Ethnopôle : vers un musée populaire

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Samedi, au musée des Arts et Traditions populaires a eu lieu le vernissage de l’exposition et signature de la convention Ethnopôle, entre l’Etat et le département de la Haute-Saône en présence d’Yves Krattinger, président du conseil départemental et de Bernard Falga, directeur régional des Affaires culturelles.
Dans le cadre du projet stratégique « Musées 2020 », le département de la Haute Saône et ses partenaires ont engagé une réflexion pour développer les relations entre les musées départementaux et leurs territoires. Une ethnologue, a été recrutée en avril 2015, comme chargée de mission Ethnopôle, il s’agit d’Aurélie Dumain.
Un ethnopôle est un label (associé à un soutien scientifique et financier) attribué par le ministère de la culture à une structure qui articule recherche en sciences sociales (enquête, publication, journées d’études) et action culturelle « participatives » en lien avec des musées (dispositifs participatifs, expositions, etc). Il lie par convention une structure ou collectivité au ministère de la culture qui apporte son soutien scientifique et financier pour plusieurs années. L’Ethnopôle des musées départementaux de haute Saône est le quatrième ethno pôle de France, après l’ethnopôle Courbet dans le Doubs.
La thématique de l’Ethnopôle et de réinviter les musées d’arts et traditions populaires en leur rendant leur dimension populaire, en développant une méthode de contribution citoyenne, à même de permettre une implication des habitants dans les projets du musée et du territoire.
Au regard de leur histoire, les musées Albert et Félicie Demard, qui ont été créés par des paysans autodidactes en relation étroite avec la population locale, se présentent comme des sites idéaux pour expérimenter de nouvelles relations entre musées, patrimoines et population. De telles relations sont aujourd’hui en crise dans ce type de musées alors qu’ils étaient au principe de leur fondation.
Dans ce cadre a été mis en place « le gang des chiffonniers », un atelier hebdomadaire consacré aux arts du textile, au cours duquel, des chanitois ont pu créer des œuvres collectivement.
Une enquête ethnographique a aussi été menée avec des habitants du territoire pour interroger leurs rapports au musée et plus largement au territoire.
Ces différentes actions ont permis à environ deux cents habitants de contribuer à la mise en place de place de l’exposition : « Un musée habité… Pas qu’une expo ». Entièrement conçue avec des habitants du département. Cette exposition consiste à revisiter avec eux l’exposition permanente en liant passé et futur. Il s’agit d’interroger l’attachement des habitants au musée ainsi que la manière contemporaine d’habiter la ruralité en rendant sa dimension populaire au musée et mettant en scène le patrimoine réapproprié par les chanitois et plus largement par les habitants de la Haute Saône.

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