Un bouilleur de cru entre tradition et modernité à Saint Maurice sur Vingeanne

michel-apertUn bouilleur de cru entre tradition et modernité

Michel Apert est bouilleur de cru à Saint Maurice sur Vingeanne, il produit sa propre eau de vie. Il perpétue la tradition, cependant des changements existent.

Michel Apert, habitant de Saint Maurice sur Vingeanne, âgé de 81 ans, est bouilleur de cru. Depuis 1993, il est président du syndicat intercommunal des bouilleurs de cru de Chaume et Courchamp et de Saint-Maurice sur Vingeanne. Rencontre.
Michel a appris l’art de produire ses propres eaux de vie avec son père, Albert Apert bouilleur de cru lui aussi. Autrefois, il n’y avait pas de syndicat. Plusieurs alambics existaient dans le village. C’était familial, les différents avaient acheté un alambic ensemble. Les gens se prêtaient l’alambic. L’alambic était déplacé de maisons en maisons. Il fallait des papiers, obtenus auprès des douanes. C’est toujours ainsi, il y a des formalités à remplir pour déplacer un alambic. Autrefois à Saint Maurice sur Vingeanne, il y avait 19 agriculteurs, et presque autant de bouilleurs de cru. Les gens, autrefois avaient le privilège de produire dix litres d’alcool pur, exonérés de taxes. « Presque plus personne ne bénéficie de ce privilège, il s’éteint avec ses derniers détenteurs. Aujourd’hui, on paie 8 € 68 le litre, pour les 1 000 premiers degrés produits » : confie Michel Apert.
Michel Apert parle avec passion de son art : « C’est une tradition, cela fait partie du folklore de la campagne. Malheureusement, il n’y a pas de jeunes qui se lancent dans la production d’eau de vie. Il faut du temps et un certain savoir-faire. » : ajoute Michel Apert
A Saint-Maurice, au local des bouilleurs de crus, du marc, de la poire, de la prune et quelque fois de la prunelle passent par l’alambic. Parfois des amis viennent se réchauffer l’hiver, auprès de l’alambic et discuter avec Michel, c’est le cas de Michel Rapha de Chaume, qui aime évoquer avec Michel Apert l’ancien temps tout en produisant de l’eau de vie comme les anciens le faisaient autrefois. De nos jours, pour être bouilleur de cru, il faut posséder des arbres fruitiers ou bien être locataire d’arbres fruitiers ou d’une vigne. Il faut distiller sa propre récolte dans un atelier public et procéder à une déclaration aux douanes.

3 commentaires sur “Un bouilleur de cru entre tradition et modernité à Saint Maurice sur Vingeanne

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