65ème anniversaire de la libération de Berlin et des camps de prisonniers

Durant la seconde guerre mondiale, Jean Raillard a été fait prisonnier le 22 juin 1940, comme plus de un million six cent mille soldats français qui sont partis en captivité en Allemagne pour cinq ans.
Jean Raillard a écrit le récit de cette période de captivité. Il a retrouvé une image rare du plan de Luckenwalde. Jean Raillard a voulu perpétuer le souvenir de ce que les prisonniers de guerre ont vécu afin que les jeunes générations se souviennent de cet épisode de l’histoire. Dans ce camp, ses camarades et lui ont vécu des moments difficiles loin des clichés existant sur cette époque.
Jean Raillard confie : « J’ai été prisonnier au Stalag III A, à Luckenwalde. C’était un ancien camp de l’armée allemande (champ de tir) Ce camp était un camp de triage en vue de répartition dans les diverses zones de la région Berlinoise et de sa grande banlieue. Les conditions de vie ont été très dures dans ce camp de prisonnier. Les prisonniers de guerre couchaient dans des baraquements et ne disposait que de 50 cm pour se coucher. La nourriture se résumait à de la soupe d’os et à un mélange de feuilles de rutabagas ou de betteraves avec un peu de pommes de terre, avec en plus une boule de pain noir à partager entre vingt personnes. Celui qui volait était pendu. Des épidémies se sont déclarées et tout particulièrement des diarrhées. Je n’y ai pas échappé, comme beaucoup de camarades. J’ai maigri et je suis passé de 70 à 46 kg. Nous n’avions plus la force de nous tenir debout. Nous étions d’une maigreur extrême. De nombreux prisonniers de toutes nationalités sont morts dans ce camp. Dans les camps de prisonniers une grande solidarité existait, les prisonniers avaient même inventée une langue mêlant l’allemand, le russe et le français notamment. Des combines existaient, grâce à l’une d’elle, j’ai pu rejoindre un « commando de travail » à Sommerfeld, près de Berlin, à proximité du camp de concentration de Sachsenhausen dont je n’ai connu l’existence que beaucoup plus tard. Le camp de Luckenwalde a été libéré le 27 avril 1945 par l’armée soviétique. Pour ma part, la délivrance est arrivée le 27 avril 45 grâce à l’armée polonaise puis, le lendemain nous avons été remis à l’armée soviétique au service de laquelle nous nous sommes mis, mes camarades et moi même. Une croix dite «Croix de Luckenwalde » a été élevée sur l’emplacement du camp, en souvenir de nos camarades décédés Un monument soviétique se trouve à quelques mètres de la Croix Française. »
Les souvenirs de Jean Raillard, « Récit de captivité Génération sacrifiée 1940-45 » ont été mis en ligne : remy.coeurdevey.free.fr/raillard/

A la découverte du bon gout du pain

Mercredi 21 avril Michel Cornille boulanger à Fontaine Française a reçu dans son fournil un groupe de personnes bénéficiant du RSA participant à l’atelier DVE (Dynamique Vers l’Emploi). Ce groupe est composé de 16 femmes et de 4 hommes faisant parti d’un groupe basé à Seurre encadré par monsieur Vigot, animateur de l’atelier DVE. Monsieur Vigot précise : « Cet atelier est encadré par le SDAT-ASCO (Société Dijonnaise d’Aide par le Travail) financé par le conseil général. L’atelier DVE permet aux bénéficiaires d’avoir une ouverture sur l’extérieur et de sortir un peu de la tourmente quotidienne. 3 jours par semaine des ateliers occupationnel existent, le mercredi matin des visites sont organisées : pôle emploi, CRAM ou artisans sont visités. La visite chez Maître Cornille artisan boulanger permet à des gens touchés par la malnutrition de découvrir un pain traditionnel auquel il n’ont pas toujours accès. »

