Petit village… grande histoire!

Petit village… grande histoire!

En hommage à Gabriel Porcherot, qui a retracé l’histoire de Bèze, avec passion, la commune de Bèze a fait éditer un grand livre d’histoire.

La commune de Bèze a a proposé aux éditions de l’Armançon : le livre Bèze, petit village…grande histoire! Ce livre a été édité, et imprimé cette année. L’ouvrage est paru en cette fin d’année après un an de labeur.
Ce livre d’histoire facile à lire est l’œuvre de Gabriel Porcherot, historien local. Cet auteur, chercheur chevronné a légué, son manuscrit à la municipalité, peu avant son décès, il y a près d’un an.
Gabriel Porcherot (1928-2016), était un érudit. Il tenait une chronique sur l’histoire du village dans la Gazette de Bèze. Conteur émérite, il était un guide hors pair pour les visiteurs du village.
L’historien local a su relater l’histoire de Bèze, petit village construit autour d’une source vauclusienne. Le charme de ce village bourguignon, tient à la prestigieuse histoire du bourg. Les ruelles bèzoises regorgent du vestige de ce riche passé. L’ouvrage de Gabriel Porcherot sait narrer toutes les savoureuses anecdotes qui font le sel de l’histoire. Parmi les trésors de Bèze, l’histoire de la célèbre abbaye de Bèze a une place de choix. Cette abbaye rayonna par-delà les frontières régionales.
Ce livre évoque les temps forts du passé glorieux de Bèze de la Préhistoire à nos jours, en passant par la guerre de 100 ans et la visite de François Ier à Bèze. La personnalité du chanoine Kir, curé de Bèze de 1910 à 1924 est également à l’honneur.
Cette chronique fait la part belle aux petits et grands évènements qui émaillent l’histoire locale et sait mettre en valeur, Bèze, Ce village est classé l’un des plus beaux villages de France et a représenté la Région Bourgogne Franche-Comté lors de l’émission animée par Stéphane Bern, Le village préféré des Français.
Cette émission a eu de fortes retombées sur la fréquentation touristique de Bèze. La municipalité, avec ce livre dispose d’un outil qui devrait encore assuré la notoriété du village. « Grâce à ce livre, les bèzois pourront conter l’histoire du village à leurs enfants et petits-enfants. » a confié Brigitte, Porcherot fille de Gabriel Porcherot

Le livre a été offert aux ainés de Bèze par la municipalité. Le livre Bèze, petit village…grande histoire! compte 163 pages. Il est vendu 20€. Cet ouvrage est disponible à la mairie de Bèze.

Le moine Thibaut et saint Prudent

Le moine Thibaut et saint Prudent
Le moine Thibaut d l’abbaye de Bèze vers 1116, a écrit un livre sur saint Prudent. Dans ce livre, il relate le « Plaid de Dieu », une grande assemblée qui a eu lieu au val d’Ogne entre Til Chatel et Lux. Un grand camp avait dressé à la place du bourg d’Ogne, capitale semi-légendaire du Pagus des Attuariens.
A la fin du IIIème siècle, en période gallo-romaine, Bèze était situé sur le territoire des Attuariens, nom d’une peuplade installée vers 293 par l’empereur romain Constance Clhore entre la Vingeanne, la Tille, et la Saône, dans la province des Lingons dont la capitale est Langres.
Le canton des Attuariens avait sans doute une capitale, un chef-lieu. Certains parlent de la ville d’Antua dans la forêt de Velours, d’autres avancent Atès près d’Atttricout. D’autres encore avancent le nom d’Ogne. Le Larousse annonce Bèze comme capitale des Attuariens. Il est à noter que les habitants d’Autrey les Gray s’appellent les Attuariens justement. Le nom de famille : Lathuyer ou Lathuyère ou lathuillere viendrait de là.
Revenons à cette assemblée, où se sont réunis, l’évêque de Langres, l’abbé de Bèze, les prêtres, les seigneurs ainsi que la multitude des gens du peuple. Sous un grand pavillon, les religieux de Bèze ont amené la précieuse châsse de saint Prudent. C’est en procession que les moines ont escorté le corps du vénérable saint Prudent. Selon Thibaut il s’agissait d’une châsse merveilleusement ornée d’argent, d’or et de pierres précieuses.
L’assemblée était organisée par l’évêque de Langres pour décider des mesures à prendre pour mettre fin aux agissements des bandes de pillards qui sévissaient dans la région.
Thibaut était intéressé par l’histoire, la géographie, la mythologie et les saintes écritures c’était un lettré comme le célèbre moine Jean, sur lequel nous reviendrons.
Thibaut serait mort vers 1130.
Qui était saint Prudent ? :
Prudent étudia les lettres et fut un élève brillant. Il fut élu archidiacre de la ville. Mais la sainteté de sa vie et les miracles qui lui sont attribués suscitèrent la haine et la fureur chez ses ennemis. Il fut emprisonné et torturé. Mais comme il refusait d’abandonner sa foi, ses bourreaux lui brisèrent le crâne.

