Charivari et pose des mai

Dans la nuit du 30 avril au 1er mai les jeunes garçons de Saint Maurice âgés de 15 à 25 ans ainsi que plusieurs de leurs camarades venant des villages avoisinant ont perpétué la coutume du charivari du 1er mai et de la pose des « mai ». Les jeunes circulent entre les villages du canton ils ont intégré l’esprit communautaire. Ils ont emprunté une remorque à  4 roues tirée par certains et poussés par d’autres et ont ramassé des objets divers dans le village de Saint Maurice. Ces objets ont été rassemblés sur la place du village comme le veut la tradition. Salon de jardin, maison d’enfants, toboggan, remorques diverses ont été agencés selon une mise en scène savamment orchestrée sur la place du village. Le toboggan sur l’abri bus, la maison d’enfants mise en hauteur, chaises en plastiques semblables mélangées. Le matin du 1er mai les habitants surpris sont venus rechercher leurs biens en tentant de les identifier. Durant la nuit certains habitants réveillés (ou pas encore couchés) ont dialogués avec les jeunes dans une bonne ambiance. Cette année, les jeunes ont été trahi par les lampes de cour à détection infrarouge.

Certaines municipalités du canton de Fontaine Française ont interdit cette pratique certains habitants s’étant plaint de la violation de leur propriété privée et de la dégradation de certains objets.

Cette coutume tend à disparaître dans les villages, par arrêté municipal ou par abandon des traditions. La population dans les villages a changé, les résidences secondaires, la rurbanisation, l’apparition d’une population d’origine citadine a provoqué un changement d’attitude vis à vis de cette tradition.

La tradition du charivari (chambardement), du premier mai remonte à l’époque préchrétienne, elle s’accompagne de la pose d’un mai, posé devant les maisons dans lesquelles  des jeunes filles résident. Le charivari consiste, en principe, pour les jeunes garçons à ramasser ce qui traine dans les rues du village et à déplacer sur la place du village généralement, un assemblage d’objets variés. A l’origine, il s’agissait essentiellement du déplacement d’un matériel agricole plus ou moins léger laissé négligemment par certains agriculteurs au bord de la chaussée. Au départ, il s’agissait pour la pose du mai, d’honorer les jeunes filles à marier, généralement par  la pose d’une branche de charme. Dans le passé, tout un langage a existé, transmis par la tradition orale, le charme pour les filles charmantes, le sapin pour les filles indignes, l’épine pour les revêches, le cerisier pour les filles peu farouches… . Normalement les jeunes filles devaient « arroser » leur arbre de mai en  offrant à boire aux garçons en remerciement de cette délicate attention.

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