Une salle pédagogique neuve

IMG_0799Une salle pédagogique neuve

La nouvelle salle pédagogique du musée des Arts et traditions populaires vient de naître dans l’aile gauche du bâtiment départemental. Un espace accueillant à souhait pour développer des activités manuelles ou artistiques.

Inaugurée jeudi dernier par les élèves de l’école élémentaire de la cité après une visite dans le musée, cette salle était devenue fonctionnelle depuis quelques heures seulement. Le mobilier venait d’être installé la veille tout comme le cirage du parquet.

Cette première visite ciblait l’intérieur commun à la ruralité au début du siècle dernier, la pièce unique où la vie prenait place. Du petit déjeuner au coucher, avec des éléments caractéristiques de l’époque : les lits où l’on s’entassait à plusieurs, le salage et le fumage d’aliments, les bols en bois de différentes tailles, lieu aussi de veillées … La salle de classe, son mobilier, ses accessoires d’un autre temps étonnent les élèves d’aujourd’hui. La première utilisation de la salle pédagogique leur aura permis de se frotter à l’écriture avec la plume et l’encrier. Activité au cours de laquelle les plus agiles auront à peine tâché leurs doigts.

Le partenariat entre le musée et les écoles est ainsi toujours d’actualité. L’institution départementale joue son rôle de transmission de patrimoine à des fins d’études et d’éducation.

Les plus agiles auront à peine tâché leurs doigts.

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Vingtième édition du festival de guitare

olly retournacVingtième édition du festival de guitare

Il y a 20 ans, quelques musiciens de la région grayloise mettaient sur pied une soirée guitare. Avec les moyens limités du bord, une sono de fortune et un public prêt à pardonner les errances de ce premier festin musical.… Bien des rides plus tard, et soutenu par un certain entêtement à présenter une qualité instrumentale, l’événement guitare fêtera le 28 mai 2016, sa 20ème édition.

Le programme est enfin bouclé. Fingerstyle, blues acoustique, jazz manouche seront en accord pour souffler les vingt bougies. Depuis cinq ans, la cité chanitoise propose de découvrir des artistes au talent reconnu sur la scène hexagonale, voire plus. L’artiste acoustique Olivier Giry en sera la tête d’affiche. Il interviendra la veille à l’école pour présenter sa vision de l’instrument et de la musique en général, avant de montrer son savoir faire lors d’une masterclasse. Le lendemain. Auteur de plusieurs albums, ses compositions ont été ovationnées par les critiques dans les magazines et webzines français et étrangers. Alain Giroux est en France, un pionnier de la guitare blues acoustique. Auteur d’une quinzaine de disques, de méthodes et de vidéos pédagogiques, il a joué longtemps avec l’harmoniciste Jean-Jacques Milteau. Il se produira lors de la soirée concert. L’événement sera clôturé par « Guitar Swing Quartet », formation franc-comtoise, véritable cocktail bienfaisant du swing et des musiques populaires des années 20 à 50, guitares, accordéon et contrebasse faisant bon ménage.

Le festival de guitare de Champlitte est organisé par l’association « Les Amis de l’école » avec la bienveillance de la municipalité de Champlitte, du conseil départemental, de la CC4R et de partenaires annonceurs de la région grayloise.

