Selongey. Venelle 5.

En suivant la Venelle, on arrive à Selongey.

Selongey est une commune française située dans le département de la Côte-d’Or en région Bourgogne-Franche-Comté.

Selongey est une commune située sur la Venelle aux portes de la Bourgogne, non loin de la limite entre les départements de la Côte-d’Or et de la Haute-Marne.

Selongey est aussi un centre industriel de haute technologie avec l’usine SEB (Société d’Emboutissage de Bourgogne), société de renommée mondiale qui fit naître l’autocuiseur cocotte-minute en 1953, une révolution dans les foyers français et plus tard étrangers grâce à l’exportation. La multinationale SEB est née d’une entreprise familiale de Selongey créée par la famille Lescure au XIXe siècle.

Sa situation géographique en fait un point de passage et de halte pour de nombreux touristes venus des Pays-Bas, de la Belgique, de l’Angleterre et de l’Allemagne notamment.

Son camping qui accueille près de 5 000 visiteurs chaque année et ses gîtes permettent de faire une escale pour visiter les environs boisés de la ville et les bords de la Venelle (petite rivière).

L’église de Selongey, placée sous le vocable de saint Rémi, est remarquable, elle est classée au titre des Monuments historiques le 20 juillet 1908. Le carillon est composé de quarante-huit cloches auxquelles s’ajoute une quarante-neuvième appelée braillarde. Les grosses cloches donnent un son grave et les petites ont une sonorité aiguë. La fonderie Paccard, près d’Annecy (Haute-Savoie) est intervenue au clocher de Selongey afin de rénover des cloches en 1957, 1968, 1976 et 1980. L’ensemble en métal pèse près de 8 tonnes.

Les vestiges de la villa gallo-romaine des Tuillières (vestiges) est inscrite au titre des Monuments historiques le 14 septembre 1989.

La chapelle Sainte-Gertrude de Selongey est inscrite au titre des Monuments historiques le 9 février 1970.

Frédéric Lescure est un personnage marquant de l’histoire de Selongey. Fondateur de la société SEB (Société d’emboutissage de Bourgogne) qui lança la cocotte-minute en 1953, il en fut le président-directeur général de 1953 à 1972, puis président du conseil de surveillance de 1972 à 1975.

Il fut également conseiller général de Côte-d´Or, maire de Selongey (1971 à 1983) et conseiller régional de Bourgogne (1981 à 1986). Il est le président du Conseil régional de Bourgogne de 1983 à 1985.

Il rapporte ses souvenirs de la Seconde Guerre mondiale dans un ouvrage intitulé Guerrier errant. Il y relate son passage par la France libre avant son étonnant retour en France en 1941.

La SEB au cœur de la ville de Selongey, c’est toute une histoire. En 1857, Antoine Lescure, rétameur, ouvre un atelier de ferblanterie à Selongey (Côte-d’Or). Repris par son fils Jean Lescure en 1865 celui-ci abandonne le commerce pour se consacrer exclusivement à la fabrication. La manufacture Jean-Lescure va devenir, grâce à la mécanisation de la production, une des principales ferblanteries du pays.

Avec la fin de la Grande Guerre, le monde évolue et voit se développer la production d’objets manufacturés, ce qui profitera au développement de SEB. Au début du XXe siècle, plusieurs entrepreneurs, dont Robert Weintraud fondateur de la marque Rowenta, vont commercialiser des appareils domestiques. À la même période, débute à Lyon la production de fers à repasser électriques qui aboutira à la création de la société Calor en 1917. Cependant le marché reste très restreint, la maison moderne étant un privilège réservé aux milieux urbains fortunés. Les arrière-petits-fils d’Antoine Lescure (Jean, Frédéric et Henri) relancent la société dans les années 1930 et se concentrent sur un produit phare, le « passe-lait ». Pratique et solide, il rencontre un succès immédiat qui permet de moderniser les infrastructures de production.

À partir de ce moment, l’entreprise va connaître une grande croissance basée sur la fabrication du produit en grande série pour diminuer son coût de revient tout en assurant au consommateur un produit plus solide, plus maniable, plus sûr et plus simple. Fort de son savoir faire dans la technique de l’emboutissage, l’entreprise adopte en 1944 la dénomination de « Société d’emboutissage de Bourgogne » ou SEB.

À la fin de la Seconde Guerre mondiale, les équipements ménagers se démocratisent et SEB s’engage dans la mutation de la cuisine. Son produit emblématique, la Super-Cocotte, lancée en 1953, fait rapidement exploser son chiffre d’affaires. Ce succès permet à SEB d’accélérer son développement fondé sur l’innovation, sur les acquisitions et sur les méthodes du marketing moderne qui prend son essor dans les années 1960.

