Parole de Texte, la fête du libre samedi 3 et dimanche 4 juillet à Montigny-sur-Vingeanne

Fête du libre

Parole de Texte, la fête du libre samedi 3 et dimanche 4 juillet à Montigny-sur-Vingeanne

Après le grand succès de L’Ascension des Saints de Glace, l’homme et la femme, et dans le prolongement de Parole de Texte, la fête du livre, en 2009, ArtBFC organise : « Parole de Texte, la fête du libre », le premier week-end de juillet à Montigny-sur-Vingeanne. Les après-midis des samedi 3 et dimanche 4 juillet,  Art BFC propose de venir parler d’un texte ou parler un texte, ou bien  d’écouter et voir ces paroles de Texte. Tous les types de textes sont possibles, lettre, roman, essai, théâtre, poésie, bande-dessinée, article de presse, conférence, discours, prêche, éloge, épitaphe, ouvrage scientifique, manuel, mode d’emploi, courrier administratif, ordonnance, recette de cuisine, …et toutes les manières d’en parler ou de les parler, critique, éloge, analyse, commentaire, traduction, transformation, lecture, murmure, hurlement, jeu théâtral, seul ou à plusieurs, enregistrement. Les personnes désirant encadrer les deux cessions consacrées à « Parole de Texte,  la fête du libre », ou suivre des ateliers, pourront prendre contact avec ArtBFC. La durée des interventions ne dépassera pas 1/2h, plusieurs possibilités existeront. Art BFC organisera leur programmation sur les deux après-midis, de 14h à 18h, en la ponctuant de pauses. L’entrée libre et gratuite. Les ateliers, pour 8 ou 10 personnes, auront lieu de 9h à 12h, sur toute ou partie d’une ou des deux matinées. Ils seront rémunérés et payants, 5,5 0€ par participant pour chaque séquence d’une heure.

Les élèves du collège Henry Berger de Fontaine  Française viendront lire des passages de Lullaby de Le Clézio, accompagnés d’Anne Philippe documentaliste. Une diffusion d’un travail effectué par le compositeur Éric Ferrand avec les collégiens de Fontaine et d’autres de Mirebeau  sera présentée, il s’agira d’une poésie sonore accompagné de musique électronique, diffusé en multipiste. Le samedi soir, à 20h, sera jouée la pièce « Tu as bien fait de venir, Paul » de Louis Calaferte, mise en scène par Leyla Rabih, avec Alain Mergnat et Yves Prunier. Entrée 5,50€. Art BFC proposera une restauration sur place au prix de 5,50€  les personnes qui le souhaitent pourront dormir à proximité, soit au camping de Montigny sur Vingeanne soit dans les hôtels des bourgs voisins, ou en gîtes dans les  villages avoisinants.

 Contact :

Bruno Girard, président d’ArtBFC, 21, rue Turgot, 21000 Dijon ; Tél. 06 33 10 98 41

Lien: http://www.artbfc.com

Fête du foyer Cheshire

Lundi 21 juin à Fontaine Française a eu lieu la fête du foyer Cheshire célébrant la Saint Jean, saint patron de l’ordre de Malte. Cette fête s’est déroulée en présence de Monsieur Boulot directeur des établissements de l’ordre de Malte de France, Monsieur Guillaume directeur du foyer Cheshire, d’Arnaud de Gigord des œuvres hospitalières de l’ordre de Malte-France, de Rémi Delatte député de la circonscription et Nicolas Urbano conseiller général maire de Fontaine Française. Cette fête a été l’occasion de rendre hommage à l’organisation et à la convivialité régnant dans cet établissement, ainsi qu’à la qualité et au dévouement du personnel. Monsieur Boulot a insisté sur la formation et qualification du personnel, et sa capacité à prendre soin des résidents. À l’occasion de la fête les locaux ont été décorés, des tableaux ont été réalisés par les résidents dans le cadre d’un atelier animé par Armelle Defaux, animatrice socio-éducative. L’après-midi s’est clôturé par une représentation théâtrale avec les résidents organisé par Geniève Renouard metteur en scène, comédienne et art thérapeute. De nombreux intervenants extérieurs et bénévoles interviennent au foyer Cheshire, les résidents du foyer sont très impliqués dans la vie locale. Ils ont participé à la fête de la musique à Chazeuil dans le cadre de la chorale « Si ça vous chante », aux olympiades de la santé au collège Henry Berger et certains résidents participeront à une permanence au syndicat d’initiative de Fontaine Française, situé dans des nouveaux locaux près du pôle scolaire. L’insertion des résidents du foyer Cheshire est importante dans le village, leur intégration dans le tissu associatif est favorisée par la municipalité.
encadré
L’établissement a été fondé en 1976 par Lord Cheshire et Élisabeth de Caumont de la Force, les terrains ont été donnés par Jean de Caumont de la Force, les œuvres hospitalière de l’ordre de Malte, propriétaires des bâtiments, gèrent l’établissement depuis 2005. Le foyer Cheshire a vocation à accueillir les personnes majeures souffrant de poly-handicaps moteurs.

