Les toitures polychromes en Bourgogne du XIV e au XX e siècle Catherine Baradel Vallet

Catherine Baradel-Vallet, originaire de Fontaine-Française, est l’auteure d’une thèse de doctorat de l’Université de Bourgogne, sous la direction de Jean Rosen, soutenue en 2007. Des travaux de recherche de Catherine Baradel-Vallet pour sa thèse sur “Les toitures polychromes en Bourgogne du XIV e au XX e siècle” est né le livre Les Toits polychromes en Bourgogne -Huit siècles d’histoire, paru récemment aux Éditions Faton et préfacé par François Patriat. Nous avons rencontré l’auteure. Pourquoi vous êtes-vous intéressé aux toits bourguignons ?
« Je me suis intéressée aux toits polychromes à la suite de ma maîtrise d’histoire de l’art portant sur l’architecture au XV e siècle, période d’épanouissement en Bourgogne des terres cuites architecturales et notamment des tuiles vernissées. J’ai ensuite approfondi mes recherches en prenant ce sujet d’étude pour ma thèse de doctorat. »
Quelles sont les particularités des toits bourguignons ?
« Les tuiles vernissées (c’est-à-dire glaçurées au plomb) utilisées en Bourgogne jusqu’en 1850 étaient plates rectangulaires avec un bord inférieur coupé en ­biseau pour limiter les lignes d’ombre qui cassent les motifs réalisés. Les couleurs utilisées étaient le noir, le vert, le jaune et le brun-rouge. À partir de la révolution industrielle, toutes les formes de tuiles ont été utilisées. »
Des toits du canton de Fontaine-Française vous ont-ils inspirés ?
« Il n’y a que peu de toitures polychromes relativement anciennes visibles autour de Fontaine-Française. On peut citer le château de Beaumont-sur-Vingeanne, une maison à côté de la boulangerie de Saint-Seine et, à Bèze, quelques maisons et l’orangerie de l’ancienne abbaye. Toutes ces toitures ont été réalisées autour de 1900, celle de Beaumont succédant à une couverture à motifs de chevrons jaunes et noirs du XVIII e siècle. L’architecture européenne de la période 1870-1914 a, en effet, été marquée par un goût très vif pour les briques, tuiles et carreaux (muraux ou de sol) glaçurés et la Bourgogne a largement souscrit à cette mode. Les témoignages écrits et archéologiques montrent pourtant que les toits colorés étaient déjà bien présents dans le paysage du XVI e siècle, sur les bâtiments Renaissance du château de Fontaine-Française, l’église de Saint-Seine et l’ancien château fort de Beaumont. »

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