Portes ouvertes au GVC

Les 3 et 4 août se dérouleront les portes ouvertes du Grand Vignoble Chanitois. Au programme de ce weekend, le lancement de deux nouveaux produits : Bulles Griottes et Bulles des Dieux, la dégustation de vieux millésimes, des visites guidées du vignoble, des vols en montgolfière au-dessus des vignes (sur réservation). Les métiers de bouche seront invités pour un marché artisanal organisé dans la cuverie. L’évènement : « Musique en vigne » se déroulera, des orchestres vont tourner dans les vignes sur les deux jours pour la plus grande joie des visiteurs. Une restauration est possible sur réservation, un barbecue sera organisé dans les vignes pour les personnes qui le désirent. Le groupe folklorique : « Les Compars de Chanitte » se produira lors des portes ouvertes au GVC le samedi 3 août en milieu d’après-midi. Les trompes du « Rallye du Joli Bois » animeront ces 2 journées. Une démonstration du travail de la vigne avec le cheval sera visible également. Une exposition de matériel agricole sera mise en place.
Les portes ouvertes auront lieu de 10 à 19 heures les 3 et 4 août prochains
Infos au 03.84.67.65.09

Une pièce de théatre particpative : A table !

« A table ! » est une pièce jouée par l’atelier de théâtre adulte, et mise en scène par Juliette Pourquery de Boisserin. Elle a été produite chez Geneviève et José Bernoux pour sa denière représentation du mois de juillet vendredi.
Juliette Pourquery de Boisserin est docteur ès Lettres, auteur, metteur en scène, membre de la compagnie Lumière d’aout. « Lumière d’aout est un collectif des six auteurs dont je fais partie avec Laurent Quinton. Ce collectif met en œuvre un travail d’écriture et un travail de plateau qui se nourrissent en permanence afin de trouver les mots les plus justes pour que les écritures résonnent et deviennent vivantes dans l’espace public. Les spectacles se jouent en divers lieu. ». Les textes de Juliette Pourquery de Boisserin ont été publiés en volume ou en revue et mis en scène au Festival d’Avignon, à Rennes et à Brest également. Au cœur du bourg chanitois, elle anime des ateliers de théâtre auprès d’adultes et d’adolescents depuis 2010.
« A table ! » est le spectacle qu’elle a créé spécialement avec et pour l’atelier amateur adulte. Les acteurs ont fait participer le public à cette pièce consacrée à la représentation d’une situation simple, et quotidienne. Dans une cuisine, des femmes fantasment leur vie plate et sans relief. La parole traverse les souffrances intimes de ces femmes qui cherchent à dépasser l’état simple de survie. Avec humour, légèreté ou gravité, elles questionnent leur immobilité et cherchent le sens de ce qu’elles vivent.
Cette pièce écrite d’après des textes de Juliette Pourquery de Boisserin, Marguerite Duras, Jules Barbier, et Frédérich Nietzche a été jouée par Virginie Couturier, Jérémie Grappotte, Pascal Henriot, Françoise Lamy, Geneviève Michel, Claudine Roblez et Chantal voisin.
Cette pièce sera jouée à la rentrée en d’autres lieux et ailleurs.

