Fête des morts à Champlitte.

Samedi 2 novembre à Champlitte, auront lieu les ateliers au château dès 14 h puis, à 16 h, avec un goûter mexicain composé du traditionnel pan de muertos et d’un chocolat chaud en provenance du Mexique. Il y aura dans ce cadre de la fête des morts à Champlitte la projection du film Coco à la salle des fêtes à 17 h, puis la grande parade en lumière. Cet événement festif et coloré vient souligner les liens qui unissent le Département de la Haute-Saône au Mexique. En famille, choisissez le bon déguisement, étincelant et fleuri, et joignez-vous à nous ! Infos : 03 84 95 76 50. En partenariat avec l’AIL’e, l’OT4R, l’école de musique départementale, les associations des Amis des Musées Départementaux.

Un prix pour l’Espace Robert Poinsot.

René Kémer, premier édile de Bèze a posé avec l’architecte Richard Athias qui a reçu le prix : « Franchement bois 2019 » , dans la catégorie « Accueillir ». Richard Athias est lauréat de ce prix décerné par Fibois, l’interprofession du bois en Bourgogne-Franche-Comté.

« En avril, nous avons su qu’un espace d’accueil des grottes de Bèze avait été retenu lors de l’appel à projets Franchement Bois 2019 avec neuf autres constructions de Bourgogne-Franche-Comté, parmi 57 réalisations. Il a été primé dans la catégorie “accueillir”.

Pour mémoire, architectes, bureaux d’études, constructeurs et maîtres d’ouvrage étaient invités par Fibois BFC à présenter un bâtiment, un agencement ou un aménagement bois réalisé en région et livré après le 1er  janvier 2016 dans le cadre de ce concours organisé pour la deuxième fois.

Mise en valeur de la performance énergétique

« Je ne pensais même pas candidater », se souvient Vincent Athias, architecte de l’accueil des grottes de Bèze, baptisé espace Robert-Poinsot. « Ce concours mettait en valeur la performance énergétique. Or, ce bâtiment étant saisonnier, avec une ouverture de fin mars à fin octobre, cela n’a pas été un critère prépondérant dans la construction. Je me suis dit que ce n’était pas la peine de répondre. Mais Vincent Protais, chargé de mission seconde transformation/prescripteur bois pour la région Bourgogne-Franche-Comté, m’a poussé à participer à l’événement », poursuit-il.

« Une reconnaissance de la filière »

Pour l’architecte, c’est une « fierté, d’autant que j’ai appris un peu tout seul. C’est une reconnaissance de la filière. La construction bois est moins répandue qu’on ne le pense ». Ce qui a pesé en faveur de l’accueil des grottes de Bèze, selon Vincent Athias, c’est « l’intégration du bois dans l’environnement patrimonial de la commune de Bèze. Par ailleurs, c’est un bâtiment qui a été entièrement conçu en filière sèche. Tout a été fait en bois ou en dérivé bois, il n’y a pas de plâtrerie par exemple. Ceci afin que le bâtiment soit disponible le plus vite possible. »

Le projet ayant été sélectionné par le jury, il a participé au Prix national de la construction bois mais n’a pas été primé. » : d’après Noémie Peyrard.

Un enterrement d’oiseau.

Seul garçon de mon petit quartier, je n’avais pas le droit de jouer avec mes  voisines. Nos parents étaient en guerre. C’étaient une guerre sourde et froide, pour une histoire de mur. Cette guerre froide a duré trente ans. J’y reviendrai.

Comme pour tous les jeux interdits, nous nous retrouvions, à l’insu de nos parents. Un jour, la petite bande a trouvé un oiseau blessé. C’était un moineau à la patte cassée. Nous avons essayé de le guérir en vain.  Nous ne connaissions pas encore les feuilletons médicaux. Nous n’avons pas fait : « NFS, chimie, iono, gaz du sang, il faut une ampoule d’adré ». L’oiseau est décédé malgré tout. Cela nous plongea dans une profonde tristesse. Nous décidâmes du haut de nos 6 ans pour moi, de procéder à des obsèques. Nous avons mis nos plus beaux habits. Les filles ont pris le livre de messe de la grand-mère. Nous avons fait une procession avec des chants en latin et des prières en guise de viatique. Une petite tombe avait été creusée en l’Outre, quartier du village. Le cercueil était une boite d’allumettes. Nous étions persuadé que le petit oiseau allait monter au ciel. Nous pensions que les morts montaient au ciel et nous voyaient. Si bien que nous suivions les nuages en vélo, persuadés que le mort nous voyait dans son nuage. Trois semaines après, la petite équipe persuadée que le cercueil serait vide, procéda à une exhumation. Nous trouvâmes le corps en putréfaction bien entendu. Quelle ne fut pas notre surprise. L’oiseau n’était pas monté au ciel.

Nous pensions également que les bébés venaient en s’embrassant. Les amoureux s’embrassaient. Nous étions persuadés qu’ils allaient avoir des bébés.

Que de croyances désuètes et surannées.

Cette guerre entre parents  forçait les enfants à se voir quasi secrètement. Bien des années plus tard, j’allais un jour d’hiver déneiger chez mes parents. Je passai devant chez la grand-mère et je déneigeai devant chez elle. Au bout d’un certain temps, elle m’invita à prendre un café. J’acceptai et nous parlâmes. Je lui ai dit que j’avais souffert enfant de cette dispute entre mes parents et sa famille. Elle me répondit qu’elle ne savait pas que cela avait affecté autant les enfants. Malgré cette fâcherie nous avions joué, nous les enfants, quand même. Les gosses avaient mis en place un jeu de piste avec des flèches sur les pylônes électriques,  et un langage secret pour se retrouver. Il y avait des mots cachés en langage codé sous des pierres pour se reconcentrer à un endroit donné. Nous avions fait une société secrète. Comme quoi les enfants entre 6 et 10 ans pouvaient se jouer des interdictions des adultes.