La Bèze pas à pas. Chevigny-les-Bèze.

Bèze, sans oublier son hameau Chevigny, est candidate à la labellisation “Villes et Villages fleuris” décernée par le département.

Chevigny, anciennement Caviniacum villa, Cheveigney, Chavaigney… avait une église dans le passé. Mais, depuis quand ?

C’est au début du IXème siècle que le nom de Chevigny, et de son église, apparaît pour la première fois dans le livre de Solange de Montenay « L’abbaye Bénédictine Saint-Pierre de Bèze ».

D’après une note manuscrite du dernier curé de Bèze avant la Révolution, ce serait en 826 ou 827 que l’infirmier du monastère devint collateur de l’église. Cela peut paraître surprenant à cette époque, les officiers claustraux n’ayant pas alors de revenus en propre. On doit donc supposer que ce fut une dérogation exceptionnelle, car le texte est formel : « Les Bénédictins se disant nominateurs ou plutôt donnant cette nomination à leur infirmier à cause de certain droit qu’il avait jadis sur les oblations faites tant à l’église du dit Bèze qu’en celles de Bourberain et Chevigny, appelé droit de Patronage à luy cédé par le Sr Abbé sous Eugène second pour subvenir aux frais de l’infirmerie ».

Or, Eugène II fut pape de 824 à 827. Ce serait donc à l’installation de l’Abbé Séraphin (abbé de Bèze de 826 à 840) que la prérogative, jusque-là détenue par ses prédécesseurs (et incluant bien l’église de Chevigny), fut cédée à l’infirmier du monastère.

Plus tard, en 1272, un jeune damoiseau comtois, Jean de Rans, met à sac les villages de Chevigny et Noiron-sur-Bèze, et brutalise les habitants. Il force même les portes de l’église de Chevigny, s’empare du calice et du missel, ce qui lui vaut une sentence d’excommunication prononcée par l’official de Besançon, en mars 1272, pour violence, vols et sacrilège.

En 1587, dans le cadre des guerres de la Ligue,  le village est dévasté. Les quinze cents lansquenets, qui avaient ravagé Bèze et ses environs, y séjournèrent cinq jours. Après leur passage, c’est le néant, la terre rase. Sans précision sur l’église, on peut supposer qu’elle aussi a dû souffrir de cette guerre.

Il en est de même lors de la guerre de Trente ans où les troupes de Gallas, en 1636, ont dévasté la vallée de la Vingeanne, ainsi que Chevigny, lors de leur retraite en novembre.

Après la Révolution, lors de la refonte des cantons en 1801, Bèze est rattaché au canton de Mirebeau-sur-Bèze et Chevigny devient alors un hameau de Bèze. En 1849, la chapelle en ruine de Chevigny-lès-Bèze est entièrement reconstruite par Jean Sirodot, entrepreneur à Bèze, sur décision de la commune.

Actuellement, par manque de prêtres, les offices se font au chef-lieu de canton (plus rarement à Bèze). Exceptionnellement, des messes de Saint-Hubert ont eu lieu à Chevigny au début du XXIème siècle, avec bénédiction des chasseurs et des chiens.

La chapelle est toujours bien entretenue et fleurie par les paroissiens. Sobre et élégante, elle peut recevoir 70 à 80 personnes assises. Des pierres sculptées de l’ancienne église, visibles par-ci, par-là dans les murs des constructions voisines, attestent de la qualité architecturale de l’ancien sanctuaire.

Entre Chevigny-lès-Bèze et Bèze, existe le Chatenois, lieu géré par les Amis de la Nure,Agréablement situé dans la région de l’Est Dijonnais, en pleine nature, près du village médiéval, route de Noiron sur Bèze, 21310 Bèze. Cadre de verdure en plein nature, confort rustique, calme assuré, électricité solaire, cheminée à foyer ouvert.

L’étang de Bessey et le relais de chasse sont nichés au cœur d’une vallée agréable également.

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Intercommunalité : débats animés autour des équipements sportifs.

« Ce jeudi soir, les élus de la communauté de communes Mirebellois et Fontenois se sont réunis pour évoquer, notamment, l’intégration de trois équipements sportifs à la liste de ceux présentant un intérêt communautaire. Un point qui a été largement débattu.