SEB entreprend d’abord le rachat en 1968 de Tefal, spécialisée dans les articles culinaires antiadhésifs, et en 1972, celui de Calor, spécialisée dans les fers à repasser, les sèche-cheveux et les radiateurs électriques d’appoint.

En 1973, la société holding SEB S.A est créée et le groupe est organisé, en 1975 l’action SEB est introduite à la Bourse de Paris.

En 1976, le siège social du groupe est transféré de Selongey à Écully.

C’est en 1988, avec l’acquisition de Rowenta, qui fabrique notamment des fers à repasser, des cafetières électriques, des grille-pain et des aspirateurs, que SEB prend véritablement une dimension internationale.

et devient le leader européen du petit équipement domestique. Son expansion géographique, initiée également dès les années 1970 avec des ouvertures de filiales au Canada, en Grande-Bretagne, aux États-Unis et au Japon, prend une dimension véritablement mondiale avec le rachat pour 220 millions de dollars d’Arno, leader du petit électroménager au Brésil en 1997, et celui de Volmo, leader en Colombie et au Venezuela, en 1998.

En 2001, le groupe SEB rachète une partie des activités de son concurrent historique Moulinex/Krups, en redressement judiciaire, complétant ainsi ses positions sur les marchés matures.

La décennie suivante est ensuite marquée par le développement du groupe dans les pays émergents, notamment par l’ouverture de filiales en Thaïlande, au Pérou, en Malaisie, à Taïwan, etc.

En 2004, Seb acquiert pour 250 millions de dollars All-Clad, filiale américaine de Waterford Wedgwood, qui fabrique des articles culinaires haut de gamme.

Puis en 2005, il acquiert Lagostina (qui comprend également Zyliss), leader italien des articles culinaires haut de gamme en inox.

SEB fait également l’acquisition de Panex, leader brésilien des articles culinaires, présent essentiellement dans le milieu de gamme.

En 2006, Seb acquiert l’entreprise américaine Mirro Wear Ever pour 28 millions d’euros.

Le groupe prend entre 2006 et 2007 une prise de participation majoritaire dans la société chinoise Supor, cotée à la bourse de Shanghai. C’est la 1re fois qu’une société étrangère prend le contrôle d’une société cotée chinoise. Cette société spécialisée dans les articles de cuisine et dans le petit électro-ménager, emploie plus de 4 000 personnes et contribuerait aux chiffres d’affaires dès l’automne de cette même année. L’opération se déroule en deux phases, 30 % en août 2007 pour 115 millions d’euros et 21 % prochainement grâce à une OPA pour 335 millions. Selon la direction cette acquisition permettra de « rester compétitif sur les entrées de gamme » et d’approvisionner directement les marchés asiatiques et américains.

En 2010, Seb acquiert Imusa, leader colombien des articles culinaires.

En 2011, Seb acquiert 65 % d’Asia Fan, principal fabricant de ventilateurs au Viêt Nam, qui emploie 700 personnes, pour un montant inconnu, et prend une participation de 55 % dans Maharaja Whiteline, fabricant de petits électroménagers en Inde. La même année, Seb renforce de sa participation au capital de Supor à 71,3 %.

En mai 2014, Seb devient l’unique actionnaire de Maharaja Whiteline en acquérant les 45 % de participations qu’il ne détenait pas dans le fabricant indien. En juillet 2015, Seb acquiert OBH Nordica, une entreprise suédoise spécialisée dans le petit électroménager, pour un montant inconnu. Le groupe connaît une croissance fulgurante, doublant de taille en quelques années, grâce à des innovations, comme la friteuse Actifry, et la poursuite d’acquisitions.

En mai 2016, Seb acquiert EMSA, une société allemande spécialisée dans les carafes, les bouteilles isothermes, les ustensiles de cuisine et les boites de conservation. Le même mois, Seb annonce l’acquisition pour 1,02 milliard d’euros hors reprise de dette et 1,6 milliard d’euros dette incluse de WMF Group, entreprise allemande présente dans le petit électroménager mais surtout spécialisée dans les machines à café. Il s’agit de la plus grosse acquisition de toute l’histoire du groupe.

En juin 2017, Seb inaugure son nouveau siège social à Écully, regroupant plusieurs sites de l’agglomération lyonnaise ainsi qu’une partie des effectifs de Selongey.

En 2018, le Groupe SEB lance avec Monoprix un service de location de petit électroménager sous le nom de « Eurêcook » auprès des consommateurs urbains.

Le 9 janvier 2019, il acquiert Wilbert Curtis, le no 2 américain des machines à cafés pour les professionnels, pour un montant non divulgué et se renforce sur le segment des boissons chaudes et froides. SEB lance plus de 250 nouveaux produits par an et emploie quelque 1 300 personnes en innovation incluant notamment des designers.

