Le village de Sacquenay et son histoire.

Le village et son histoire.

Dimanche, à Sacquenay, Xavier Quenot habitant de La Romagne, hameau de Saint Maurice sur Vingeanne, féru d’histoire, a servi de guide à une trentaine de membres de la Société Historique et Archéologique de Langres (52).
L’église de Sacquenay, l’ancien hôpital qui aurait été la maison du commandeur de l’ordre de Saint Jean de Jérusalem, d’après la tradition, ont eu les honneurs de cette visite historique. L’histoire du village n’a plus eu de secrets pour les visiteurs d’un jour, car l’après-midi, ils se sont rendus sur les pas des anciens sur l’antique voie romaine Langres-Genève.

2 commentaires sur “Le village de Sacquenay et son histoire.

  1. Sacquenay, sa vie,son histoire.

    À un kilomètre vers le nord-ouest de Sacquenay, on découvre un étonnant camp préhistorique, au lieu-dit La Côte. Il est toujours limité par d’imposants murs de pierres sèches et une pyramide centrale qui atteint environ huit mètres de haut. Au nord-est de la cité, un second camp préhistorique dit du Soc occupe la montagne du même nom.
    Entre la préhistoire et le Moyen Âge, les Romains laissèrent eux aussi une trace de leur passage à l’ouest du village : une voie romaine remarquablement rectiligne filant du nord au sud.
    La monumentale église Saint-Pierre Saint-Paul XIIIe de style champenois, fortifiée au XVe, possède un réduit défensif au-dessus du chœur doté de logettes de tir. On admire le portail roman, une corniche bourguignonne, de nombreuses petites têtes sculptées et sa couverture en laves. Seule la flèche octogonale du clocher profite d’ardoises. L’édifice cache des peintures murales XVIIe en trompe-l’œil et profite de beaux vitraux. Une jolie croix trône dans le cimetière. À proximité, le premier lavoir couvert est complété par un abreuvoir important en angle.
    Près de la mairie contre laquelle se dressait autrefois l’école de filles, on remarque l’ancien magasin à pompe et un bâtiment doté d’une corniche décorative en pierre occupé naguère par la Poste. L’école des petits, aujourd’hui méconnaissable, se situait près de la place.
    On découvre encore à Sacquenay un colombier rond cachant une vespasienne, un pigeonnier carré, les traces de plusieurs enseignes anciennes peintes, un four à pain…etc. Sur la place centrale, au centre d’un ancien bassin, une croix a été curieusement dressée sur la fontaine. Le second lavoir couvert n’est qu’à une centaine de mètres au sud-ouest
    Le Commandeur de l’Ordre de Malte rattaché à la Commanderie de la Madeleine de Dijon, descendait régulièrement à Sacquenay. Son ancienne demeure sans doute édifiée au XVe, interpelle les visiteurs. Les fenêtres à meneaux donnent une élégance bienvenue à la façade. La toiture couverte de laves porte d’étonnantes cheminées soulignées de corniches en pierre, tandis que de puissants corbeaux en pierre soutiennent le chéneau. Malgré le passage des troupes de Gallas qui ravagea le village en 1636, la commanderie résista aux affres du temps. Elle fut cependant remaniée lors d’une importante restauration au milieu du XVIIe. À l’intérieur, on découvre de superbes cheminées et escaliers en pierre d’époque. La bâtisse principale s’entoure de plusieurs dépendances. On notera deux granges monumentales aux magnifiques charpentes, l’une dotée d’une cheminée avec four à pain.
    Couvertes d’une ogive de pierre, les trois fontaines du XVe, la fontaine de Cour (La Montolle), la fontaine de Pidance et la fontaine du Bue (ou Buet) alimentent leur lavoir en plein air. On déniche encore la fontaine de l’Erbépine qui coule au pied d’un mur en arc de cercle, la fontaine de Befut qui alimente une petite mare, celle de la Côte (ou Côte au Loup) dont profite un lavoir en plein-air.
    Dans les bois au sud, on déniche les ruines de la ferme de Saint-Aubin.
    Une légende locale rapporte que Vercingétorix occupa trois jours durant un oppidum proche de Sacquenay avec cent mille hommes. De cette base arrière, il engagea une bataille contre César le long de la Vingeanne. Sa cuisante défaite entraîna son rapide repli sur Alésia !
    Ayant un patois différent de celui du reste de la région, les habitants prétendent être d’origine sarrasine.
    Enfin, un trésor (une cloche) se cacherait depuis la Révolution dans le Clos de l’Hôpital.
    La « Côte aux Loups » porte ce nom en mémoire d’une étrange histoire survenue à cet endroit en octobre 1793. Deux fillettes et un jeune homme furent attaqués par un loup. Malheureusement l’animal sauta sur le garçon, le bloqua entre ses griffes et lui suça tout le sang sans pour autant manger la chair. Malgré les soins apportés, il succomba à ses blessures.

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