« Le stade » du miroir

DSCN0135« Le stade » du miroir
Bruno Girard travaille à une œuvre appelée “Stade” -un dispositif avec cinq grands miroirs -qu’il souhaite exposer au Brésil pendant les pendant les jeux Olympiques de Rio en 2016

Bruno Girard, artiste bourguignon originaire de Montigny, travaille actuellement à une œuvre appelée “Stade ”. Cette installation a été déjà été mise en place dans une exposition en 2009, à la médiathèque Champollion à Dijon. Bruno Girard a eu l’idée de la reprendre et de la mettre en place sur le square Clemenceau, à Dijon également, en 2012. Actuellement, il réalise un essai à Montigny. Cette installation est composée de cinq miroirs.

Bruno Girard a rencontré des limites techniques avec les miroirs du commerce ; des problèmes de luminosité, de teinte et de planéité sont apparus. Il s’est rendu au centre de recherche de l’entreprise Saint-Gobain, qui a été intéressé, et a pu suggérer toutes les solutions techniques. L’entreprise s’est proposé de donner deux jeux de cinq grands miroirs coupés et livrés, ce qui représente un cadeau pour l’artiste de plusieurs milliers d’euros.
Jeu de reflets

L’installation est conçue comme un jeu visuel, une sculpture avec ombres et lumières jouant à cache-cache. Par un jeu de reflets, la personne qui se trouve au cœur de l’installation se voit de dos et se voit passer devant soi. “Stade” est un clin d’œil aux jeux Olympiques avec la notion de stade olympique. Le stade est une unité de longueur antique et la notion de mesure est très importante pour cette installation. « La notion de stade du miroir est abordée. Le stade du miroir est un terme utilisé par plusieurs psychologues et psychanalystes, notamment par Jacques Lacan, qui a contribué à introduire cette notion. Cette réflexion cherche à préciser comment la conscience de soi se crée et fonctionne. Lacan est très populaire au Brésil », précise Bruno Girard.

« Cette œuvre vient également en résonance avec le travail de l’anthropologue Claude Lévi-Strauss, père du structuralisme, auteur de Tristes Tropiques, qui a travaillé sur les indiens Bororos du Brésil et est enterré à Lignerolles, dans le Châtillonnais, où il possédait une propriété. Claude Lévi-Strauss était membre d’honneur de l’Académie des sciences, arts et belles-lettres de Dijon, il fait le lien entre la Bourgogne (où a été créé Stade) et le Brésil (où l’œuvre pourrait être exposée) », ajoute l’artiste.

L’œuvre de Bruno Girard, qui sera présentée en contrepoint aux jeux Olympiques, se réfère au travail de Lévi-Strauss dénonçant la monoculture et la mondialisation avant l’heure, par le biais d’un questionnement sur la place de l’homme dans le monde.

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