Le Salon pas à pas 8. Champlitte.

Le Salon pas à pas 8. Champlitte.

Champlitte, en patois Champlitre,  est une commune française située dans le département de la Haute-Saône, en région Bourgogne-Franche-Comté. Elle fait partie de la région culturelle et historique de Franche-Comté.

La commune de Champlitte est la plus vaste du département et elle est composée de plusieurs communes associées : Le Prélot, Leffond, Montarlot-les-Champlitte, Margilley, Neuvelle-les-Champlitte, Champlitte-la-Ville et Frettes.

Ses habitants, appelés les Chanitois, étaient au nombre de 1 761 en 2016.

Elle bénéficie des labels Cité de Caractère de Bourgogne-Franche-Comté et Commune touristique. Depuis août 2016, Champlitte est la commune référente pour le développement de la Via Francigena en France.

La cité surplombe la rivière Salon à l’orée de trois régions historiques : la Franche-Comté, la Bourgogne et la Champagne. Elle est établie sur un promontoire à 240 mètres d’altitude.

L’origine du nom de Champlitte proviendrait de campus litensis (camp des Lites ou Lètes au IIIe siècle) ou de campus limites (territoire frontalier). On en retrouve les premières mentions écrites dans la chronique de l’abbaye Saint-Pierre de Bèze.

La région de Champlitte est occupée très tôt, puisqu’on a retrouvé des preuves de présence depuis 400 000 ans avant notre ère. Mais les traces d’occupation sont nombreuses dans le secteur surtout à partir du paléolithique moyen. Durant la période gallo-romaine, Champlitte est à proximité de deux voies, l’une de Langres à Besançon, et l’autre de Danmartin à Langres.

Plusieurs villas, retrouvées au cours des siècles, un trésor monétaire du IIIe siècle confirment que l’endroit était habité. Le premier seigneur de Champlitte dont le nom soit conservé, est Gérard de Fouvent.

Un château fort est attesté au Moyen Âge, incendié à plusieurs reprises. Les seigneurs de Fouvent, agissant en maîtres dans leur seigneurie, construisent un château-fort au sommet de la colline, à proximité immédiate d’un foyer de peuplement plus ancien (gallo-romain) : le village de Champlitte-la-Ville situé à 1 km, installé en fond de vallée et sans valeur défensive, entre en concurrence avec le centre nouveau, né du château, le castrum qui lui est installé sur une butte. Des sondages archéologiques menées par l’INRAP en 2010 attestent cette présence et sa position.

Les quartiers d’habitation se fixent à l’intérieur de la forteresse, dans la basse-cour, le bourg se développe dans la vallée, entre le château et le pont ; les halles et les murs sont mentionnés depuis 1252: le fossé est le premier obstacle à franchir pour celui qui vient de l’extérieur, il peut mesurer entre 15 et 20 mètres et derrière le fossé se trouve le rempart à l’origine certainement en bois. La proximité du château assure la protection des activités marchandes et artisanales. La ville va ensuite se peupler de monastères : prieuré bénédictin de Saint-Christophe à Champlitte-la-Ville, le couvent des Augustins (XIVe siècle), le chapitre collégial (1439) puis en 1475 quand la ville fut ruinée, Charles Quint fait clore le bourg par une muraille bordée d’un fossé et fortifiée de plusieurs tours. Quelques vestiges de cette période sont actuellement encore visibles (tour des Annonciades, tour Charles-Quint, fossé, couvent des Augustins) et la topographie des ruelles permet de lire la structure ancienne de la ville.

La seigneurie de Champlitte appartient ensuite à une branche cadette de la maison de Vergy, et la ville prospère sous la protection des sires de Vergy.

Champlitte a fait successivement partie des diocèses de Langres, de Dijon puis de Besançon.

Elle fut chef-lieu du district de 1790 à 1795.

La région de Champlitte est occupée très tôt, puisqu’on a retrouvé des preuves de présence depuis 400 000 ans avant notre ère. Mais les traces d’occupation sont nombreuses dans le secteur surtout à partir du paléolithique moyen. Durant la période gallo-romaine, Champlitte est à proximité de deux voies, l’une de Langres à Besançon, et l’autre de Danmartin à Langres.

Plusieurs villas, retrouvées au cours des siècles, un trésor monétaire du IIIe siècle confirment que l’endroit était habité. Le premier seigneur de Champlitte dont le nom soit conservé, est Gérard de Fouvent.

