Bourberain

« Bourberain 348 habitants, canton de Fontaine-Française.
Le village mentionné dès le IX ème siècle sous le vocable de « Burbrenensis finis », devient sous l’impulsion de moines de Bèze, « Villa Burburena ». Les fils du seigneur de Mirebeau, Pierre de Montsaugeon, créent en 1130, une grange appelée Notre Dame de Theuley. Ce qui n’empêche pas la tradition de dire que les habitants du bourg seraient peut-être d’origine germanique. D’aucuns l’affirment, pour preuve, le patois de Bourberain permettait de se faire comprendre des allemands durant la seconde guerre mondiale ! A la sortie sud, la chapelle Saint Roch fut construite par les habitants pour se protéger des maladies (dont le choléra) qui s’approchait de la commune. Elle remplaça un premier édifice bât au XVIème siècle pour se préserver de la peste. L’église XVIème, remaniée au XIX ème, se fait remarquer avec son horloge placée, dans un curieux chien-assis, sa tourelle ronde d’escalier et ses peinture murale XIX ème. De son côté la mairie dispose toujours de sa cloche. Le portail monumental du cimetière justifie aussi le coup d’œil.
Dans la forêt de Velours, d’importants vestiges de constructions et puits font supposer la présence d’une ancienne villa disparue baptisée d’Antua (ou parfois, ville gallo-romaine de l’Etoile d’Antua), L’amonite (-7mètres), trous du haut 1 et 2, les Entonnoirs 1, 2, et3 près du trou Voizenet, Trou Marignan à côté du Creux du Diable, Hamlet, Trou des Vautours, JR 1 et JR 2, Trous RL (-21 mètre)et MV1(-15 mètres), Trous Caumont etc…La forêt de Velours fut aménagée au débit du XXème siècle, notamment pour la vénerie. Vingt –quatre carrefours appelés les « étoiles » sont établis. Aglaé de Choiseul-Gouffier, duchesse de Saulx-Tavannes donna son nom à l’Étoile de la duchesse. Dans cette clairière on trouve un ensemble de constructions bâties en 1820, s’inspirant de la bergerie de Marie-Antoinette à Versailles. Des scènes du film de Philip Kaufmann « L’insoutenable légèreté de l’être » avec Juliette Binoche, y ont été tournées. Le Creux du Diable, vaste entonnoir creusé dans le sol, fut certainement formé par un évènement souterrain. Pourtant, on raconte qu’un baron de Lux chassant un jour de Noël (ou de Pasques), fut englouti avec son escorte dans ce gouffre ouvert puis refermé par le Diable. La voie de Brunehaut qui traverse la région franchit un gué réputé si dangereux qu’on menaçait d’y jeter les vilains enfants. Près de l’étang Baudin se trouvait une place forte. A proximité, la ferme de Mandinet était autrefois un moulin à eau sans doute alimenté par cet étang, comme en témoigne encore une meule posée dans la cour et un ancien canal. » : André Beuchot « Curieux de Côte d’Or » France Bleu Bourgogne

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