Le conseil communautaire de la communauté de communes du Mirebellois Fontenois (CCMF), qui se tenait ce jeudi à Mirebeau-sur-Bèze, a permis d’aborder les équipements sportifs de l’intercommunalité. Il était ainsi question d’en ajouter trois à la liste des équipements sportifs d’intérêt communautaire : le terrain de tennis couvert de Belleneuve, le terrain de football et les vestiaires de Fontaine-Française et la piscine de Mirebeau-sur-Bèze. Didier Lenoir, président de la CCMF, a pu détailler les coûts de fonctionnement de ces équipements : « La moyenne des montants de fonctionnement entre 2016 et 2018 est de 1 469 € pour le terrain de tennis couvert de Belleneuve, 9 771 € pour le terrain de foot de Fontaine-Française et 43 326 € pour la piscine de Mirebeau ». Il a, par ailleurs, ajouté que « des travaux vont devoir être réalisés concernant la toiture du court de tennis qui est amiantée. On espère un financement pour cela à hauteur de 80 % ». Il a ainsi évoqué une estimation de 150 000 € environ pour réaliser ces travaux. « Pour la piscine, c’est un équipement ancien qui a un grand intérêt communautaire. Cependant, il va falloir la rendre accessible à tous en organisant le transport pour les écoles du territoire, mais aussi pour les centres de loisirs lors des vacances scolaires », a indiqué le président.

Le coût de fonctionnement de la piscine pointé du doigt

La délibération a finalement été votée à la majorité, malgré trois abstentions et quatre voix contre.

La Maison des services va ouvrir en octobre

Lors de ce conseil communautaire, il a aussi été question de l’ouverture de la Maison des services à Mirebeau-sur-Bèze, dont l’inauguration est prévue le 7 octobre. Cette Maison, qui sera basée au 6, bis place du Général-Viard, remplira plusieurs missions auprès des habitants du territoire, comme l’actualisation mensuelle à Pôle Emploi, la création d’espaces personnels sur différents services de l’État (CPAM, CAF, etc.) rédaction d’un curriculum vitae ou d’une lettre de motivation, l’obtention de formulaires ou imprimés, etc. Par ailleurs, une permanence se tiendra également à Fontaine-Française. Enfin, l’agent en charge de cette Maison pourra se déplacer dans les mairies pour les personnes ayant des difficultés de mobilité. » : cet article est paru sous la plume de Grégory Valloire.

La Bèze pas à pas 6. Chronique de Bèze.

Les grottes se visitent tous les jours d’avril à novembre, à pied et en barque.

Connue, dans sa partie initiale, depuis le Moyen Âge, la Grotte de la Crétane servait de refuge aux moines et aux villageois en cas d’invasion du bourg. La rivière souterraine fut découverte le 16 septembre 1950 par les membres du spéléo-club de Dijon.

Promenade autour de la résurgence à Bèze

La source jaillissante de la Bèze vers 1910

Le 5 mars 2006, de fortes précipitations de neige se sont abattues dans le département (40 à 50 cm de neige pendant le week-end), ce qui a eu pour effet de faire monter le niveau de la rivière 5 jours plus tard. Le parcours de la Bèze est de 31 kilomètres. Elle se jette dans la Saône près de Vonges. Au début du siècle, la source était jaillissante. Elle formait deux bouillons séparés importants, plus ou moins élevés d’après le débit. À côté de ces deux sorties d’eau se trouvait un troisième petit bouillon. Par suite de l’exploitation de la falaise par les moines comme carrière de pierre (les déblais étaient jetés dans la rivière en contrebas), des dégradations effectuées par les troupes allemandes, de la découverte de la grotte et de la rivière souterraine, son exploration, sans oublier l’érosion naturelle produite par le passage de l’eau, ces bouillons n’apparaissent plus que lors des périodes de crues.

La tour des Francs, datant du IXe siècle faisait partie des fortifications entourant le village au Moyen Âge. Elle est presque totalement détruite. Elle est appelée tour des Francs parce qu’elle était occupée et défendue par des francs-tireurs. Elle servait de tour d’alerte et de guet pour les villageois.

La cure est un bâtiment carré à la toiture bourguignonne qui a été construit entre 1830 et 1835 afin de remplacer l’ancienne Cure qui avait subi les outrages du temps. Ce fut la demeure du chanoine Kir qui, de 1910 à 1924, fut curé de Bèze. Il y vécu avec sa sœur et sa mère.

L’abbaye de Bèze fut une des premières à posséder une école monastique, dès 655. Celle-ci se trouvait dans l’enceinte de l’abbaye afin d’éduquer les jeunes moines. Plus tard, elle reçut des enfants des seigneurs et des nobles désirant s’instruire.

Pour faire face à son succès grandissant, une école extérieure fut fondée en 1280. En 1380, elle accueillait 40 garçons et 20 filles. Sa façade a été plusieurs fois remaniée. On peut remarquer des tripodes (trèfles) au-dessus des fenêtres, des têtes sculptées et des arcades de style gothique. En 1872 « l’hôtel du vieux monastère » s’y installa, puis une épicerie et la gare des autobus reliant Dijon à Gray.

La façade a failli partir pour les États-Unis en 1913. Ce bâtiment fut sauvé de la démolition et il obtint son classement par les Beaux-arts en 1914.