La Vingeanne pas à pas

La Vingeanne pas à pas

Jean Robinet

Ce livre de Jean Robinet a d’abord été publié en 1966, sous forme de feuilleton dans le journal Le Bien Public. Cet ouvrage a connu au moins quatre rééditions depuis 1968. Cet ouvrage est présent dans presque chaque foyer de vallée de la Vingeanne. L’auteur a mené ce livre comme un reportage sur cette vallée en brossant une portait vivant de cette rivière de sa source à la confluence avec la Saône. Aucun méandre n’est oublié. Une description  de la géographie,  de l’histoire et des contes et légendes de cette région fait  mieux comprendre au lecteur ce paysage particulier et son évolution.  Aucun village n’est oublié depuis Aprey (Haute Marne) à Heuilley / Saône (Cote d’Or). Jean Robinet a réfléchi à ce livre dès l’époque durant laquelle il fut prisonnier de guerre, entouré de camarades férus de littérature. L’auteur a parcouru tous les villages situés le long du cours de la Vingeanne et a recueilli après des habitants, la mémoire des anciens. Ce livre est une aimable invitation à la promenade, à la flânerie le long de cette rivière. Cet ouvrage est une ode, un chant d’amour dédié à la Vingeanne, souvent personnifiée par l’auteur sous une forme féminine : « Là vint Jeanne… La Vingeanne… ». Ainsi commence la lecture de ce livre enchanté comme les histoires racontées autrefois lors des veillées.

Sully Pathurin

 

Sully Pathurin est un roman bourguignon écrit par Marie Jade.  Ce roman a été tiré à 25 exemplaires il y a un an et achevé d’imprimer le 29/06/2009 chez Didier Martory-Vos Impressions. Ce feuilleton, d’abord paru sous forme de feuilleton dans la presse locale il ya soixante douze ans,  a reçu le Grand Prix Littéraire de la ville de Dijon, présidé par Édouard Estaunié de l’Académie Française

Marie Jade  http://fr.wikipedia.org/wiki/Marie_Jade

Marie Jade, (c’est nom de plume), a côtoyé de nombreux artistes.  Armand Seguin élève de Paul Gauguin a peint le portrait de Marie Jade enfant (retouché par Gauguin). Marie Jade a écrit plusieurs romans, a collaboré à de nombreux journaux. Marie Jade  a notamment reçu le  prix de poésie Vendémiaire. L’ensemble de son œuvre a été couronnée par un prix de l’Académie Française.

http://www.google.com/imgres?imgurl=http://nga.gov.au/exhibition/masterpiecesfromparis/Im

En 1928 ou 29 elle s’installe à Saint Maurice sur Vingeanne. En 1930, elle commence à écrire Sully Pathurin, un roman au sujet de la vie rurale à cette époque. Ce roman a été terminé en 1934 à Curtil Vergy et publié en 1937 dans la Bourgogne Républicaine, journal aujourd’hui disparu. La Bourgogne Républicaine est devenue Les Dépêches. Ce journal a été racheté par Le Bien Public.

Marie Jade (c’est son nom de plume, elle s’appelle en fait Gabrielle Vien) mêle réalité et fiction. Elle dépeint la société rurale de l’époque. Vers 1930 près de 70% de la population française est rurale. La majorité de cette population est paysanne. Marie Jade quitte Saint Maurice en 1932, village dans lequel elle s’est mariée avec Henry Bédet (Henry Jadoux). On sent à la lecture de ce livre son amour pour cette région au carrefour de 3 provinces. Elle vécu dans une propriété bordée par la Vingeanne, dans laquelle elle trouva l’inspiration. Ce feuilleton a été retrouvé par Jacques Desbois, à la bibliothèque municipale de Dijon et a été imprimé en édition limitée.