Paray le Monial et le Brionnais

Paray_basilique_exterieurParay le Monial et le Brionnais
« Un peu loin à l’ouest, les églises du Brionnais racontent aujourd’hui encore l’architecture et la sculpture caractéristique de Cluny.
La principale étape sera forcément Paray le Monial, ville monastique qui s’est développée à l’ombre d’un prieuré clunisien. Sa basilique romane, aujourd’hui placée sous le vocable du Sacré-Cœur, donne une image complète, bien que de dimensions, de ce que fut Cluny. On retrouve ici l’élévation à trois étages et le jeu de lumière entrant par les fenêtres hautes, particulièrement subtil dans le chœur. A la solennité de la basilique répond la paix du cloitre adjacent, reconstruit au XVIIème siècle, mais en parfaite harmonie avec l’église. Le musée du Hiéron dédié à l’art sacré (dont le célèbre troisième d’Anzy le Duc), est le prolongement naturel de sa visite.
Si la basilique de Paray semble peu ornée de sculptures, en fait, son portail nord est un joli exemple d’ornementation romane, même en l’absence de tympan figuratif, celle-ci se trouvent à profusion dans de nombreuses autres églises de cette région fortement marquée par la présence de Cluny.
L’église Saint Hilaire de Semur en Brionnais, où l’on retrouve, chose insolite, la tribune en encorbellement au-dessus du portail occidental qui existait à Cluny, se dresse à l’ombre du donjon qui vit naitre le futur saint Hugues.
Si les sculptures de ce portail témoignent du déclin de l’art roman après le milieu du XIIème siècle, celles de Saint Julien de Jonzy non loin de là, sont l’expression d’un dernier flamboiement, quasi baroque, de la sculpture romane à la même époque. Les deux tympans reprennent le thème, cher à Cluny, du Christ en gloire dans la Mandorle, portée par deux anges aux ailes déployées. Le même thème se trouve à Anzy le Duc, resté pourtant hors de la mouvance clunisienne, ainsi qu’à l’église paroissiale voisine de Montceaux l’Étoile.
Au total, ce petit pays Brionnais recèle à lui seul, une trentaine d’églises et de chapelles entièrement ou partiellement romanes, qui font l’objet d’un circuit touristique balisé. Plus au nord en Charolais, Perrecy les Forges, Mont Saint Vincent et Gourdon sont les édifices phares d’une profusion d’églises romanes qui restent pour la plupart à découvrir, tandis que le prieuré clunisien de Charolles a déjà trouvé une nouvelle jeunesse. »

Cluny, phare du Moyen Age

cluny-vestiges-d-une-abbaye-dvdbramhall-flickrCluny, phare du Moyen Age
« Un seul clocher se dresse encore, élégant et solide à la fois, dans le ciel bourguignon, témoin impressionnant de la grandeur et du déclin de l’abbaye qui fut la plus grande, la plus influent, la plus prestigieuse du Moyen-Age.
L’abbaye de Cluny, fondée en 910, devait son rayonnement à la rigueur dans l’observance de la règle bénédictine, qui lui permit de soumettre à son autorité, au faite de sa gloire, plus d’un millier de maisons comptant plus de 10 000 moines, de l’Angleterre, à l’Italie, et de la péninsule jusqu’au cœur de l’Allemagne .
L’abbaye fut également servie par les fortes personnalités et la longévité de ses premiers abbés. Le sixième d’entre eux, Hugues, originaire de Semur-en Brionnais, fit reconstruire l’abbatiale qui devait rester, jusqu’au XVI ème siècle, la plus grande abbatiale de la chrétienté avec 5 nefs et un grand narthex, un double transept et un chœur auréolé de chapelles rayonnantes, trente mètres de hauteur pour la voute de la nef centrale et davantage encore pour les coupoles sous le clochers, elle offrait un somptueux écrin à la plus fastueuse des liturgies.
Ici, la beauté et la richesse du chant grégorien rivalisaient avec celles du décor sculpté et peint. Les papes, les rois et les empereurs, étaient des hôtes réguliers de ce haut lieu de la spiritualité, mais aussi des arts et de la pensée, y compris dans le domaine politique. A peine un dixième-mais quel dixième !- de l’église ainsi que de nombreux bâtiments monastiques témoignent du rayonnement de ce « phare du Moyen-Age » qui allait s’éteindre après l’évènement des cisterciens et des nouveaux ordres mendiants, si bien que son enveloppe de pierre put être en grande partie démolie après la Révolution Française, à une époque où la notion de monument historique naissait à peine.
Malgré les démolitions, la visite approfondie de Cluny et le circuit à la découverte de nombreux édifices représentatifs du style de Cluny offriront surprises et enchantements à qui saura se laisser tenter.
Le visiteur de Cluny n’oubliera ni le Farinier de l’abbaye, où sont exposés les chapiteaux du chœur de l’abbatiale, ni le musée de la ville, qui abrite d’innombrables éléments sculptés provenant de l’église et de maisons romanes de la ville, formant un gigantesque puzzle de pierre. La présentation d’images de synthèse de l’église permet de mesurer ce que furent vraiment Cluny et son église disparue.
Une image colorée et vivante de l’art et du faste clunisiens est donnée par la chapelle, toute proche, de Berzé la Ville où se trouvait la résidence d’été des abbés de Cluny. Reconstruite également sous l’abbé Hugues, elle est contemporaine de Cluny III et possède encore « témoignage rarissime-son décor peint dans le même style qui prévalait alors à Cluny. Le grand Christ en gloire sur fond bleu, entouré des apôtres, est tout à fait représentatif d’un raffinement hérité de Rome. Ces édifices de dimensions modestes est entouré et de l’un des paysages les plus beaux de Bourgogne.