Un château fort est attesté au Moyen Âge, incendié à plusieurs reprises. Les seigneurs de Fouvent, agissant en maîtres dans leur seigneurie, construisent un château-fort au sommet de la colline, à proximité immédiate d’un foyer de peuplement plus ancien (gallo-romain) : le village de Champlitte-la-Ville situé à 1 km, installé en fond de vallée et sans valeur défensive, entre en concurrence avec le centre nouveau, né du château, le castrum qui lui est installé sur une butte4. Des sondages archéologiques menées par l’INRAP en 2010 attestent cette présence et sa position.

Les quartiers d’habitation se fixent à l’intérieur de la forteresse, dans la basse-cour, le bourg se développe dans la vallée, entre le château et le pont ; les halles et les murs sont mentionnés depuis 12524: le fossé est le premier obstacle à franchir pour celui qui vient de l’extérieur, il peut mesurer entre 15 et 20 mètres et derrière le fossé se trouve le rempart à l’origine certainement en bois4. La proximité du château assure la protection des activités marchandes et artisanales. La ville va ensuite se peupler de monastères : prieuré bénédictin de Saint-Christophe à Champlitte-la-Ville, le couvent des Augustins (XIVe siècle), le chapitre collégial (1439) puis en 1475 quand la ville fut ruinée, Charles Quint fait clore le bourg par une muraille bordée d’un fossé et fortifiée de plusieurs tours. Quelques vestiges de cette période sont actuellement encore visibles (tour des Annonciades, tour Charles-Quint, fossé, couvent des Augustins) et la topographie des ruelles permet de lire la structure ancienne de la ville.

La seigneurie de Champlitte appartient ensuite à une branche cadette de la maison de Vergy, et la ville prospère sous la protection des sires de Vergy.

Champlitte a fait successivement partie des diocèses de Langres, de Dijon puis de Besançon.

Elle fut chef-lieu du district de 1790 à 1795.

Champlitte a absorbé en 1805 Le Prelot, formant la commune de Champlitte-et-le-Prélot. Bien plus tard, une nouvelle fusion est opérée, le 1er janvier 1972, et la commune de Champlitte est créée par la réunion des anciennes communes de Champlitte-et-le-Prélot, Champlitte-la-Ville, Leffond, Margilley, Montarlot-lès-Champlitte, Neuvelle-lès-Champlitte.

Le 1er juillet 1974, la commune a été agrandie par le rattachement de Frettes, ancienne commune appartenant auparavant à la Haute-Marne.

En superficie, c’est la commune la plus étendue du département de Haute-Saône.

    1479 : Durant la guerre de succession de Bourgogne, les troupes de Louis XI détruisent Champlitte.

    1538 : Charles Quint fait entourer la bourgade reconstruite d’un fossé et de murailles fortifiées de plusieurs tours dont certaines sont encore existantes : tour Charles-Quint, tour des Annonciades.

    1560 : François de Vergy succède à Claude de Vergy (son oncle), et devient lieutenant général. À ce titre, il gouverne la Franche-Comté. Le siège militaire se trouve à Gray.

    1562-1566 : construction probable du château de Champlitte, par Nicolas Moris.

    5 septembre 1574 : Philippe II d’Espagne fait de la terre de Champlitte un comté en faveur de François de Vergy, gouverneur du comté de Bourgogne et de Charolais, à raison de ses grands services.

    1595 : siège de Champlitte par Henri IV.

    1620 : fondation du couvent des annonciades célestes

    août 1638 : les habitants trouvent refuge dans le château face aux attaques des troupes françaises. Les troupes du duc d’Angoulême, général de Louis XIII, incendient la forteresse et la ville.

    1674 : remaniements du château.

    1751 : château de nouveau incendié.

    1781 : reconstruction du château par l’architecte Claude Joseph Alexandre Bertrand, à la demande d’Hippolyte Jean-René de Toulongeon.

La commune fait partie de l’arrondissement de Vesoul du département de la Haute-Saône, en région Bourgogne-Franche-Comté. Pour l’élection des députés, elle dépend de la première circonscription de la Haute-Saône.

Elle était depuis 1793 le chef-lieu du canton de Champlitte. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune fait désormais partie du canton de Dampierre-sur-Salon.

La commune fait partie de la communauté de communes des quatre rivières, intercommunalité créée en 1996.

Le tourisme saisonnier est un point fort de la commune de par l’offre patrimoniale proposée, avec la présence des Musées départementaux de la Haute-Saône, la présence de sites protégés de pelouses sèches sur terrain calcaire et d’infrastructures touristiques du type camping, gîtes d’étape, hôtels, restaurants et office du tourisme. De nombreux sentiers balisés pédestres sillonnent le territoire. Le territoire est également traversé par l’itinéraire européen de la via Francigena, passant par Champlitte, Besançon et la Suisse.

2 commentaires sur “Le Salon pas à pas 8. Champlitte.