Michel Cornille (appelé Maître Cornille par ses amis), a présenté l’histoire de son canton et a fait découvrir avec passion son métier d’artisan boulanger. Il a réalisé devant le groupe ses spécialités la « Cornillette », une baguette travaillée à l’ancienne avec de la farine de seigle et d’épeautre. Cette farine est sans conservateur, de provenance locale, elle vient de la ferme Ronot petit producteur à Chazeuil. Elle est produite chaque semaine à la demande. Maître Cornille a fait également découvrir une autre de ses spécialités le « petit Cornillou », création personnelle ce petit pain est en effet à base de pommes et de farine de blé. Maître Cornille a décrit la journée type d’un boulanger qui est de 16 heures par jour, il précise au groupe : « Le boulanger de quartier exprime le savoir faire français et produit un pain de tradition respectant le bon goût du pain. »

L’atelier a écouté le chant du pain à la sortie du four, et a senti la bonne odeur du pain.

Le groupe est reparti enchanté de cette présentation, avec une Cornillette et un Cornillou offert par Maître Cornille, avec le sentiment que le bon goût du pain était à leur portée et pas plus cher qu’un autre.

infos: la boulangerie est ouverte tous les jours sauf le lundi.

La mémoire de la Vingeanne

La mémoire de la Vingeanne

Bernard Potey, 80 ans, agriculteur retraité, habitant Pouilly sur Vingeanne a été correspondant de presse du Bien Public de 1970 à 1991 pour le village Pouilly et  ses environs. Bernard a continué à la suite de son père Jean Potey, correspondant de presse de Pouilly, Saint Seine, Mornay, Lavilleneuve et Montigny sur Vingeanne de 1937 à 1970. Jean Potey desservait ces villages en vélo, Bernard a couvert les événements locaux en voiture.  Bernard a conservé pieusement  en découpant puis collant sur des cahiers d’écolier les articles rédigés par son père, ainsi que les siens. Plus de quarante trois ans de mémoire locale sont réunis dans ces cahiers. Les manuscrits et quelques négatifs sont également précieusement conservés. Certains sujets reviennent régulièrement comme,  par exemple, les crues de la Vingeanne. Les évènements heureux ou malheureux ponctuent les pages des cahiers remplies des articles relatant la vie des habitants de la vallée de la Vingeanne. Les communions, succèdent aux nécrologies et sont suivis par les mariages. Certains articles parlent d’un monde révolu, les bals au café Moreau, la production d’électricité au moulin de Pouilly, les portées d’hirondelles sur les fils électriques, la préparation des chevaux de traits en vue des concours d’attelage chez Camille Ravier maréchal ferrant à Pouilly. Jean et son fils ont noté la date de chaque événement et celle de la parution ainsi que la somme reçue pour chaque article et la somme mensuelle perçue. Une photo et un petit article étaient payés 0,50 franc en 1974; 1, 80 en 76; 4 francs en 1989. Bernard Potey touchait 209 francs et 30 centimes en 1990. Il cessa son activité de correspondant de presse du Bien Public en juillet 1991. Bernard Potey comme son père est également correspondant de la Météorologie Nationale, et envoie régulièrement ses relevés à l’agence de Dijon. En reconnaissance des services rendus, il reçu la médaille de vermeil de la Météorologie Nationale. Cette activité considérée comme du bénévolat n’assure à Bernard qu’un défraiement de 100 € par an. De plus Bernard Potey effectue des relevés du niveau de la Vingeanne  pour le compte du conseil général de la Côte d’Or, et est rémunéré à hauteur de 600 € par an, ce qui vient arrondir sa modeste retraite agricole. Les relevés météorologiques et ceux des crues de la Vingeanne pouvaient alimenter les articles de Bernard Potey. Les articles réalisés par Jean et Bernard Potey représentent une part de la mémoire collective de toute une partie de la vallée de la Vingeanne et sont à ce titre des témoins précieux de la vie passée.

