Le switchgrass une culture d’avenir?

Emmanuel Raillard 39 ans agriculteur à Montigny  a choisi de produire du switchgrass, une plante valorisée sous forme de pellets pour le chauffage par l’intermédiaire de chaudière poly combustibles ou de bio plastiques oui encore de litière pour chevaux. Il s’agit d’une culture pérenne, mise en place pour 12 ans, comme cela se pratique déjà aux États-Unis. Un seul labour suffit la première année, avant implantation, la parcelle n’en connaitra plus d’autres les années suivantes. Peu d’engrais sont nécessaires, seul un apport d’azote moitié moindre par rapport aux autres cultures est nécessaire et cela seulement  pour la première implantation. La première année cette plante n’est pas récoltée afin de favoriser son implantation, elle est broyée sur place. La récolte n’a lieu que la seconde année.

Philippe Béjot chargé de mission de Bourgogne Pellets d’Aiserey précise : «   la récolte ne donne que la moitié de son potentiel au départ puis les rendements peuvent varier entre 4 et 10 t/ha suivant la qualité des terres. La récolte de switchgrass est payé 70 €/t ; 150 ha vont être cultivé dans un espace situé entre Montigny et Til-Châtel sur des terres en jachères. Il n’y a donc pas de concurrence avec une production alimentaire. Le coût de cette implantation est de 600 €/ha contre 3 000 €/ha pour une plante comme le miscanthus que nous proposons également. Le miscanthus a un meilleur rendement mais il nécessite des terres plus riches. Avec le switchgrass l’agriculteur a un retour sur investissement au bout de 3 ans. Notre société accompagne la production car l’implantation est délicate le sol doit être bien préparé. La récolte se déroule entre le 15 février et le 10 avril. La faune sauvage est à l’abri 11 mois sur 12.»

Témoignage :

Emmanuel Raillard 39 ans agriculteur à Montigny :

« J’ai choisi de cultiver le switchgrass, car c’est une plante préservant l’environnement par son mode de culture. Elle nécessite  peu d’intervention et occasionne peu de frais. Cette plante permet de valoriser des terres étant auparavant en jachère permanente. Son cout d’ensemencement est plus faible que celui d’une plante comme le miscanthus. »

 

 

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