La Vingeanne, terres des fées.

La Vingeanne, terres des fées.
Au pied d’une falaise, en aval de Percey-le-Petit, existe un moulin ruiné a depuis qui a été durant de très nombreuses années converti en laiterie. Cette usine moderne qui fabriquait de l’emmental, a abandonné de nos jours cette activité. La Vingeanne, après ce passage, poursuit son cours et lèche ensuite un étroit chemin en escarpement entre la falaise et la rive. Les roches à pic, qu’elle reflète, renferment une grotte que l’on nomme « La maison aux fées », vierges et saintes des premiers temps de la chrétienté, dont la légende a été racontée par le chanoine Rondot dans le bulletin paroissial de Prauthoy. Selon le chanoine Rondot, deux disciples de sainte Marthe, Myriam et Sara, avaient trouvé refuge dans cet antre pour échapper aux païens. Selon derniers, ces recluses ne pouvaient être que des fées. L’histoire de la Vingeanne, est commencée par une légende, avec le jeu de mots : Là vint Jeanne, elle est terminée par une autre en Haute-Marne, selon Jean Robinet. Après un court écart en Haute-Saône, la rivière aux multiples facettes, plus profonde et large, arrose la Côte d’Or, où elle se jette dans la Saône.
Pouilly reçoit dans son bras de Vingeanne trois ruisseaux dont le ruisseau de Coursaule qui, en outre, sépare le territoire de Pouilly-sur-Vingeanne, de celui de Saint-Seine-sur-Vingeanne. Dans les temps anciens, disait-on, la source du ruisseau était chaude et on la voyait dans la Roche des Fées, au fond d’une anfractuosité. Il suffisait d’aller se placer là pour être bientôt en complète transpiration et se trouver guéri de maux divers. Au village même, une source alimentait un lavoir où les femmes préféraient se rendre en hiver parce que l’eau y était moins froide.

Pouilly est un pays de sources dont la Fontaine-aux-Dames. La légende raconte qu’un jour, des châtelaines des environs voyageaient en calèche et à cause de la nuit ou de la nervosité des chevaux ou de quelques bandits de grands chemins, leur course finit dans la fontaine. On ne retrouva jamais la trace de ces dames. On dit aussi que la fontaine est profonde autant que le clocher de Pouilly est élevé.

Il y a une quinzaine d’années à Saint-Maurice-sur-Vingeanne, des jeunes du village, ont été à la recherche de « La Dame Blanche », sur le cimetière, la nuit, cette histoire de fées hante encore les esprits.

Épigramme

Épigramme
Autrefois, dans un petit village de la vallée de la Vingeanne, un vieux couple se déchirait. La femme pensait mourir avant son mari. Elle acheta une couronne mortuaire avec la mention : « A mon épouse ». Le mari mourut avant elle. L’épouse enleva le « e » au petit mot ajouté sur la couronne de fleurs. La mention : « A mon épous » figura dès lors sur la couronne de fleurs posé sur la tombe du défunt.