Saint Prudent fut l’un des premiers martyrs de l’Église de Narbonne. On fixe généralement à 257 l’année du martyre de saint Prudent, à Narbonne. Les Chrétiens ensevelirent son corps. Puis ses persécuteurs le déterrèrent et jetèrent ses restes en pâture aux oiseaux de proie et aux autres bêtes sauvages. Mais on dit que Dieu garda ses os et éloigna les animaux qui auraient dû les dévorer. Il permit ainsi aux fidèles de les recueillir une nouvelle fois et de les protéger de toute autre profanation.

Quand la paix revint, les reliques du saint furent déposées dans un tombeau sur lequel fut élevé un oratoire. Les chrétiens venaient s’y recueillir et prier.
Saint Prudent et Bèze :
En 882, Geilon, évêque de Langres qui revenait de Saint-Jacques-de-Compostelle, s’arrêta dans un hôtel proche de Narbonne pour y passer la nuit. Il y apprit que dans une chapelle peu éloignée de l’hôtellerie reposaient les reliques du martyr Prudent. L’évêque s’y rend, il s’agenouille avec respect devant l’autel et la pensée lui vint d’emporter ces reliques. Il demande l’avis de son chapelain et prend les ossements sacrés et se hâte vers la Bourgogne. Ce « pieux larcin » fut donné en présent par l’évêque aux religieux de Bèze en 883 pour que ces reliques soient plus à la portée des fidèles. Les reliques furent placées à l’entrée du portique du monastère. Devant l’affluence des pèlerins venus pour honorer le saint martyr, les moines durent construire non loin une chapelle spacieuse où le buste du saint fut apporté.

Mais le monastère de Bèze ne jouit pas longtemps de ce précieux dépôt. En 887, à l’approche des Normands, les moines de Bèze portèrent les reliques à Saint-Étienne de Dijon mais quand ils voulurent les reprendre, les Dijonnais s’y refusèrent. Gauthier, évêque de Langres, évêque du lieu, dut intervenir pour les obliger à rendre les reliques. Les religieux de Saint-Étienne feignirent de s’incliner, mais en réalité, ils donnèrent aux moines le corps d’un autre saint appelé Sylvain. La fraude fut démasquée et saint Prudent fut reconduit en grande pompe à Bèze le 23 septembre 921.
Prudent fit des miracles à Bèze et en Vingeanne selon Thibaut :
Thibaut, moine de Bèze, fit une liste des miracles opérés par les reliques de saint Prudent (Thibaud de Bèze, «Actes, Translation et Miracles de saint Prudent, martyr», Acta Santorum, éd. Paris, Octobre III), d’après les récits d’auteurs anciens et de personnes dignes de foi. Cependant, il dit ne pas avoir été témoin direct de ces miracles. On trouve de nombreuses guérisons :

-des paralytiques : Rayneldes et Gautselin de Selongey, un autre de Saint-Seine, un Olfrand de Chevigny, un enfant de Blagny, une Arisma de Bourberain
-un sourd et muet : un enfant de Flée
-des aveugles : un de Mantoche, un Aldegand de Viévigne en l’an 921.
-un aveugle et muet : Gauslin d’Is-sur-Tille.
-des possédés du démon : Ernebert de Beire amené à l’abbaye attaché sur un char et lié avec de fortes courroies en 883, Winebaut de Bourberain.
-des boiteux : Ermembault de Lentilly, Olfaida de Chevigny.
-un enfant impotent de Beire paralysé du bras et de l’épaule droite, ce miracle fut obtenu le vendredi saint de l’an 884.
-un estropié à la suite d’un vol de cerises : Winebaud de Pouilly-sur-Vingeanne.

