Une sculpture éphémère

Une sculpture éphémère

Frédérik Gagné artiste, né à Québec et habitant à Sacquenay a participé à La Fête d’hiver de Saint-Jean-Port-Joli au Québec, près du fleuve Saint Laurent. C’est un événement qui a pour mission de mettre en valeur la sculpture sur neige et les talents des sculpteurs. Frédérik Gagné capitaine de l’équipe composée de deux dijonnais Mathieu Begel et Sophie Pouderoux a su relever le défi en sculptant une main de 3,70 mètres de haut. Le titre était : Hommage à Jim Phillips, un dessinateur américain qui fête ses 70 ans cette année. « Nous avions 3 jours et une nuit pour réaliser l’œuvre dans un cylindre de 370 x370 cm. la température nous a été favorable, le thermomètre n’est guère descendu plus bas que -17° le jour. » : précise Frédérik Gagné.

La Côte au loup livre ses secrets.

La Côte au loup livre ses secrets.

Le lieu-dit la Côte au loup tire son nom d’une histoire vraie. Pourquoi la Côte au loup ?

Le lieu-dit tire son nom d’une histoire vraie, révélée par les archives municipales.
Dans la presse écrite, comme dans les actualités télévisuelles, il est souvent question du plan loup destiné à rassurer les éleveurs. Le loup a toujours fait peur et a marqué la mémoire collective.
Au sein de l’ancien canton de Fontaine-Française et au sein de l’ancien canton de Selongey, de nombreux lieux-dits ont un nom évoquant le loup : ‘le loup pendu, la Queue du loup, le Creux du loup, le Cul du loup, la Côte au loup, la Grotte aux loups etc…
Voici l’histoire vraie du lieu-dit La Côte au loup de Sacquenay qui endeuilla ce village en 1793, d’après les archives de la commune et les recherches effectuée par Suzanne Martin née Sampré.
Saisi par l’animal
« Aubin Charles ayant conduit le bétail de Nicolas Méchet, chez lequel il demeurait au lieu-dit Pâquit de Vèvres où étant avec les filles de François Moris et Jean-Baptiste Cornetet, les trois âgés de 10 à 14 ans, un loup poursuivi par les gens de Cusey et passant par les vignes du Soc, où il s’était réfugié par le dit Pâquit, les deux filles s’écrièrent : voici le loup sauvons-nous. Elles se sauvèrent. Mais le dit Aubin Charles, effrayé et moins agile sans doute que sa compagnie, fut saisi par le loup, qui après l’avoir terrassé lui mordit le cou et le visage, de manière qu’il lui suça tout son sang.
Jean Seracq, vigneron de ce lieu, et Pierre Baudinet accoururent au cri des jeunes gens poursuivis et parvinrent à dégager le jeune homme des griffes du carnassier, le jeune homme respirait encore. Dans cet état, il fut emmené chez ses parents et malgré tous les soins, il succomba à ses blessures, ainsi que nous venons de le reconnaitre avec lesdits Seracq et Baudinet, en présence de l’officier public et les dits père et mère. »
Au début du XIXème siècle, les drames se renouvelèrent souvent dans les environs de Champlitte et de Choilley. A notre connaissance, aucune autre mort due au loup n’a été signalée à Sacquenay à cette époque. Mais le souvenir de cette tragédie a longtemps marqué les habitants qui ont baptisé la Côte par où se sont échappées les deux filles, la Côte au loup.