404e édition de la saint Vincent : le vendredi 22 janvier

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Chaque année depuis 1612, Champlitte fête Saint-Vincent, le protecteur des vignerons.

Les origines religieuses s’effacent peu à peu devant les traditions populaires, mais cette fête continue tout de même de respecter un rituel quasiment immuable depuis le XVIIème siècle.

Champlitte était autrefois très réputée pour ses vignobles. Une épidémie de phylloxéra détruisit malheureusement toutes les vignes au XIXème siècle.

Il fallut attendre la fin du XXème siècle pour que les vignerons fassent leur retour dans la commune. Bien que moins célèbre qu’auparavant, les vins de Champlitte sont malgré tout très appréciés.

La fête de la Saint-Vincent est l’occasion de rappeler le riche passé viticole de la cité, et de mettre en valeur son patrimoine humain, culturel et architectural.

Comme autrefois, l’évènement débute par une procession en costumes traditionnels, qui suit le même parcours depuis quatre siècles. La Grand-Messe, les bénédictions de Saint-Vincent, le couronnement des « épousés » respectent également un rituel immuable.

Dans la seconde moitié au 20ème siècle sont toutefois apparues de nouvelles traditions sous l’initiative d’Albert Demard, le fondateur du Musée des Arts et Traditions populaires de Champlitte.

À l’occasion de la Saint-Vincent, des « colliers des Houes d’or » sont en effet remis aux personnes œuvrant pour la promotion de Champlitte et de la Haute-Saône en général.

Un groupe folklorique créé par Albert Demard assure en outre l’animation de cette journée avec des chants et des danses traditionnels.

4 commentaires sur “404e édition de la saint Vincent : le vendredi 22 janvier

  1. Promis, joues et nez rougis, sur la place des Halles bondée, n’étaient pas le fait de la dernière cuvée chanitoise. L’immuable saint Vincent espérait voir le soleil percer ce frimas qui rappelait l’édition 2014, il l’a retrouvé dans son cœur. Le sabot rendu hésitant sur une chaussée que le gel de la nuit avait parfois rendue glissante, le cortège a continué à avancer. Sans broncher ni prendre une ride. Répété, année après année, l’exploit de cette fête fraternelle est manifeste.

    Hier, elle a réuni plus de 2.000 personnes, fait vibrer (lire par ailleurs) Champlitte et ses alentours. Juste récompense pour l’abbé Jean-Christophe Demard, témoin du temps. « Moi aussi, comme vous, en 1946, j’étais petit serveur, vêtu de rouge », souriait-il, au cours de la liturgie. Comme un symbole justement, elle avait été précédée par le couronnement des épousés, Mathéo et Callie, deux jeunes Chanitois membres du groupe folklorique. « En attendant de vivre sa 70e édition en janvier prochain, le maître de cérémonie avait, enfoui au fond de lui, un message central. « La culture traditionnelle partagée est une chance. Si elle est un repli sur soi, elle est un risque ». Vous avez dit paroles de circonstance ?

    On touchait là à l’existence même de la Saint-Vincent, « qui n’est pas la fête du vin, même si la confrérie est à l’origine du renouveau de la vigne. Elle est d’abord la fête de la fraternité dans la diversité des pensées, des engagements et des cultures ». Même si l’on y est désormais habitué, quel meilleur clin d’œil que cette sublime lecture du célèbre « I have a dream » de Martin Luther King, par une jeune missionnaire ? Hier, elles étaient venues, en nombre et de si loin (Vietnam, Congo, Kenya, Cameroun, Burkina Faso, Éthiopie, États-Unis ou Mexique). Au bout du chemin, la découverte de la pureté chanitoise, sa ferveur. Son folklore, initié par la « Chibreli », cette danse qui fit rappeler aux Compars d’aujourd’hui, que leurs aînés vignerons enchaînaient jadis sept jours de fête. On imagine le plein de vitamines, en tout genre, effectué avant la reprise du travail de la vigne.

    « Cette vigne nous fait entrer dans une histoire. Il faut tailler, parfois savamment et sévèrement, pour qu’elle produise un vin de qualité. Il faut aussi la protéger contre les attaques diverses : c’est l’image de la vie ». L’allégorie en cachait presque une autre. Jean-Christophe Demard, toujours autant attaché à la présence d’une jeunesse, peut-être retenue pour une part par le froid ambiant, doit être certain d’une chose ce matin : à Champlitte, où tous les villageois s’étaient encore pliés en quatre pour confectionner gaufrettes, beignets ou pains d’épices, l’immense moment de partage n’est pas près de s’éteindre. »

    Textes : Maxime CHEVRIER Photos : Bruno GRANDJEAN : L’ Est Républicain

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  2. « Fêtée pour la première fois simultanément à l’autre bout de la Terre, à San Rafael, cité mexicaine jumelée avec Champlitte et notre département, la Saint-Vincent a sans doute quelque peu souffert du froid sévissant dans nos contrées. » La Presse De Gray

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  3. « Des bourguignons ont fêté saint Vincent à Champlitte

    La 404e édition de la saint Vincent :a eu lieu à Champlitte, le vendredi 22 janvier. Chaque année depuis 1612, Champlitte fête Saint-Vincent, le protecteur des vignerons. C’est une fête à la fois populaire et spirituelle. Des bourguignons ont fêté saint Vincent à Champlitte.
    Beaucoup parmi eux, viennent des villages, de Côte d’Or proches de Champlitte, et apprécient cette tradition à la fois populaire et spirituelle. Eric Challand de Sacquenay témoigne :  » C’est la première fois que je viens. Je suis attaché aux traditions. J’aime bien que ces traditions soient maintenues. C’est un lieu pour rencontrer du monde. »
    Sylviane et Roger Apert, de Chevigny Saint Sauveur, étaient présents à la saint Vincent, Sylviane est originaire d’Orain et Roger est originaire de Saint Maurice sur Vingeanne, ils ajoutent :  » Nous avons assisté à une belle messe, de multiples nations étaient représentées. C’est également une occasion de rencontrer des gens de notre secteur. Nous avons l’occasion de déguster des vins de Champlitte. Nous pouvons apprécier les danses folklorique des Compars de Chanitte. »
    Françoise Constantin de Pouilly sur Vingeanne et Yolande Beugnot de Saint Seine sur Vingeanne, précisent :  » Nous avons assisté à la bénédiction de la statue de saint Vincent, nous allons déguster l’andouille de Champlitte préparée par les frères Desgrez. Nous finissons le soir, avec la soupe à l’oignon. Nous passons une bonne journée à Champlitte. »
    Tous estiment avoir passé un bon moment. »
    texte envoyé au BP

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