4 commentaires sur “Le padre

  1. L’abbé Jean-Christophe Demard est décédé. Prêtre, historien, chevalier de la légion d’honneur, conservateur des musées départementaux, architecte et acteur essentiel des relations avec le Mexique, chef d’orchestre du renouveau de la saint Vincent dont la famille avait relancé les vignes, écrivain, plus de cinquante ans au service des autres.

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  2. La cérémonie religieuse sera célébrée mardi 23 février, à 14h30 en l’église de Champlitte, dans le respect des mesures sanitaires suivie de l’inhumation au cimetière de la commune.
    Une capacité de 200 places au sein de l’édifice sera possible, une sonorisation extérieure permettra de suivre la cérémonie depuis l’extérieur et l’office sera filmé et retranscrit en direct sur YouTube (lien que nous communiquerons) pour nos amis mexicains et ceux ne pouvant pas se déplacer.

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  3. « Prêtre, conservateur de musées, historien et ethnographe, Jean-Christophe Demard, est avant tout un humaniste, qui a dédié sa vie à l’élaboration d’un monde de paix et de fraternité entre toutes et tous.
    Né au début de la guerre, il devient prêtre en 1966, puis Supérieur du Séminaire de Saint Colomban à Luxeuil-les-Bains en 1969. En 1977, il est nommé responsable du service diocésain des vocations à Besançon, professeur d’histoire au grand séminaire et aumônier des étudiants.
    En parallèle de sa vocation religieuse, il accompagne ses parents Albert (1910-1980) et Félicie Demard (1915-2003) dans leur œuvre de sauvetage des « souvenirs de la vie populaire », qui passe par : la relance de la fête de la Saint-Vincent à partir de 1947, la création du groupe folklorique « Les compars de Chanitte » en 1950, et surtout l’édification de quatre musées dédiés aux arts & traditions populaires de la Haute-Saône mais aussi du Mexique. Ces véritables « bâtisseurs » sont en effet à l’origine du musée des Arts & Traditions Populaires installé au château de Champlitte à partir de 1952, puis du musée départemental de la Montagne inauguré en 1977. Jean-Christophe Demard poursuit ensuite cette mission avec le soutien du Département de la Haute-Saône par la création du musée des Arts & Techniques en 1992 mais aussi – à l’autre bout du monde – du musée de la rencontre des cultures ouvert en 2007 à San Rafael au Mexique. San Rafael et Jicaltepec, dans l’État de Veracruz, où des Haut-Saônois sont partis fonder une colonie à partir de 1833.
    S’il accompagne très jeune son père dans les « tournées » de prospection, qui leur permettent de « collecter » les objets qui peupleront ces musées, c’est dans le cadre de ses études universitaires d’histoire qu’il continue à mener des enquêtes ethnographiques sur les coutumes et traditions populaires de Haute-Saône. Au micro de Jacques Chancel en 1978, Albert Demard reconnaissait le rôle déterminant de son épouse et de son fils dans une aventure muséale collective : « On est un trio, ma femme est de bon conseil, elle nous a bien aidé à monter le musée, le fils me conseille aussi pour tout ce qui est littéraire, pour écrire (…) il a continué des études et ça lui a servi et puis à moi aussi ». Ainsi en 1980, il soutient une thèse à l’Université de Franche-Comté sur les Traditions et mystères d’un pays comtois au XIXe siècle : les Vosges méridionales. La dédicace de sa thèse en dit long sur son engagement en faveur des plus démunis : « A mon Père et à ma Mère. Par leur simplicité de vie, leur accueil et leur foi, ils m’ont permis de mieux entrer dans la vie des humbles ».
    Chez celui qui dès l’enfance se présente comme curieux du monde, l’intérêt pour la culture populaire est considéré comme « une ouverture sur l’autre ». « Je travaille sur la culture populaire haut-saônoise, je suis aussi un passionné de la Haute-Saône et de son avenir. (…) Il faut motiver les gens pour leur pays, qu’il y ait un esprit Haute-Saône (…) Mais l’identité ne peut être un repli sur soi ». Ainsi, dès 1969 il part au Mexique, où il étudie la mémoire des descendants d’émigrants haut-saônois, tout en s’intéressant aussi à la culture des Indiens Totonaques. « Je savais dès lors, précise-t-il, que ma recherche prendrait une dimension plus large : la rencontre des cultures ». Avec ses amis mexicains, celui qui est nommé là-bas « el padre Jean » œuvre à la création d’un traité de jumelage, qui unit à partir de 1986 le Département de la Haute-Saône et la commune de Champlitte avec les municipes de San Rafael et de Jicaltepec/Nautla au Mexique. Ce jumelage nous apparait aujourd’hui comme un exemple de fraternité entre les peuples, chargé de renverser les murs et de tisser des ponts par-delà l’océan. Aussi, à chaque messe de la St Vincent à Champlitte, l’évocation « des cousins Mexicains », viticulteurs partis au Mexique, est associée à la lecture du célèbre discours « I have a dream » de Martin Luther King.
    Autant de valeurs que l’équipe des musées départementaux Albert & Félicie Demard s’attachera à cultiver et à transmettre pour l’avenir. » :
    Communiqué des Musées départementaux de Haute-Saône.

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