Il brisa les liens de deux enchaînés : un habitant de Bourberain, un Humbert de Rozières. Il ressuscita trois personnes : un enfant noyé à Lux, un Siméon de Bèze tombé du pont de la Bèze et entraîné par les grandes eaux et un autre enfant noyé de Bèze tombé dans la rivière en 1225. En l’an 1116, saint Prudent guérira un enfant né aveugle, un jeune homme de Flacey possédé du démon et un homme paralysé de la main.
Thibaut relate également les impressions d’un ressuscité.
L’abbé Chaume disait que Thibaut était un auteur peu banal.

La chronique de Bèze du moine Jean

La chroniques de Bèze du moine Jean
Jean moine de Bèze, arrivé au monastère de Bèze vers 1060, il est décédé en 1120. C’est un copiste et un scribe de l’abbaye, auteur de la Chronique de l’abbaye de Bèze (Chronicon Besuence) depuis sa fondation jusqu’au début du XIIe siècle. Intelligent, aimant écrire, c’est tout naturellement qu’il devint scribe. Son œuvre est colossale, un vrai travail de bénédictin. Il copia beaucoup. avec la lente écriture appliquée de l’époque. Il laissa de nombreux livres composés des chartes de l’abbaye de Bèze. Il écrivit la célèbre chronique de Bèze. Il retrace alors l’histoire passée de l’abbaye de Bèze et celle de son époque de manière poétique.

Glaber moine de Bèze

Glaber moine de Bèze
Raoul Glaber est né en 985 en Bourgogne et mort après 1047, est un moine chroniqueur de son temps (l’époque de l’an Mil) et l’une des sources les plus importantes dont disposent les historiens sur la France durant cette période.
Son oncle, un moine, le fait entrer à l’âge de douze ans au monastère de Saint-Léger-de-Champeaux. Il en est expulsé à cause de sa conduite (dans un de ses écrits, il nous dit que par fierté, il a résisté et a désobéi à ses supérieurs, et s’est disputé avec ses frères).
Il entre ensuite à l’abbaye Saint-Bénigne de Dijon où il demeure de 1025 à 1030.

En 1010, il rencontre Guillaume de Volpiano à l’abbaye de Moutiers-Saint-Jean. Il est à l’Abbaye Saint-Pierre de Bèze en 1025, puis rencontre l’abbé Odilon, à Cluny, en 1031.

Enfin, il devient moine à l’abbaye Saint-Germain d’Auxerre où il réside à partir de 1039.
On doit à Raoul Glaber une Vie de saint Guillaume abbé de Dijon, ou Guillaume de Volpiano (Vita Sancti Guillelmi Abbatis Divionensis), et des Histoires (Historiæ).

Ces dernières, intitulées Historiarum libri quinque ab anno incarnationis DCCCC usque ad annum MXLIV (Cinq livres d’histoires depuis l’an 900 après l’Incarnation jusqu’en l’an 1044) ont été commencées entre 1026 et 1040 à l’abbaye de Cluny (livre I et une partie du livre II) et achevées à l’abbaye Saint-Germain d’Auxerre.

Initialement destinées à constituer une histoire ecclésiastique (universelle), elles couvrent des événements survenus dans le centre de la France, en les mêlant à des anecdotes et à des visions à caractère édifiant. Empreintes de superstition, elles n’en constituent pas moins un document particulièrement éclairant sur la première moitié du XIe siècle, car elles permettent de saisir la mentalité de l’époque et les conceptions de l’auteur.

Ainsi, Raoul Glaber y évoque son temps dans une perspective eschatologique. Selon Pierre Riché, en effet, un livre complet de son œuvre décrivait l’année 1033, qui constituait le millième anniversaire de la mort et de la résurrection du Christ, et pouvait être interprétée symboliquement comme une fin des temps.

