Un roman russe.

Olga Ivanovna Smirnova vivait à Moscou, près du grand théatre. Elle a avait une voiture, une Volga noire. Elle avait un service en melchior qu’on ne trouvait pas dans les magasins d’état et un tailleur en cuir mauve indisponible aussi. Elle faisait partie de la Nomenklatura. Elle faisait de l’Agitansia. Son activité avait pour but de développer, de renforcer et d’entretenir dans les masses des convictions politiques (Agitatorvat). Son métier était de fabriquer les outils nécessaires pour élaborer la propagande politique à destination des masses média. Elle avait étudié à l’université d’état Lomossov, elle travaillait à la la Loubianka, à la XXXVIIème section du Komitet Gossoudarstvennoï Bezopasnosti KGB)

On était dans les années 80, en hiver, Moscou semblait gelée. Elle avait un contact à l’état major de l’armée française, au deuxième bureau, il était chargé de rédiger un lexique de vocabulaire militaire et technique russe-français. C’était un descendant de russe blanc, naturellement russophone et excellent cryptographe, le lieutenant de réserve Anatoli Sergeivitch Glouchov.

Elle avait de grands yeux bleus encadrés de cheveux blonds. Elle risquait le Goulag, peut-être pire.

Son recrutement au service de la France, avait eu lieu à Moscou par les services français.
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(à suivre)

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