Toute une vie à la scierie à Bèze

Bèze est un village au riche passé industriel. Son patrimoine chargé d’histoire est rendu vivant par les témoignages.
Outre la « Grande Tuilerie de Bèze » créée en 1835 et son usine métallurgique, Jean Chambrette fonda, vers la fin du XIXème siècle, une scierie entre la cure et la rivière, sur un terrain auparavant cultivé. Elle fut d’abord actionnée par une machine à vapeur, puis par un moteur diésel et enfin par un moteur électrique. Elle occupait une dizaine d’ouvriers.
En 1902, monsieur Chambrette vendit sa scierie à un ingénieur, Paul Brandt, ainsi que son usine métallurgique. Bèze avait alors 1007 habitants. La scierie s’élevait à l’arrière de la cure. Ce bâtiment était flanqué d’un entrepôt et d’un logement.
La scierie a connu une longue histoire. « Entre les deux guerres, la scierie changea d’exploitant, Jean Baptiste Chainard devient locataire du terrain à la fin des années 20 et monte la scierie telle qu’elle sera jusqu’en 1946. La société Rochère de 1928 à 1955, dont Félix et Abel Voizenet étaient les gérants, puis la Société Bourguignonne des Bois se sont succédé. Cette dernière a géré la scierie de 1955 à 1969. La liquidation a été prononcée en 1977. La scierie cessa toute activité en 1978. Le matériel à cette date fut démonté et vendu. Entre temps, A cette époque s’est installé monsieur Zonca menuisier.
La scierie était construite en bois au départ, le hangar de séchage, unique vestige de la scierie date de 1928. La scierie a brulé en 1946, elle a été reconstruite en dur.
Les grumes venaient des bois de Bèze et d’ailleurs. Ces bois venaient de tout le département, Is sur Tille, Montigny sur Aube, ou de la vente des bois de Beaune. Les grumes étaient transformées pour fabriquer des planches, des traverses et des plots à l’époque de la Société Bourguignonne des Bois. Les traverses de bois partaient par la gare de Bèze.
La scierie comptait 40 employés en 1947-48 et 25 employés à l’époque la Société Bourguignonne des Bois. La majorité des employés était de Bèze, cependant des ouvriers originaires de Turquie, Tunisie ou du Portugal y ont travaillé. Parmi les employés il y eu : André Hansberque, Emile Bourgeois, Alfred Bechtold, André Muller, André Uréma, Pierre Mercier, monsieur Laurent, Pierre Tamisier, Pierre et André Voizenet le contremaitre. » : précisent Yvette et Marie Louise Voizenet habitantes de Bèze, connaissant très bien l’histoire de la scierie.
La commune, propriétaire du terrain, en repris possession en 1991. La municipalité a vendu le terrain et la cure à un particulier en 1995 Le conseil municipal souhaite réhabiliter les locaux de l’ancien presbytère acquis par la municipalité en 2012 pour la somme de 350 000 €

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