Raoul Glaber apporte également de nombreuses informations sur la « Paix de Dieu ».

Une lecture erronée de l’œuvre, qui fait peu de cas du contexte dans lequel elle a été écrite, a ignoré, sous la plume des historiens du XXe siècle, sa valeur pour comprendre le millénarisme autour de l’an Mil.

Un dialecte régional

On disait : le patois, il s’agit cependant bien d’un dialecte régional. Le dialecte bourguignon est à nouveau au gout du jour. Des mots sont restés dans la langue courante de nos campagnes, comme gauger. Mais combien ont disparu. Ma grand-mère parlait patois, et bien des mots me sont restés et ressortent toujours fort à propos comme beurdoler ou revorcher par exemple.
Avez-vous des expressions de patois dans votre vocabulaire ?

Succès pour les maisons fleuries

Mercredi, Benoit Berny, maire d’Orville a accueilli, à la salle des fêtes de la commune, la cérémonie de remise des prix des maisons fleuries. La communauté de communes Tille et Venelle a souhaité voir perdurer cette tradition et la dynamiser. Ce concours récompense les habitants qui contribuent à l’embellissement des villages en fleurissant les jardins, les cours et les fenêtres. Le jury, composé de professionnels et d’amoureux des fleurs a effectué un parcours qui lui a permis d’effectuer un classement. La première est Arlette Penotet de Boussenois, le second est Yves Maitrejean de Véronnes, la troisième est Nicole Penotet de Boussenois, la quatrième est Jocelyne Tardy d’Orville, la cinquième est Thérèse Truchot de Sacquenay. Christiane Roussel de Sacquenay et Chantal Hansberque de Foncegrive sont hors concours.

Jérusalem en Bourgogne

Situé dans le département de la Nièvre (58), le Château de Jérusalem est une demeure privée, ce château est longé par le ruisseau le Jourdain. Pas très loin, une demeure porte le nom de Nazareth. Cette demeure se trouve le long de la route les Oliviers (Départementale 242). Le château de Jérusalem a été construit à la Renaissance, des pierres de ses fondations datent du XIIe siècle, suggérant la présence d’une construction médiévale. Il fut acheté au XVIIIe siècle par Jean Frappier, échevin de Cosne originaire de Donzy (58).

Geoffroy, seigneur de Saint-Vérain au XIIe siècle, partit pour la Troisième Croisade, avec Philippe Auguste et Richard Cœur de Lion. Il mourut en Terre Sainte. Gibault IV, son successeur, participa à la Septième Croisade, avec Saint-Louis. Il ne revint pas non plus de Palestine. Hugues II, son fils, a pu, en hommage à ses aïeux, donner aux fiefs autour de Saint-Vérain des noms rappelant la Terre Sainte : Jérusalem, Bethléem (aujourd’hui les Berthes), Nazareth, Betphaget, Jéricho, le Mont des Oliviers et le Mont Saint-Jean aux hameaux, Cédron et Jourdain aux rivières. Cette concentration exceptionnelle de toponymes de Palestine atteste de la forte implication de la lignée de Saint-Verain dans les croisades.