  1. Bâtiments historiques remarquables :

    Vieille ville
    Maison Briard (dénommée Cour violette en raison de ses bâtisseurs MM. Coursier et Violet)
    Ancien hôpital royal (1675)
    Anciennes maisons du Chapitre
    Mairie (ancienne dépendance du château de Champlitte)
    Orangerie-théâtre du XVIIIe siècle26 construite par l’architecte Claude Joseph Alexandre Bertrand, belvédère sur la vallée du Salon
    Cabordes anciennes et reconstituées sur le site des Lavières
    Oratoire Saint-Didier et sa statue du XVIIe siècle à Frettes commune associée à Champlitte.

    Monuments historiques classés :

    Château-Musée (ayant servi successivement de mairie, d’école et de collège, actuellement musée départemental d’arts et traditions populaires) : château (XVIe siècle-XVIIIe siècles).

    Église Saint-Christophe de Champlitte (XIXe siècle) – beffroi du XVe siècle – église construite à partir de la chapelle seigneuriale voûtée d’ogives des sires de Vergy (XVe siècle). Des gargouilles ornent le sommet de la tourelle escalier ;
    Église Saint-Christophe de Champlitte-la-Ville (nef romane, clocher-porche et chœur gothiques)
    Couvent des Augustins (XVe – XVIIe siècle).
    Tour des Annonciades (XVIe siècle).
    Tour Charles Quint (XVIe siècle).
    Maison dite espagnole (1573), numéro 13 place des Halles. La date est inscrite sur le linteau. Aucune indication concernant le premier propriétaire. Lors d’une restauration, la forme des fenêtres a été allongée par la suppression des pierres d’appui moulurées qui reposaient sur le bandeau inférieur9.
    Hôtel Grillot (1550-1580).
    Personnages historiques liés à Champlitte :
    Hugues de Saulieu, bailli de Langres et de Champlitte au XIIIe siècle.
    Jean Grusset dit Jean Richardot, chef-président du Conseil privé des gouverneurs des Pays-Bas espagnols, les archiducs Albert d’Autriche et l’infante Isabelle-Claire-Eugénie d’Autriche, né à Champlitte en 1540.
    Hippolyte-Jean-René de Toulongeon (1739-1794), lieutenant-général des armées de la Royauté y est né.
    Anne Edmé Alexandre de Toulongeon (1741-1823), frère cadet du précédent, maréchal de camp des armées de la Royauté y est né.
    Claude-Christophe Gourdan, parlementaire de la Révolution française né à Champlitte, le 1er novembre 1744, et mort dans la même ville le 2 août 1804. Fondateur de la Société des amis de la Constitution, jacobin et siégeant à la Montagne, il vota la mort de Louis XVI.
    Claude François Henry (1773-1812), colonel du génie des armées de la République et de l’Empire ; mort au combat durant le siège de Valence (Espagne). Son nom est gravé sous l’Arc de triomphe : 38e colonne, pilier Ouest.
    Jean-Baptiste Fourot (1781-1854), chirurgien de la Grande Armée ; il repose dans le cimetière communal.
    ouis Édouard Gourdan de Fromentel (1824-1901), médecin et paléontologue.
    Marcel Hanriot (1894-1961), aviateur.
    Georges Mignotet (1896-1971) et sa femme, Jeanne Mignotet-Hatier (1898-1996), reconnus Justes parmi les Nations pour avoir hébergés au .préventorium du Prétot à Champlitte dont ils étaient responsable, et sauvés au péril de leur vie une famille ainsi qu’une petite fille, Jeanne Varenne, juifs et persécutés à ce titre pendant la Seconde Guerre mondiale.
    Charles Piroth (1906-1954), lieutenant-colonel d’artillerie, y est né.
    Albert Demard (1910-1980) : paysan puis agent de ville à Champlitte, fondateur du Musée (actuellement Musée départemental Albert et Félicie Demard), organise la renaissance du vignoble chanitois.
    Son fils Jean-Christophe Demard, prêtre et historien, crée en 1992 à Champlitte le musée départemental des arts et techniques, qui évoque la vie d’un bourg vers 1920. Il est l’auteur de livres d’histoire locale, entre autres : Traditions et mystères d’un terroir comtois au XIXe siècle et Aventure extraordinaire d’un village franc-comtois au Mexique.
    Albert Grand (1914-1998), compagnon de la Libération, commandeur de la Légion d’honneur, né à Leffond, aujourd’hui intégré à Champlitte.
    Gabriel Badiquez (1925-1944), résistant, il repose à Frettes (70).
    Louison Roblin (1930-2016), actrice, y est née.

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