Paray le Monial et le Brionnais

Paray_basilique_exterieurParay le Monial et le Brionnais
« Un peu loin à l’ouest, les églises du Brionnais racontent aujourd’hui encore l’architecture et la sculpture caractéristique de Cluny.
La principale étape sera forcément Paray le Monial, ville monastique qui s’est développée à l’ombre d’un prieuré clunisien. Sa basilique romane, aujourd’hui placée sous le vocable du Sacré-Cœur, donne une image complète, bien que de dimensions, de ce que fut Cluny. On retrouve ici l’élévation à trois étages et le jeu de lumière entrant par les fenêtres hautes, particulièrement subtil dans le chœur. A la solennité de la basilique répond la paix du cloitre adjacent, reconstruit au XVIIème siècle, mais en parfaite harmonie avec l’église. Le musée du Hiéron dédié à l’art sacré (dont le célèbre troisième d’Anzy le Duc), est le prolongement naturel de sa visite.
Si la basilique de Paray semble peu ornée de sculptures, en fait, son portail nord est un joli exemple d’ornementation romane, même en l’absence de tympan figuratif, celle-ci se trouvent à profusion dans de nombreuses autres églises de cette région fortement marquée par la présence de Cluny.
L’église Saint Hilaire de Semur en Brionnais, où l’on retrouve, chose insolite, la tribune en encorbellement au-dessus du portail occidental qui existait à Cluny, se dresse à l’ombre du donjon qui vit naitre le futur saint Hugues.
Si les sculptures de ce portail témoignent du déclin de l’art roman après le milieu du XIIème siècle, celles de Saint Julien de Jonzy non loin de là, sont l’expression d’un dernier flamboiement, quasi baroque, de la sculpture romane à la même époque. Les deux tympans reprennent le thème, cher à Cluny, du Christ en gloire dans la Mandorle, portée par deux anges aux ailes déployées. Le même thème se trouve à Anzy le Duc, resté pourtant hors de la mouvance clunisienne, ainsi qu’à l’église paroissiale voisine de Montceaux l’Étoile.
Au total, ce petit pays Brionnais recèle à lui seul, une trentaine d’églises et de chapelles entièrement ou partiellement romanes, qui font l’objet d’un circuit touristique balisé. Plus au nord en Charolais, Perrecy les Forges, Mont Saint Vincent et Gourdon sont les édifices phares d’une profusion d’églises romanes qui restent pour la plupart à découvrir, tandis que le prieuré clunisien de Charolles a déjà trouvé une nouvelle jeunesse. »

3 commentaires sur “Paray le Monial et le Brionnais

  1. Plusieurs édifices se sont succédé sur l’emplacement actuel de la basilique, sur les rives de la Bourbince. Aucune trace ne subsiste de la première église (Xe s.) ; de la seconde subsiste le porche et les deux clochers de l’entrée (début XIIe s.). Une troisième église est construite à partir du milieu du XIIe siècle (abside, transept), mais la construction est arrêtée environ à mi-nef, d’où l’impression d’un bras de transept surdimensionné. Les bâtiments monastiques à droite ont été reconstruits

    J'aime

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s