Présent dans plus de 150 pays dans le monde, le groupe réalise plus de 44 % de ses ventes dans les pays émergents. En 2018, 41 % des ventes sont réalisées en Europe occidentale, 24 % en Chine, 12 % en autres pays EMEA, 10 % en Amérique du Nord, 9 % en autres pays Asie-Pacifique, et 5 % Amérique du Sud. Le groupe SEB dispose de 41 sites industriels dans le monde.

Le groupe SEB possède plus de 30 marques à forte notoriété nationale ou mondiale.

À l’échelle internationale, on peut citer Krups, Moulinex, SEB, Rowenta, Lagostina, All-Clad, WMF, Tefal ou encore Calor.

En Amérique du Nord, les principales marques du groupe SEB sont : Wilbur Curtis, All-Clad, AirBake, Mirro, Regal, T-Fal, WearEver.

Le groupe possède également un grand nombre de marques en Amérique du Sud avec : Samouraï, Arno, Panex, Rochedo, Clock, Penedo, Imusa.

De plus, Seb possède les marques Supor en Chine, Maharaja Whiteline en Inde et Asia Fan au Viêt Nam.

Le président-directeur général du groupe est, depuis 2000, Thierry de La Tour d’Artaise.

Le groupe Seb est coté en Bourse à Paris depuis 1975. Le conseil d’administration du groupe est composé de 15 membres représentatifs de l’ensemble des actionnaires, dont 9 représentant le groupe fondateur qui, au 31 décembre 2012, détenait 43,43 % du capital et 59,30 % des droits de vote.

Tout est parti de Selongey. Apparue il y a 66 ans, la Cocotte-Minute s’est rendue indispensable dans nos cuisines. Et fidèle à sa vocation première, elle continue à faciliter la vie des cuisiniers en intégrant les nouvelles technologies au service de menus toujours plus sains.

SEB a créé son succès en promettant une cuisine goûteuse et économique grâce à sa Super-Cocotte qui a vu le jour juste après la Seconde Guerre mondiale. Vendue 40 % moins cher que ses concurrentes, elle séduit le public d’abord par son prix. Plus maniable et pratique grâce à sa légèreté, la Super-Cocotte éclipse rapidement les autres autocuiseurs, dont la fameuse Cocotte-Minute dont il ne subsistera désormais plus que le nom.

La recette du succès de l’autocuiseur SEB réside aussi dans… son livre de recettes ! Au départ, le petit livret garni de quelques recettes participe à l’élaboration d’un nouveau savoir-faire culinaire. Mais enrichi, il devient un best-seller. En 1959, les 300 recettes de Françoise Bernard deviennent le premier livre de cuisine des Français.

À la fin des années 60, sur dix cocottes achetées en France, neuf sont des SEB. La marque bourguignonne a un quasi-monopole. Au fil du temps, la Cocotte change d’allure : à l’étranger, on préfère la fermeture baïonnette (une rampe sur le couvercle qui s’emboîte sur celle de la cuve) au traditionnel étrier, la poutre de métal qui surplombait le couvercle.

Indémodable et indétrônable, la Cocotte-Minute occupe toujours une place de choix dans les cuisines actuelles. Contrairement au reste de l’électroménager qui peuple les plans de travail, la Cocotte n’a pas vraiment changé de look. Si son ouverture et son utilisation ont été facilitées par les avancées technologiques (simple pression sur un bouton pour l’ouverture, analyse de l’autocuiseur pour le temps de cuisson…), la Cocotte de 2013 ressemble étrangement à sa grand-mère de 1953.

Pour SEB, la recette reste inchangée : la marque prône toujours une cuisine saine et facile qui continue à être véhiculée par le livre de recettes, désormais en partie numérique, disponible pour ses clients. Ni tout à fait changé, ni tout à fait le même, l’autocuiseur traverse les générations. Le sifflement de la soupape dont s’échappe la vapeur lorsque la soupe est prête marquera encore l’enfance de nombreux petits Français. Le groupe SEB possède dix usines en France. Il existe un centre de recherche à Is-sur-Tille, petite ville à 10 km de Selongey, où sont produits des grille-pains, des friteuses. À Selongey sont conçus des cocottes minutes. L’emboutissage a donc lieu à Selongey. En 2013, sur les chaînes, le rythme de travail est selon les “trois huit” (roulement d’horaires) : les employés travaillent en équipe pendant sept heures. Après ces sept heures, les équipes changent selon les horaires : de 5 à 12 heures, 12 à 19 heures et 19 heures à 2 heures. À Selongey, environ cinq cents personnes travaillaient à l’usine en 2013. Il existe un comité d’entreprise.

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