La nigelle sauvée par un chanitois.

La nigelle sauvée par un chanitois.
Les personnels du Conservatoire s’appliquent à présent à la multiplication de la nigelle.
La nigelle des champs, est une plante originaire des zones aride d’Europe de su sud-est ou du Proche-Orient. Au gré des déplacements de l’homme et du développement de l’agriculture, elle colonise les cultures de céréales. Elle fait parie comme d’autres des mauvaises herbes, des cultures de la catégorie des plantes messicoles, ou littéralement « qui colonisent les moissons ». La plupart de ces plantes « messicoles », ont toutefois subi une forte régression avec l’avènement des techniques agricole modernes, le développement du travail mécanique des sols, l’usage des engrais, et, surtout des herbicides. La nigelles des champs se retrouve ainsi dans la catégorie : »en danger critique d’extinction », dans la liste rouge des plantes menacées en Franche-Comté. On ne la trouve plus aujourd’hui que sur la commune de Champlitte, où, elle a disparu à l’état sauvage. Sa sauvegarde en Franche-Comté, ne tient qu’à l’intervention du vigneron Pascal Henriot, amoureux de Dame Nature, qui a eu la bonne idée de la semer dans son jardin, et de la maintenir depuis de nombreuses années ! En 2014, un plan régional de conservation a été mis en place par le Conservatoire Botanique national de Franche-Comté–Observatoire Régional des Invertébrés (CBNFC-ORI).
Il s’est notamment traduit par la mise en culture de la nigelle des champs, à partir de graines de Champlitte, par le Jardin Botanique de Besançon, dès 2017.
Cette culture, a permis de multiplier l’espèce et d’obtenir environ 200 000 graines en in d’années 2018. Cette multiplication avait pour objectif de permettre une réintroduction de l’espèce en milieu naturel dans la région.
Environ 100 000 graines ont semées lundi 11 mars sur le site du Conservatoire d’Espace Naturel (CEN) de Franche Comté de la Combe Charton à Champlitte. Le CEN y a aménagé depuis 2010 une gestion spécifique en faveur de la flore messicole. Une parcelle de huit hectares de friches agricoles a été acquise par le Conservatoire et des cultures extensives y ont été mises en place avec un agriculteur local.
Un suivi sera organisé cette année par la CEN et le CBNFC-ORI et un second lot de 10 000 graines supplémentaires sera semé cet automne à la Combe Charton. Par ailleurs, le Jardin Botanique de Besançon va poursuivre la multiplication de l’espèce.
Souhaitons longue vie à la nigelle des champs en Franche-Comté.

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