Ce roman rappelle Colas Breugnon, de Romain Rolland, Louis Pergaud et Gaston Roupnel, rien de moins. L’auteur pose le problème de l’hérédité, du désespoir, de l’angoisse, de la mort, de l’héritage, des rapports sociaux à cette époque, et des amours contrariées, de manière haute en couleur avec  une verve toute bourguignonne (d’adoption). Son style est claire, limpide comme l’eau de la Vingeanne, elle décrit de manière tendre et nuancée le caractère des gens du pays. Marie pose sur les paysages de la vallée de la Vingeanne un regard d’aquarelliste. C’est un roman à clé, certains villageois s’étaient reconnus dans les personnages fictifs… . Elle avait par exemple emprunté le prénom du héros à Sully Mielle, récemment décédé.

Courts extraits :

« Chaque fois qu’il revenait de peindre dans la campagne, M. Béchaud s’arrêtait sur le pont de pierre qui enjambe la rivière et relie la partie de Saint-Maurice au quartier qui s’enorgueillit de l’église. »

« Mes compliments Monsieur Sully Pathurin! Vous voici possesseur du plus beau domaine du canton. Ah!  Vous pouvez dire que votre grand père vous fait là un superbe cadeau!  Ça personne ne pourra vous le contester, c’était un homme remarquable, il a su mener son affaire en maitre cultivateur ; sans aucune défaillance. »

Ce roman pourrait bien connaitre une seconde vie prochainement sous une forme inattendue.

On peut se référer au site de sa petite- fille : http://rebeccazabriel.artblog.fr/r1258/MARIE-JADE/

 

 

Le Bien Public du vendredi 25 juin

Le Bien Public du vendredi 25 juin version papier n’étant pas parue ce jour, vous pouvez consulter ce journal en édition numérique sur le site :

http://www.bienpublic.com/fr/accueil/index.html.

Pour les articles concernant le canton de Fontaine Française et les villages voisins, rendez-vous page Vingeanne de l’édition Région Dijonnaise (RDI) en PDF.

Le concert du groupe Cash a eu lieu à L’écluse 26 de Saint Maurice sur Vingeanne.

Le 18 juin 1940 Saint Maurice sur Vingeanne, un village à l’heure allemande.

 

L’arrivée des allemands à Saint Maurice sur Vingeanne en juin 1940

Le 18 juin 1940, il y a soixante-dix ans, venant de Montigny sur Vingeanne, les troupes allemandes ont pénétré dans le village. Comme bien d’autres villages, Saint Maurice a vu sa population augmenter de manière considérable dès la fin mai 1940 par l’afflux de réfugiés venus de l’es. Des mesures ont été prises afin de fermer les accès du village au moyen de herses, elles se sont avérées inefficaces. Le capitaine de la Wehrmacht commandant le détachement a un plan précis. Pour la sécurité de ses troupes, il fait passer un avis demandant aux hommes âgés de 18 à 60 ans de venir passer la nuit à l’église. Cet officier a eu peur de la présence supposée d’armes ou de troupes dissimulées au sein de la localité. Dans chaque maison des réquisitions ont été effectuées par l’occupant. Chaque foyer a été obligé de loger des hommes du rang. L’officier commandant la troupe d’occupation s’est réservé une maison indépendante inoccupée pour son usage personnel. Dans les maisons du village, sont restées les femmes, les enfants, et les vieillards. Beaucoup de jeunes hommes ont été mobilisés et pour certains, déjà faits prisonniers et sont donc absents du village. Dans la mémoire collective du village, enfermer des otages dans une église n’est pas de bon augure. En 1636, le général autrichien Matthias Gallas a réuni la population dans l’église et massacré les habitants, seules 5 familles ont survécu au massacre. De plus le 27 mai 1940, 111 civils ont été tués à Vinkt un village, dont des otages réfugiés dans une église. Une peur rétrospective a saisi les habitants du village après la liste des massacres perpétrés par les troupes d’occupations, notamment après le massacre du 10 juin 1944 à Oradour sur Glane, où 400 personnes, femmes et enfants, rassemblés dans l’église puis massacrés.
Témoignages :
Michel Guenin 85 ans :
« À Saint Maurice, cela ne s’est pas révélé être aussi tragique. De nombreuses réquisitions ont été faites par l’occupant : logement, foin, prés pour les chevaux, nourriture pour la troupe. »
Marie-Louise Perrier 90 ans :
« Il y avait beaucoup de chevaux accompagnant les troupes allemandes, les soldats se sont rafraîchis dans la rivière. Mon père a été emmené. L’officier a affirmé procéder de la sorte, dans chaque village occupé. »
Charlotte Château 87 ans :
« L’occupant a permis aux hommes de prendre la paille, de la mettre dans les travées de l’église, afin de faire un matelas sommaire. Les sentinelles surveillaient les prisonniers. Nous avons eu peur pour mon papa. Ils ont été libérés à l’aube. »