Chassez le naturel il revient à l’expo

Samedi, a eu lieu le vernissage de l’exposition Chassé-croisé au musée des Arts et Traditions populaires Albert et Félicie Demard.
En prélude à l’inauguration de l’exposition Chassé-croisé au musée de Champlitte. L’association des « Amis des musées départementaux » a offert au public le grand instrumetarium : cuivres et percussions du débuché de la Vingeanne. Cet ensemble a fait découvrir au public, à travers ses pérégrinations musicologiques, des musiques des mondes de la vènerie. Par quelques radous et circonstances, les visiteurs ont pu explorer l’histoire de la trompe de chasse de Janequin en passant par Saint Saëns et Prokofiev, de la sonnerie militaire à la fanfare de vénerie, c’est un parcours sonore riche qui est entré en résonnance avec l’exposition Chassé-croisé. Fabien Lagrue, Jean-Sébastien Lemaire, Jean-Philippe Lagrue, Nicolas Cardot, et David Partouche, ont enchanté l’assistance.
Yves Krattinger, président du conseil départemental de la Haute Saône a inauguré l’exposition en présence des conseillers départementaux, des élus, de Claude d’Anthenaise, directeur du Musée de la chasse et de la nature à Paris.
Cet été, le château de Champlitte accueille sur ses terres le musée parisien de la Chasse et de la Nature. Il le reçoit dans ses beaux salons du XVIIIè siècle remeublés pour l’occasion et au sein de la collection d’arts et traditions populaires réunie par Albert et Félicie Demard.
C’est là que prennent place les pièces anciennes et contemporaines ainsi que des films d’animation provenant du musée de la Chasse et de la Nature ou issues de prêts exceptionnels de collections publiques et privées. Avec humour et fantaisie, ces hôtes de passage invitent à découvrir cette activité immémoriale qu’est la chasse.
Chasseurs et non chasseurs investissent aussi les lieux pour croiser les regards, débattre autour d’une pratique d’actualité.
Animaux moqueurs ou majestueux, pièges incongrus, créatures aux confins de l’homme et de la bête se sont glissés au milieu des meubles paysans et des outils des artisans pour créer un dialogue espiègle avec les collections permanentes, un jeu de piste inattendu entre passé et présent, véritable chassé-croisé artistique.
La chasse fait partie de la vie de beaucoup d’entre nous, chacun a entendu parler de récits de mémorables parties de chasse dans les tablées familiales. Les collections du musée des arts et Traditions populaires témoignent de l’évolution de la chasse au fil des siècles.
La chasse est aussi vielle que l’humanité, avant l’invention de l’agriculture et de l’élevage, elle était pour l’homme le seul moyen d’assurer sa subsistance.
Cette exposition est une invitation au dialogue, une fenêtre ouverte sur la relation complexe entre l’homme et la nature. Avec pédagogie, des pièces uniques sont présentées : ours, loups et animaux naturalisés invitent le public au questionnement.
Depuis toujours habitants de la Haute-Saône et animaux sauvages partagent les mêmes espaces, la vie des uns ne peut se comprendre sans prendre en compte la vie des autres.
Des tapisseries d’époques aux armes et collections de pièges, de trophées, l’exposition offre un chassé-croisé entre nature et culture, art contemporain et arts et traditions populaires, pour aboutir sur un échange fructueux des savoirs et des collections entre le musée de la Chasse et de la Nature et les collections du château de Champlitte. Un spectacle de rapaces en vol libre par le Faucon brionnais a enchanté les visiteurs.

4 commentaires sur “Chassez le naturel il revient à l’expo

  1. Chasseurs et non chasseurs investissent aussi les lieux pour croiser les regards, débattre autour d’une pratique d’actualité : qu’est-ce qu’un bon chasseur ? A quoi sert la chasse ?…

    J'aime

Les commentaires sont fermés.