Le talent s’invite à Champlitte

Le talent s’invite à Champlitte

Maryse Charnotet, artiste peintre grayloise, exposera ses toiles sur le thème : » Couleurs et féminité » à l’office de tourisme de Champlitte. Langroise de naissance, retraitée de l’enseignement, ancienne directrice d’école, Maryse Charnotet âgée aujourd’hui de 80 ans, a depuis sa cessation d’activité, donné libre cours à sa passion, la peinture.
Éprise de dessin depuis sa prime jeunesse, mais sa profession d’enseignante ne lui laissant que peu de temps libre ; elle se remit à la peinture dès sa retraite, mais n’expose que depuis quelques années. Elle a fait ses armes à l’école de peinture d’Arc les Gray avant d’y donner des cours,
A l’aise dans tous les registres (huile, acrylique, aquarelle, pastel), elle s’est enfin décidée à exposer. Son travail pointe différentes méthodes et des thèmes très variés. »J’expose à Champlitte des huiles et des acryliques et un pastel »: précise Maryse Charnotet.
Même si son univers actuel est plutôt orienté autour des nus et des silhouettes de femme, elle sait aussi donner dans la diversité puisqu’elle aborde tous les sujets (fleurs, danseuses, paysages et art abstrait). Les nus féminins sont toutefois pour l’heure son registre préféré.
Après avoir exposé de nombreuses fois en Haute-Saône, elle a fait connaître ses œuvres très colorées, nées d’un travail patient et diversifié, en Haute-Marne.
Ses tableaux ayant été remarqués par les responsables de l’Association « Remparts », elle a été invitée à participer en mai 2012 à l’exposition « Art et Ballade en pays de Langres », événement incontournable du printemps Haut-Marnais regroupant des artistes de renommée nationale et internationale.
En juillet 2012, elle a participé à plusieurs expositions : « Peinture en fête » à Marnay (70), exposition personnelle, « Aux voûtes » à Pesmes et au « 37eme Salon de peinture et sculpture » de Bourbonne les Bains, salon ouvert à une centaine d’artistes professionnels et amateurs. C’est là qu’elle a eu la joie et l’heureuse surprise d’être distinguée par le jury qui lui a décerné la médaille d’argent de l’exposition 2012.
Elle a par ailleurs été l’invitée d’honneur du Onzième Salon des Peintres et Artistes de Rigny (70) les 10 et 11 novembre 2012.
Cette année, après avoir à nouveau exposé à Bourbonne les Bains, au « Centre Borvo « , du 23 juin au 21 juillet ainsi qu’à la « Salle des voûtes de Pesmes », du 28 juin au 5 juillet, elle présentera quelques unes de ses œuvres à l’Office du Tourisme de Champlitte, du 23 juillet au 10 août, du mardi au samedi, de 9 heures à 12h30 et de 13h30 à 18 heures (entrée libre). Infos au 03.84.67.67.19.

Saint-Maurice-sur-Vingeanne : la justice des seigneurs

La Romagne, aujourd’hui un hameau de Saint-Maurice, était autrefois une commanderie des Templiers, fondée vers 1144. Ceux-ci avaient le droit plein et complet de rendre la justice.
Les commandeurs des Templiers de La Romagne avaient le droit de haute, moyenne et basse justice. Leurs successeurs, à partir de 1327, les chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem étaient également dotés de ce droit. « Les commandeurs étaient de puissants seigneurs et leur autorité était d’autant plus respectée qu’ils appartenaient à un ordre religieux », soulignent Yvette et Xavier Quenot dans leur ouvrage La Commanderie de La Romagne aux XVIe et XVIIe siècles.

Les commandeurs de La Romagne étaient souvent en procès avec les habitants de Saint-Maurice dont ils étaient les seigneurs. Afin de montrer leur autorité aux villageois qui avaient défié leur seigneur en voulant fortifier leur église pour se protéger au XVe siècle, le commandeur des chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem de La Romagne, qui était alors Pierre de Bosredon (commandeur de 1458 à 1511, conseiller de Louis XI, qui fit édifier ces fortifications), n’hésite pas à exercer la haute justice dans les lieux qui dépendent de son autorité.
Jacob le Loup au gibet

« Lors d’une information sur les droits de justicier des commandeurs de La Romagne, en juillet 1527, un habitant de Courchamp, Antoine Gauthier, âgé de 60 ans ou environ, évoque ses souvenirs, il dit savoir que le commandeur de La Romagne est seigneur, haut justicier, bas et moyen de Saint-Maurice et se souvient qu’il a vu détruire, pendre et étrangler au signe patibulaire de justice de Saint-Maurice, Jacob le Loup de Broie-les-Loups, à la poursuite des officiers de feu noble seigneur frère Pierre de Bosredon, alors commandeur de La Romagne et seigneur dudit Saut Maurice », rapportent Yvette et Xavier ­Quenot dans leur ouvrage.

Les fourches patibulaires de justice (gibet constitué de deux colonnes de pierres ou plus, sur lesquelles reposait une traverse de bois horizontale) étaient situées sur la voie des Fourches, près de la croix des Fourches, vers le chemin menant à Chaume, face à La Romagne.
Selon la tradition orale, une croix provenant des fourches patibulaires de ­justice aurait été érigée en réemploi à Saint-Maurice-sur-Vingeanne, allée de la Croix, en limite de deux propriétés. Sur une de ses faces figure une croix templière, sur l’autre figure un ­soleil.