404e édition de la saint Vincent : le vendredi 22 janvier

DSCN9999404e édition de la saint Vincent : le vendredi 22 janvier
Chaque année depuis 1612, Champlitte fête Saint-Vincent, le protecteur des vignerons.

Les origines religieuses s’effacent peu à peu devant les traditions populaires, mais cette fête continue tout de même de respecter un rituel quasiment immuable depuis le XVIIème siècle.

Champlitte était autrefois très réputée pour ses vignobles. Une épidémie de phylloxéra détruisit malheureusement toutes les vignes au XIXème siècle.

Il fallut attendre la fin du XXème siècle pour que les vignerons fassent leur retour dans la commune. Bien que moins célèbre qu’auparavant, les vins de Champlitte sont malgré tout très appréciés.

La fête de la Saint-Vincent est l’occasion de rappeler le riche passé viticole de la cité, et de mettre en valeur son patrimoine humain, culturel et architectural.

Comme autrefois, l’évènement débute par une procession en costumes traditionnels, qui suit le même parcours depuis quatre siècles. La Grand-Messe, les bénédictions de Saint-Vincent, le couronnement des « épousés » respectent également un rituel immuable.

Dans la seconde moitié au 20ème siècle sont toutefois apparues de nouvelles traditions sous l’initiative d’Albert Demard, le fondateur du Musée des Arts et Traditions populaires de Champlitte.

À l’occasion de la Saint-Vincent, des « colliers des Houes d’or » sont en effet remis aux personnes œuvrant pour la promotion de Champlitte et de la Haute-Saône en général.

Un groupe folklorique créé par Albert Demard assure en outre l’animation de cette journée avec des chants et des danses traditionnels.

Tournus, la marche vers la lumière

Tournus« Saint-Philibert de Tournus est plus ancienne des grandes romanes de Bourgogne. Son immense façade, percée de rares ouvertures, témoigne des temps mouvementés qui l’ont vu naitre. Par le narthex obscur, on pénètre dans la nef, extraordinairement lumineuse à de grandes baies, empreinte de sérénité. La maçonnerie apparente des murs et des hautes piles rondes donne à l’édifice un caractère à la fois archaïque et très moderne. Le déambulatoire, la crypte, la chapelle Saint Michel située au dessus du narthex offrent au visiteur une succession de coups d’œil et d’atmosphères. La paix chaleureuse du cloitre lui fera retrouver, non sans émerveillement, le monde extérieur, dans une atmosphère déjà méridionale. »

Au commencement était la pierre

carrieres_2005_20« Un peu partout, dans les châteaux et dans las villages comme dans des sites monastiques à l’écart du monde, surgissent des églises et des chapelles construites en pierre, était avec une densité telle que les hommes de cette époque pourtant pauvre en moyens de communication, s’en émerveillent : ils ont l’impression que la Chrétienté se couvre d’une blanche robe d’église, comme écrit le moine chroniqueur dijonnais Raoul Glaber. Les exemples de ce premier art roman sont particulièrement nombreux en Mâconnais.
D’Ozenay à Saint Vincent-des–près en passant par Uchizy ou par Blanot, on rencontre ces édifices modestes construits de pierre calcaire, dans ce « petit appareil » qui accroche la lumière. Leurs clochers élancés contrastent avec les nefs trapues, souvent couvertes de laves.
L’église Saint-Martin de Chapaize en est l’un des exemples les plus intéressants, avec ses piles rondes maçonnées, son chevet très soigné, son élégant clocher légèrement pyramidal. Cette église s’apparente à Saint Philibert de Tournus, mais aussi disparue de Cluny II.
Non loin de Chapaize, Brancion, pittoresque nid d’aigle perché sur un promontoire sur la route de Cormatin à Tournus possède également une église romane. Cet édifice d’une grande sobriété, décoré de peintures murales, forme un ensemble harmonieux avec les halles médiévales et les maisons du vieux village que domine le donjon du château fort. »