On voit encore la voûte de la halle du four banal, maintenant murée. Au premier étage, deux fenêtres accolées avec des arcades tréflées sont celles de l’ancien logis du moine chargé de son fonctionnement. Dans le logis, on voit encore une pièce avec alcôve, aux moulures en stuc d’époque Louis XV, une cheminée de la même époque, très bien sculptée et polie avec plaque de foyer à armoiries datant de 1738.

Les habitants du village étaient obligés d’y faire cuire leur pain. Ce four cessa de fonctionner le 15 octobre 1780 en échange d’une « redevance annuelle basée sur la situation de chacun. »

Le grenier à grain a plus ancienne maison de Bèze. Le premier étage servait de grenier à grains pour le monastère. En face, on voit une maison à colombage très ancienne elle aussi.

A la jonction de la rue Dom Clément et de la ruelle Saint Prudent, on aperçoit un toit en pointe. Celui-ci abritait le chœur de la chapelle dédiée à Saint-Prudent. Cette chapelle, construite entre le XIe et le XIIe siècle, abritait les reliques de Saint-Prudent. Ces reliques auraient fait plus de 20 miracles et elles étaient très vénérées. La chapelle fut vendue à la Révolution comme bien national et transformée en logement.

La Tour d’Oysel, est la deuxième tour des fortifications de l’abbaye subsistante de l’enceinte fortitiée du XVe siècle. Elle se situait à la jonction de la rivière et des douves entourant l’abbaye et qui seront comblées au XVIIIe siècle. Dès lors, la tour est désignée comme « servant de colombier ». Les murs ont 1,75 mètre d’épaisseur. Accolé à cette tour, il y a le « lavoir des sœurs ». L’école primaire Claude Monet est installée dans le grand bâtiment qui part de cette tour. Cette partie était l’ancienne cuverie des moines.

C’est vers l’an 900 que le monastère s’est entouré de fortifications. La tour de Chaux, en est l’un des vestiges et l’une des tours restantes de l’enceinte de l’abbaye. Elle est dite tantôt « Tour aux choues » ( aux chouettes), tantôt « Tour de Chaux », parce qu’au VIIIe siècle il y avait un trou à chaux près de sa base (Inventaire de 1790). Elle a trois étages et ses murs ont environ 2 mètres d’épaisseur.

La première chapelle paroissiale remonterait au VIIe siècle. La première église fut construite en 960 par les villageois et placée sous le vocable de Saint-Rémi (un tableau à l’intérieur de l’église illustre cet événement).

Saint Rémi fut l’évêque qui baptisa Clovis et 3000 de ses soldats à Reims en 498. Cette église fut reconstruite de nombreuses fois car elle fut, comme le village et l’abbaye, détruite et incendiée 7 fois dans son histoire.

Le 1er juin 1119, Joceran de Brancion, évêque de Langres, consacra l’église.

L’église est reconstruite en 1209.

Elle est détruite pour la dernière fois en 1636 par Matthias Gallas. On distingue encore, au niveau de transept (partie la plus ancienne conservée), des pierres de bossages ainsi que des meurtrières, il s’agissait donc d’une église fortifiée.

En 1768, son état était tel qu’il nécessita une reconstruction presque totale sous la direction du curé Guelaud qui fut le premier maire de Bèze, en 1790.

Une restauration totale de l’extérieur et de l’intérieur a été faite de 1995 à 1997 par la municipalité et une association de bénévoles.

À l’extérieur, on peut voir une statue en pierre sur un piédestal qui représente le Christ au lien (ou le Dieu de pitié). Il est appelé ainsi parce qu’il a les mains jointes. Ses amputations de la tête et de la jambe gauche sont sans doute l’œuvre de vandales. À côté est érigée une croix qui faisait partie de l’ancien cimetière.    Dom François Clément : célèbre moine écrivain qui fut l’auteur de 12 volumes sur l’histoire littéraire de la France et l’Art de vérifier les dates. Il naquit à Bèze le 7 avril 1714.

Les personnalités liées à la commune :

    Félix Adrien Kir, (dit le chanoine Kir), affecté à Bèze en 1910. En 1914, il part en guerre pour rejoindre une unité médicale aux armées. Il quitte Bèze en 1924 car il est nommé à Nolay (Côte-d’Or). Sa mère repose au cimetière de la commune.

    Saint Prudent : archidiacre et martyr de Narbonne. Un des événements importants de l’histoire de l’abbaye de Bèze et peut-être la cause première de sa célébrité, est la possession des reliques de Saint-Prudent. Ses différents miracles imputés à ses reliques ont été relatés par le moine Thibault.

    Charles Arnoult, juriste puis député, à l’origine du choix du nom du département de la Côte-d’Or, né à Bèze en 1734, mort en ce même village en 1796.

    Édouard Persin, champion cycliste, « lanterne rouge » du Tour de France 1928, est né à Bèze le 29 mars 1902. En 1924, il avait remporté Dijon-Auxonne-Dijon.