Le switchgrass une culture d’avenir?

Emmanuel Raillard 39 ans agriculteur à Montigny  a choisi de produire du switchgrass, une plante valorisée sous forme de pellets pour le chauffage par l’intermédiaire de chaudière poly combustibles ou de bio plastiques oui encore de litière pour chevaux. Il s’agit d’une culture pérenne, mise en place pour 12 ans, comme cela se pratique déjà aux États-Unis. Un seul labour suffit la première année, avant implantation, la parcelle n’en connaitra plus d’autres les années suivantes. Peu d’engrais sont nécessaires, seul un apport d’azote moitié moindre par rapport aux autres cultures est nécessaire et cela seulement  pour la première implantation. La première année cette plante n’est pas récoltée afin de favoriser son implantation, elle est broyée sur place. La récolte n’a lieu que la seconde année.

Philippe Béjot chargé de mission de Bourgogne Pellets d’Aiserey précise : «   la récolte ne donne que la moitié de son potentiel au départ puis les rendements peuvent varier entre 4 et 10 t/ha suivant la qualité des terres. La récolte de switchgrass est payé 70 €/t ; 150 ha vont être cultivé dans un espace situé entre Montigny et Til-Châtel sur des terres en jachères. Il n’y a donc pas de concurrence avec une production alimentaire. Le coût de cette implantation est de 600 €/ha contre 3 000 €/ha pour une plante comme le miscanthus que nous proposons également. Le miscanthus a un meilleur rendement mais il nécessite des terres plus riches. Avec le switchgrass l’agriculteur a un retour sur investissement au bout de 3 ans. Notre société accompagne la production car l’implantation est délicate le sol doit être bien préparé. La récolte se déroule entre le 15 février et le 10 avril. La faune sauvage est à l’abri 11 mois sur 12.»

Témoignage :

Emmanuel Raillard 39 ans agriculteur à Montigny :

« J’ai choisi de cultiver le switchgrass, car c’est une plante préservant l’environnement par son mode de culture. Elle nécessite  peu d’intervention et occasionne peu de frais. Cette plante permet de valoriser des terres étant auparavant en jachère permanente. Son cout d’ensemencement est plus faible que celui d’une plante comme le miscanthus. »

 

 

Les grottes de Bèze

Bèze est un village d’environ 700 habitants, c’est un des 700 plus beau village de France, les grottes sont parmi les plus visitées de France.

Les grottes de Bèze ont été formées  au sein d’un plateau karstique de 400 km2. L’eau s’infiltre dans la grotte par le biais des failles présentent sur le plateau. Durant des siècles la grotte a servit de refuge aux habitants de Bèze. Bèze a été pillé au moins 7 fois  au cours des siècles, la dernière fois en 1636 avec le passage de Gallas. L’entrée de la grotte était dissimulée par la végétation, la forêt était plus fournie qu’aujourd’hui. Au départ seule une partie de la grotte a été explorée, à partir de 1950 des équipes de spéléologues sont venues et ont exploré  au fil des années les différentes salles du site, les rendant accessibles.

L’eau présente dans les grottes provient de 3 rivières qui se perdent à proximité de Bèze : La Venelle près de Véronnes, une partie de la Tille à Lux et pour partie l’Ignon.  Cette origine a été révélée par des colorants placés dans les rivières, ceux-ci se sont retrouvés dans les différentes salles. La proximité de la résurgence située dans le parc de la source a motivé ces recherches. La température de l’eau est constante entre 8° et  11°C, la température des grottes est elle aussi constante à 12°C.

Nicolas Hulot a établit la correspondance entre les grottes et la source du parc en parcourant le siphon reliant le lac souterrain et la résurgence.

