Symbolique du chien.

Le chien était présent dans les fermes, il avait un rôle bien défini. C’était celui du berger. A Boussenois, avant la guerre de 1914, et pendant le premier conflit mondial, chez  ma tante Angèle, il y avait une chienne : « La Bargère », son rôle était de surveiller et de guider le troupeau, cependant elle jouait également avec mon cousin Léon.

Les chiens étaient en principe attachés dans l’étable ou dans la bergerie. Ils étaient détachés pour la conduite du troupeau. Cela n’empêchait pas certains chiens de flâner. Bien évidemment, il y avait aussi le statut du chien de chasse.

De nos jours, il y a toujours, les eux types de chiens évoqués plus haut. Les chiens de garde et les chiens de compagnie, sont sans doute les plus nombreux.

Le chien, le compagnon de tous les jours, l’est aussi dans la mort. Il est le symbole du psychopompe, c’est-à-dire le guide des âmes dans leur voyage vers le royaume des morts.  Son rôle était de superviser l’embaumement du défunt puis de l’amener jusqu’à la salle du jugement des âmes.

Le chien et les créatures canines en général sont mentionnés de très nombreuses fois dans les mythes et les légendes. Ils y possèdent des attributs fantastiques, comme plusieurs têtes, la capacité de cracher du feu, celle de devenir invisible, de guider les âmes des morts ou encore celle de dévorer la lune et le soleil. La plupart de ces chiens légendaires sont issus de mythes, de légendes, de traditions religieuses et de folklores à travers le monde. Plus tard, la littérature de fantasy, les jeux de rôle et le cinéma s’en sont généralement inspiré pour créer leurs bestiaires. Ces chiens ont toujours une forte symbolique liée à leur apparence et à leurs attributs, parfois gardiens inflexibles, la plupart d’entre eux sont associés au monde des morts, aux enfers ou aux univers chtoniens en général.

La cynocéphalie est le fait de posséder une tête de chien. Le terme désigne les humanoïdes possédant une tête canine ou celle d’un animal apparenté, comme les hyènes ou les chacals. Cette particularité peut concerner aussi bien des divinités que des créatures humanoïdes et thérianthropes. « Cynocéphale » est aussi le nom d’une créature spécifique, présente dans les bestiaires médiévaux. La symbolique cynocéphale sert généralement à mettre en avant la sauvagerie et la bestialité3, notamment dans les représentations antiques grecques et chrétiennes. Dans la mythologie égyptienne, ces créatures ont au contraire pour fonction de garder les lieux sacrés. Il existe de nombreuses variétés de cynocéphales, comme les cynodontes, des hommes à mâchoire de chien. Selon Henri Cordier, la source commune de toutes les légendes sur des barbares à tête canine peut être trouvée dans la Romance d’Alexandre. Dans les figures chrétiennes orthodoxes, de nombreux cynocéphales sont présents6 comme Saint Christophe

Les chiens de la mythologie grecque sont connus grâce à la myriade de textes légués par les poètes grecs comme Hésiode. Le gardien des enfers, Cerbère, est décrit comme un chien monstrueux à trois têtes et à queue de serpent, capable de cracher du feu, et empêchant ceux qui passent le Styx de pouvoir s’enfuir. Il a parfois cinquante têtes ou même cent.

La mythologie nordique est très riches en loups et en chiens monstrueux, comme Garm, qui garde l’entrée du Niflheim, le pays des glaces et des brumes, et rejoint donc le rôle de Cerbère.

Le chien de la mythologie celtique le plus connu est un héros; Cu Cullan (traduit le chien de Cullan). Ce personnage est un demi -dieu car fils de Lug et de Eithne. Il a obtenu son nom en tuant le chien (cu) de Cullan le forgeron du roi. Il est le héros combattant par excellence.

 Au Mexique, des chiens étaient élevés spécialement pour pouvoir accompagner et guider les âmes des morts dans l’au-delà. Ces chiens, « couleur de lion » c’est-à-dire de soleil, « accompagnaient le défunt comme Xolot avait accompagné le soleil pendant son voyage sous la terre ». Le chien était parfois sacrifié à la mort de son maître afin de l’aider à franchir les neuf fleuves qui le séparaient de Chocomemictlan, le royaume des morts.

Le folklore britannique mentionne plusieurs chiens noirs comme des spectres principalement nocturnes. Leur apparition était considérée comme présage de mort. Il est souvent décrit plus grand et plus gros qu’un chien normal, et doté d’yeux rougeoyants. Il se dégage de lui une impression de froid, de découragement, et de désespoir. Ses apparitions sont souvent associées à des orages (comme celle de Bungay, dans le Suffolk) et se situent souvent dans les carrefours, les lieux de l’exécution et sur les voies antiques. Au Pays de Galles, elles se limitent à la mer, et aux paroisses du littoral. Sur la côte du Norfolk, la créature est censée être amphibie, sortant de la mer pour voyager de nuit sur les voies isolées. Les origines du mythe du chien noir sont difficiles à discerner. Les chiens noirs sont presque toujours malveillants, mais quelques-uns seulement (comme les Barghest) sont directement dangereux. La plupart ne sont en eux-mêmes qu’un signe de la mort, associé d’une façon ou d’une autre au diable. Certains, cependant, comme les chiens Gurt à Somerset et le chien de la pendaison Hills, peuvent parfois agir avec bienveillance.

Plusieurs mythologies mentionnent « les jours du chien » ou canicule. Ce nom vient de canicula, qui signifie « petite chienne ». Le nom était donné aux jours où l’étoile Sirius se levait initialement avec le Soleil,  du 22 juillet au 23 août. C’étaient les jours du débordement du Nil, et les jours les plus chauds. D’ailleurs le nom Sirius signifie « ardent ». Sirius était le nom du chien d’Orion. Les deux étoiles font partie de la constellation du Grand Chien (Canis Major). Orion et le Grand Chien furent placés dans le ciel à la suite du décès tragique d’Orion. Dans la tradition chrétienne saint Christophe, le saint à tête de chien (voir plus haut), a sa fête le 21 août,  en fin de période caniculaire.

« Il y a un petit peu de blanc dans mon petit chien noir, il y a un petit peu noir dans mon petit chien blanc. » : comptine enfantine.

Depuis plus de 15 000 ans, le chien est un gardien, et un compagnon de tous les jours, il comprend un certain nombre de mots, affectueux et fidèle, il accompagne dit-on les âmes jusque dans la mort.

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