La part des anges 2

Ses envolées lyriques ne laissaient personne de marbre, ses contemporains savaient qu’ils avaient à faire à un personnage, une légende qui cherchait son chemin spirituel. A travers le visage successif des humains qu’il côtoyait c’est Dieu qu’il cherchait.
La cérémonie de confirmation en l’église Saint Rémi de Bèze l’avait ému au plus haut point. L’imposition des mains, geste venu de fond des âges, semblait avoir touché les fidèles, la chrismation qui a oint le front des confirmands l’avait marqué.
La vie quotidienne était bercée de ses prières. Il priait sans cesse, malgré ses colères rentrées parfois étouffées qui sortaient parfois d’une manière ou d’une autre.
Il discutait avec sa mamy :
« Qu’est-ce que tu fais ? » : lui disait-elle.
Il répondait : « Je prie ! »
«Pourquoi ? » : rétorquait-elle curieuse
« Pour que le monde aille mieux ! » : lâchait-il !
Il ne savait pas transmettre sa foi, ni la dire, il avait du mal à la montrer. Parfois des chants latins lui revenaient à la mémoire. Ils étaient à la fois beaux et simples. Dans son enfance, le vieux prêtre de sa paroisse était un prêtre en soutane qui privilégiait le latin, cela l’a marqué à jamais.
Il pensait à Georges Bernanos en grandissant.
Pour lui Dieu, c’était le visage de tous les êtres humains. Une aura particulière le protégeait, il se mettait dans la main de Dieu.
Les fêtes religieuses d’autrefois qu’il n’a pas connu lui plaisaient beaucoup : la Fête Dieu et les Rogations en particulier.
Le journal d’une âme d Etty Hillesum, l’avait inspiré, le parfum des anges l’enveloppait comme une odeur de sainteté. Il n’était certes pas de bois. Il croyait beaucoup aux choses de l’esprit.
Les ailes des anges dans un bruissement inaudible pour les êtres humains battaient autour du lui. Il écrivait comme par magie, comme si il s’agissait d’une dictée. Il était inspiré.
La douceur de Noel l’imprégnait, il aimait particulièrement cette période. Il s’élevait vers les cimes éthérées de la méditation théologique dans la splendeur de la vérité.
Sa vallée est vêtue d’un blanc manteau d’église et de chapelles, dont certaines sont romanes comme Saint Maurice sur Vingeanne et Saint Seine sur Vingeanne. Des sources sacrée comme celle d’Illy près d’Orain, aidait les pèlerins à retrouver la santé. Autrefois, les femmes stériles se rendaient à la source de Sainte-Brigitte qui coulait sous l’ancienne église et avoir beaucoup de lait, en effet à Courchamp, sous le chœur de l’ancienne église, coulait la source de Sainte Brigitte, fréquentée par les jeunes mères de la vallée de la Vingeanne. Cet environnement était propice pour lui à la méditation. Deux puissantes abbayes veillaient autrefois sur la contrée, celle de Bèze et celle de Theuley près de Vars. Le lieu était inspiré.

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