jours. Cet ouvrage, aujourd’hui épuisé fut réédité en1980.» : Précise Patrick Brasart, fils des actuels propriétaires  professeur agrégé de lettres classiques, maitre conférence à Paris VIII Saint-Denis qui a établi une chronologie historique de l’abbaye de Bèze.

Cet article, écrit par mes soins, est paru dimanche 14 mars dans le Bien Public dans le « journal des communes » Photos Rémy Monget