Cluny, phare du Moyen Age

cluny-vestiges-d-une-abbaye-dvdbramhall-flickrCluny, phare du Moyen Age
« Un seul clocher se dresse encore, élégant et solide à la fois, dans le ciel bourguignon, témoin impressionnant de la grandeur et du déclin de l’abbaye qui fut la plus grande, la plus influent, la plus prestigieuse du Moyen-Age.
L’abbaye de Cluny, fondée en 910, devait son rayonnement à la rigueur dans l’observance de la règle bénédictine, qui lui permit de soumettre à son autorité, au faite de sa gloire, plus d’un millier de maisons comptant plus de 10 000 moines, de l’Angleterre, à l’Italie, et de la péninsule jusqu’au cœur de l’Allemagne .
L’abbaye fut également servie par les fortes personnalités et la longévité de ses premiers abbés. Le sixième d’entre eux, Hugues, originaire de Semur-en Brionnais, fit reconstruire l’abbatiale qui devait rester, jusqu’au XVI ème siècle, la plus grande abbatiale de la chrétienté avec 5 nefs et un grand narthex, un double transept et un chœur auréolé de chapelles rayonnantes, trente mètres de hauteur pour la voute de la nef centrale et davantage encore pour les coupoles sous le clochers, elle offrait un somptueux écrin à la plus fastueuse des liturgies.
Ici, la beauté et la richesse du chant grégorien rivalisaient avec celles du décor sculpté et peint. Les papes, les rois et les empereurs, étaient des hôtes réguliers de ce haut lieu de la spiritualité, mais aussi des arts et de la pensée, y compris dans le domaine politique. A peine un dixième-mais quel dixième !- de l’église ainsi que de nombreux bâtiments monastiques témoignent du rayonnement de ce « phare du Moyen-Age » qui allait s’éteindre après l’évènement des cisterciens et des nouveaux ordres mendiants, si bien que son enveloppe de pierre put être en grande partie démolie après la Révolution Française, à une époque où la notion de monument historique naissait à peine.
Malgré les démolitions, la visite approfondie de Cluny et le circuit à la découverte de nombreux édifices représentatifs du style de Cluny offriront surprises et enchantements à qui saura se laisser tenter.
Le visiteur de Cluny n’oubliera ni le Farinier de l’abbaye, où sont exposés les chapiteaux du chœur de l’abbatiale, ni le musée de la ville, qui abrite d’innombrables éléments sculptés provenant de l’église et de maisons romanes de la ville, formant un gigantesque puzzle de pierre. La présentation d’images de synthèse de l’église permet de mesurer ce que furent vraiment Cluny et son église disparue.
Une image colorée et vivante de l’art et du faste clunisiens est donnée par la chapelle, toute proche, de Berzé la Ville où se trouvait la résidence d’été des abbés de Cluny. Reconstruite également sous l’abbé Hugues, elle est contemporaine de Cluny III et possède encore « témoignage rarissime-son décor peint dans le même style qui prévalait alors à Cluny. Le grand Christ en gloire sur fond bleu, entouré des apôtres, est tout à fait représentatif d’un raffinement hérité de Rome. Ces édifices de dimensions modestes est entouré et de l’un des paysages les plus beaux de Bourgogne.

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