La grotte abrite de multiples concrétions stalactites et stalagmites ainsi que des cheminées. Chacune porte un nom original souvent pittoresque par exemple : l' »Andouille de Bèze ». Certaines parois de la grotte sont recouvertes d’oxyde de manganèse et de kaolin. La limpidité de l’eau permet d’apercevoir les siphons profonds de 6 ou 7 mètres.

 

Les grottes se visitent depuis les années 70, date à laquelle elles ont été aménagées par l’équipe municipale dirigée par Robert Poinsot. D’importants travaux de modernisation ont été réalisés en 1992.  Deux salles se visitent à pied, la circulation sur le lac souterrain s’effectue en barque de 10 places. La visite est assurée actuellement par deux jeunes guides David et Apolline. En 2009, 18 000 personnes ont visité les grottes. Selon les témoignages des visiteurs les grottes de Bèze constituent une sortie agréable.

En octobre aura lieu la journée nationale de la spéléologie, à cette occasion les 60 ans de l’exploration des grottes de Bèze seront fêtés.

Ouverture et informations Grottes de Bèze:

Vente des billets du 01 mai  au 30 septembre tous les jours de 10 h 30 à 12 h 00 et de 14 h 30 à 17 h 30 ; du 3 au 30 avril et du 1er au 31 octobre les  samedis et dimanches de 10 h 30 à 12 h 00 et de 14 h 00 à 17 h 30 et en avril les après-midis des vacances scolaires. Tarifs : 5 €/adulte ; 2,50€/ (4 à 12ans) ; gratuit – de 4 ans, 4€/personnes (à partir de 10 personnes). Tel : 03.80.75.31.33

 

Sandrine Hitier est régisseur des grottes de Bèze, l’achat des tickets se fait auprès d’elle au chalet (les grottes sont la propriété de la commune). Sandrine précise : « La fréquentation des grottes est en constante progression, 16 600 personnes en 2007, 11 000 en 2008 et plus de 18 000 en 2009. De nombreux groupes viennent visiter les grottes à la belle saison, ceux-ci doivent réserver, la visite des grottes dure environ 40 minutes. Je suis locataire du chalet depuis 1 an à côté de l’activité de régisseur des grottes je propose au sein du chalet une activité de vente de souvenir mettant le village de Bèze et la région en avant. Des produits locaux sont proposés ainsi que des cartes postales et des objets à l’effigie des grottes et du village. La vente de boissons et de glaces permet aux visiteurs de se rafraichir. »

Créer son jardin de curé

 Samedi 17 avril à Fontaine Française de 14 à 17 heures chez Odile Legros a eu lieu le traditionnel troc-plants de l’association des jardiniers de France. Cette opération porte ouverte à lieu tous les ans au printemps ou à l’automne. Les personnes adhérentes ou non désirant participer a ce jardin ouvert apportent des graines, des plantes, des arbustes et les échangent. Le but de ces personnes étant de réaliser un véritable « jardin de curé », fleurs, fruits et légumes mélangés. Une réflexion existe derrière ce mélange. Odile Legros confie : « Il s’agit d’associer les plantes afin d’éviter insecticides et fongicides industriels. Cependant certaines associations sont à éviter par exemple les petits pois ne se plante pas vers les oignons ni les tomates d’ailleurs. Par contre une association entre œillets d’inde et tomate est  heureuse. Les carottes peuvent être planté près des oignons, la mouche de la carotte inhibe la mouche des oignons, cela évite les insecticides. On peut utiliser des insecticides naturels, les traitements sont à effectuer le soir car les insecticides sont sensibles à la lumière. Les insecticides naturels sont : le purin d’ortie, le tabac macéré, le savon noir dilué à 10 %. L’utilisation d’eau de pluie filtrée est recommandée. Pour certaines maladies la bouillie bordelaise reste un produit incontournable, que l’on doit utiliser avec précaution. »

Les personnes venues à ce jardin ouvert ont échangé leurs plants mais aussi leurs expériences au sujet du jardinage et des plantations dans une ambiance chaleureuse.