Le Jourdain, parcours 11,3 kilomètres, il prend sa source au-delà de l’Étang de Jérusalem pour traverser quatre communes, Saint-Loup, Alligny-Cosne, Arquian, Saint-Vérain. L’Orient se retrouve dans les toponymes, importé par les Croisés en hommage aux lieux pour lesquels ils s’étaient battus ou qu’ils avaient simplement découverts à l’occasion des croisades. Jérusalem, curieusement, n’a donné qu’un seul Jérusalem, dans la Nièvre sur la commune de Vérain. Un château est à l’origine une construction médiévale destinée à protéger le seigneur et à symboliser son autorité au sein du fief. Les premiers châteaux étaient construits en bois souvent sur une élévation de terre (motte castrale ou féodale), puis en pierre afin de résister aux nouvelles armes de guerre. On les appela les châteaux forts. À la Renaissance, les rois de France, imités par leurs vassaux, décidèrent de construire ou d’aménager leurs châteaux non plus pour la défense, mais pour leur agrément et leur confort. Contrairement au palais urbain, le château a la particularité, très tôt, de désigner une résidence seigneuriale ou princière. Il peut aussi s’agir de l’élément de la défense d’une ville, résidence seigneuriale ou non. Jérusalem est un hameau de la commune de Saint-Vérain du département de la Nièvre en région Bourgogne Franche comté. Un château privé pas de visite.
Au VIe siècle, vivait Saint-Véran. Il fit bien sûr des miracles. Le plus célèbre : il sauva d’un dragon les habitants de l’île sur la Sorgue (Vaucluse). Le monstre, vaincu, alla mourir dans les Alpes, où se trouve le village de Saint-Véran. Le religieux fut évêque de Cavaillon et y mourut. Au IXe siècle, les invasions sarrasines poussèrent les moines à quitter le sud avec les reliques de Saint-Véran. Ils s’arrêtèrent à Rond-le-Fort. Le seigneur conserva le crâne du saint et donna un nouveau nom au village : Saint-Vérain.

Les seigneurs de Saint-Vérain, Donzy, Toucy et Auxerre étaient très puissants. Ils dépendaient de l’évêché d’Auxerre. Geoffroy, seigneur de Saint-Vérain au XIIe siècle, partit pour la Troisième Croisade, avec Philippe Auguste, roi de France, et Richard Cœur de Lion, roi d’Angleterre. Il mourut en Terre Sainte. Gibault IV, son successeur, fut croisé dans la Septième Croisade, avec Saint-Louis, roi de France. Il ne revint pas non plus de Palestine. Hugues II, son fils, a pu, en hommage à ses aïeux, donner aux fiefs autour de Saint-Vérain ces noms rappelant la Terre Sainte : Jérusalem, Bethléem, Nazareth, Betphaget, Jéricho, le Mont des Oliviers et le Mont Saint-Jean aux hameaux, Cédron et Jourdain aux rivières.

La région est la plus riche en France de ces noms topographiques particuliers. Le nom de Bethléem n’est pas resté, il est devenu Les Berthes avec l’évolution de la langue française au Moyen-Âge. Quelques documents anciens reprenant les récits de tradition orale font mention de Bethléem à la place des Berthes.

Les hameaux ne comportent aucun monument médiéval. Le château de Jérusalem a été construit à la Renaissance. Des pierres dans ses fondations datent du XIIe siècle, suggérant la présence d’un bâtiment plus ancien, détruit. Le château est une propriété privée qu’il n’est pas possible de visiter. Les autres hameaux se résument à une ferme ou quelques maisons. En revanche, les vestiges de la cité féodale de Saint-Vérain sont toujours là. Hugues II est considéré comme celui qui a terminé la construction de la forteresse et des bâtiments.
Depuis le XIIIème siècle et ce jusqu’à la Révolution française, un faubourg de la ville de Clamecy (Nièvre) fut le siège de l’évêché de Bethléem. Il s’agissait d’un diocèse in partibus infidelium, c’est à dire un siège épiscopal disparu (en terre « infidèle ») et attribué à titre honorifique uniquement.

Parti en croisade en 1167 en Terre Sainte, le comte de Nevers Guillaume IV lègue à l’église de Bethléem un hôpital situé à Clamecy. Il promet également à l’évêque de la ville de l’accueillir lui et ses successeurs, au cas où Bethléem serait reprise par les musulmans. Ce qui arrive en 1223 : l’évêque de Bethléem se retire en l’hôpital légué par Guillaume de Nevers. Le fils de Guillaume obtint, par la suite, que le faubourg de Bethléem-lès-Clamecy devienne le siège épiscopal de Bethléem.

Des siècles plus tard et quelques années après la Révolution, le pape Pie VII supprime l’évêché de Bethléem-lès-Clamecy qui passe sous la juridiction de l’évêque de Nevers.
La chapelle de l’évêché de Bethléem existe toujours, mais a été transformé en hôtel au XIXème siècle. Datant des années 1920, l’actuelle église de Bethléem à Clamecy est une des premières à avoir été construites en béton armé
Des noms de familles, issus de ses toponymes subsistent : Jérusalem ou Nazareth.