Du régionalisme.

Depuis toujours régionalisme et centralisme s’affrontent. Un jeu entre les provinces et la Nation s’est établi. On connait l’opposition jacobins et girondins.

La Gaule était constituée de peuples rivaux. Dans notre région il y avait les Eduens et leurs alliés Mandubiens, Les Séquanes et les Lingons.

Rome a créé les provinces dites romaines. Notre province était entre Lyonnaise et Germanie. Les invasions barbares ont balayé ce centralisme administratif romain.

Les invasions barbares changent la donne. Les Burgondes ont possédé la grande Bourgogne des sources de la Saône à la Provence.

Par un jeu de bascule Clovis a unifié la Francie (le pays des Francs. Les enfants de Clovis ont morcelé l’héritage. Charlemagne a unifié un empire, divisé à sa mort. Ses enfants se sont partagé son empire (Francie Occidentale, Lotharingie, Germanie).

En 987, Hugues Capet, roi de France, ne possède qu’un modeste domaine. De ce morcellement naquit la féodalité, avec les grands seigneurs féodaux. La France est à nouveau morcelée.

Les rois de France voudront sans cesse agrandir leur royaume et leur pouvoir « L’Etat c’est moi » : a dit le Roi Soleil « Nec Pluribus Impar ». Cette politique a eu son apogée avec Louis XIV et l’absolutisme. C’est la défense du Pré Carré cher à Vauban.

 La Révolution n’a pas changé de politique centralisatrice, c’est l’exaltation de la Nation et la naissance du Jacobinisme victorieux sur les Girondins.

 Napoléon 1er va plus loin, il propose le code civil, et s’appuie sur les préfets. Ce centralisme voit son apogée entre la deuxième partie du XIXème siècle et la première partie du XXème siècle. Paris capitale et « Ville-Lumière » est au centre de cette étoile vers laquelle tout converge : route, chemins de fer puis autoroutes. C’est le triomphe de l’Etat-Nation. Le sentiment de l’appartenance du citoyen à une Nation est fort, il est pensé en haut lieu grâce à l’établissement de la conscription et de l’école républicaine, qui forge un socle commun d’enseignement.

Dans la seconde partie du XXème et notre époque contemporaine, sans s’en apercevoir, nous avons changé d’ère.  Les deux guerres mondiales ont pesé lourd. L’avènement de l’Europe, et l’émergence du pouvoir des régions, la refonte des chefs-lieux de canton (petits Paris au cœur de la campagne française) ainsi que la disparition  de la conscription, ont réduit l’idée nationale au profit du régionalisme voir du provincialisme. Les drapeaux régionaux fleurissent aux fenêtres parfois au côté du drapeau européen.

Les drapeaux nationaux refleurissent régulièrement, lors des cérémonies patriotiques, les célébrations des exploits sportifs nationaux justement.

L’Etat-Nation et les régions ne sont pas toujours d’accord. Un autre acteur est  présent le conseil départemental. Le « mille feuilles » administratif français est constitué de la commune, de la communauté de communes, du canton, du département, de la région, et enfin de l’Etat.

C’est même plus compliqué : Saint-Maurice-Sur-Vingeanne, petite commune française, appartient au canton de Saint Apollinaire, à la communauté de communes Mirebellois et Fontenois, au PETR Val de Saône-Vingeanne, au département de la Côte d’Or, à la région Bourgogne-France-Comté, et à la République Française.

Saint-Maurice-sur-Vingeanne adhère également au Syndicat des Eaux et d’Assainissement de la Haute Vingeanne et je dois en oublier.

Les équipes dirigeantes des différentes instances sont renouvelées par le jeu démocratique.

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