La part des anges

La part des anges 1
Jonas a réussi son baccalauréat et est admis à l’université en faculté de Sciences Humaines, il est inscrit en histoire. Tout le guide vers cette matière. Il a soif d’apprendre et de comprendre.
A Dijon, tout semble lui parler d’histoire comme une évidence. Ses pas le mènent tout naturellement à la crypte de saint Bénigne pour se ressourcer et sur les traces de saint Bernard à Fontaine les Dijon.
La spiritualité fait partie de sa vie, la musique céleste est parfois retrouvée dans la quête des Ménestrels de Bourgogne pour faire revivre la musique médiévale. Les ensembles : Le Laostic, Thoineau Arbeau (anagrame d’Etienne Taboureau des Accords ou Thaboureau des Accords), bercent son enfance, car la musique envoute dans les églises romanes da sa claire vallée à l’heure des concerts de musique sacrée. D’ailleurs Musique en voute est le nom d’un festival de musique initié par le quatuor Manfred se déroulant dans les églises de la région.
Comme en Bourgogne et au cœur des autres régions viticoles d’ailleurs, on attribue aux anges une part non négligeable dans la vinification qui devient une opération quasi mystique, puisque La part des anges est la partie du volume d’un alcool qui s’évapore pendant son vieillissement en fût. Jonas a décidé de se mettre sous la protection de son ange gardien.
Cet ange gardien est son daemon, la petite voix qui est en lui et qui le guide, c’est la voix de sa conscience qui l’emmène dans une démarche spirituelle consciente d’elle-même. Pour ce daemon Il ne s’agit pas d’un esprit rusé et vicieux, mais de notre ange gardien, preuve invisible de notre conscience, qui apaise nos angoisses et nous aide à renforcer notre morale. Mais pour certains cet ange gardien suit des voix impénétrables et obscures.
La voie spirituelle, le chemin des étoiles de Compostelle avec l’étape de Rosières près de Saint Seine sur Vingeanne, la voie du pèlerinage à Jérusalem, passant par Aumonières, une haltes des Antonins sur le chemin de Jérusalem entre Pierrecourt et Fouvent, la halte de Champlitte sur la Via Francigena, en direction de Rome ou encore les voies du pèlerinage de son enfance à Notre Dame d’Illy l’attiraient.
Voix et voies lui indiquaient le chemin pour ne pas se perdre. Ce chemin n’était pas une errance ou celui de la vocifération, mais celui de l’élévation. Cette voie si il ne la perdait pas de vue, n’était pas une voie éthérée sur les sommets de la béatitude. C’est les pieds dans la terre, ancré dans la vie de tous les jours qu’il menait sa croisade. C’est ce que lui permettait de rester debout la foi chevillée au corps, celle du charbonnier.
Ces ancêtres étaient charbonniers, cela pesait lourd pour lui. Le charbonnier est celui qui apporte du combustible aux autres, le premier or noir. Ils vivaient dans des conditions difficiles, près de la nature, et pourtant rien ne leur manquait. Ils avaient la foi.
Ils savaient réchauffer le cœur et l’âme et faire le carbone dont on avait besoin pour produire la fonte.
L’art sacré recouvrant les murs des églises de sa claire vallée étaient pour Jonas des livres d’images ouverts sur le monde.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s