Le petit patrimoine rural réhabilité.

Le petit patrimoine rural réhabilité.

Actuellement à Bèze, près du cimetière, se déroule un chantier d’insertion. Les salariés de ce chantier ont été recrutés sur place, ils participent à la restauration de murs anciens en pierre.
L’association Fonds Agir Pour l’Emploi d’EDF (FAPE EDF), présidée par par Martin Leÿs, a visité le chantier de Défis 21, car cette dernière a établi un chantier d’insertion à Bèze.
La pierre vient de Lamargelle. Les travaux sont pris en charge dans le cadre du Plan Patrimoine Insertion du conseil départemental à 80 %, le reste à la charge de la commune. Ce chantier permet à des personnes cherchant un avenir de se former en restaurant le petit patrimoine rural.
L’Association Défis 21, a comme support d’activité la mise en valeur du Patrimoine bâti, la mise en valeur de l’environnement et l’espace vert, David Horiot en est le directeur.
« Ces 5 dernières années, une vingtaine de camions de 16 tonnes de pierres ont été nécessaires pour la réfection des anciens murs de Bèze. Durant cette période, cela a couté 100 000 € à la commune de Bèze. » : a précisé René Krémer, maire de Bèze.

Les missions de Défis 21, s’adressent à des personnes en rupture avec l’emploi afin de les aider à se réinsérer par l’accueil et l’intégration en milieu de travail, l’accompagnement social et professionnel et la formation.

Vins vignes et vignerons en Haute-Saône en 2018.

Vins, vignes et vignerons en Haute-Saône en 2018.
Le cas de la région de Champlitte et de Broye-les-Loups.
La Haute-Saône produit des vins, particulièrement dans le pays graylois. Ces vins sont injustement méconnus.
Il y a eu 1976, 1989, 2003, 2005, en attendant 2009, et enfin 2015, autant de crus souvent considérés comme remarquables, dont les derniers arrivés feraient immanquablement oublier le prédécesseur. En alliant cette fois quantité et qualité, ou vice-versa, le cru 2018, semble mettre tout le monde d’accord. Le pays graylois compte une dizaine de vignerons passionnés et passionnants.
Les traits sont tirés, mais les sourires radieux. . Deux points qui résument à eux seuls les grandes particularités de cette campagne 2018 en pays graylois. Elle aura été longue et dense, cependant cette vendange est finalement très prometteuse. De part et d’autres du pays graylois, où se concentrent la majorité des vignerons professionnels de Haute-Saône, on loue déjà ce millésime 2018, annoncé comme exceptionnel, à l’unanimité.
Au domaine de La Pâturie, à Champlitte, Julia Joyandet ne pouvait rêver une meilleure qualité pour son second millésime. Julia Joyandet est l’unique vinificatrice, dans un mode de vinificateurs du pays graylois. Sur les hauteurs de Champlitte, au domaine de La Pâturie, le nouveau chai, au sommet du coteau, vient de sortir de terre, juste à temps pour accueillir la nouvelle récolte. Aux entrées, parcelle de chardonnay, le domaine est passé de 15 à 30 hectolitre par hectare. La production augmente sensiblement sans avoir replanté. Les engrais organiques apportés au printemps ont porté leurs fruits. Le domaine pratique la sélection parcellaire, la vendange à la main, et la sélection des baies. Les premières cuvées sont de qualité. Le domaine ne pratique pas la chaptalisation. Le chardonnay, L’auxerrois, le pinot gris des Lavières et le pinot noir sont produits sur le domaine.
Ce millésime 2018, au domaine de La Pâturie, sera marqué par la pré-fermentation à froid, indispensable pour gagner du fruit et de la fraicheur dans les vins dans un contexte de chaleur. Le raisin est d’une qualité irréprochable, il fermentera directement en fut.
A quelques centaines de mètres de là, dans ses caves de la rue de la rue de la République à Champlitte, Pascal Henriot, vigneron en bio, n’est pas mois ravi par la nouvelle vendange. Pour Pascal Henriot, il s’agit de la meilleure vendange depuis 1992. Même les vignes qui produisent peu, ont bien donné. Le vigneron produit 40 000 bouteilles de blanc. La vigne a gelé en 2016, elle s’est reposée, 2017 a été bonne, et 2018 plus encore. On atteint 250 grammes de sucre par litre contre 180 à 200 grammes par litre il y a 20 ans. Avant tout le monde chaptalisait, on ne le fait plus. Le taux d’alcool naturel est à 14,5 degrés. Les vins deviennent plus ronds et moins acides.
A Broye-les-Loups et Verfontaine, les Boirin, père et fils produisent un chardonnay effervescent. En 2018, 6 000 bouteilles seront produites en effervescent sur ce vignoble, en limite du département de la Côte-d’Or. Le reste du vin sera produit en vin tranquille.