La saga de la fête.

Il était littéraire. Il écrivait la vie des autres. Prêteur de plume, « gohst-writer », il donnait voix au chapitre à ce qui en avaient besoin.

Artisan des mots, il sculptait ses phrases comme un orfèvre. Un jour, quelqu’un vint le voir afin d’écrire un roman à sa place.

Il devenait son « conseiller littéraire » en quelques sortes. Il écrivait un roman pour un tiers. Il s’agissait d’un roman, une saga, sur la fête foraine.

C’était l’histoire d’une famille de forains, un peu gitane, pour qui le pain est du phano et les étrangers des gadgé.

Le titre du roman était la Saga de la fête. L’hiver cette famille, autrefois, cassait des cailloux pour la réfection des routes. Il n’y avait pas d’enrobé pour les travaux de voirie.

A la belle saison « ils faisaient la fête », de Pâques à la Toussaint. Ils avait plusieurs « métiers de forain ». L’ancêtre qui avait effectué son service militaire dans les petits chasseurs, avait une sorte de chamboule-tout avec des têtes couronnées d’avant la grande guerre. Il disait : « Faites saigné du nez au Kaiser! « 

Ils avaient un manège avec des bicyclettes et un manège pour enfants avec des chevaux de bois. Toute une époque.

Le grand-père travaillait avec sa famille en cassant des cailloux à la saison froide. Il gagnait sa vie avec le carrière de Genevrand car les pierres étaient gélives. C’était plus difficile avec la pierre de la carrière du Cloitre.

Ils vivaient dans une roulotte en bois, tirée par des chevaux de traits, comme nous pouvons voir l’une d’elles, au Musée des Arts et Traditions populaires Albert et Félicie Demard de Champlitte.

Les forains sillonnaient les routes entre la Saône et la Tille. Les « métiers modernes », comme les autos-tamponneuses, le tir, les manèges électriques et les machines à sous ont remplacé les attractions anciennes.

Aujourd’hui avec l’épisode de la COVID 19, les fêtes foraines ont disparu. Sans nuls doutes, elles renaitront demain.

Une sympathique visio-dégustation franco allemande.

15 familles ont participé à une sympathique visio-dégustation franco allemande à Fontaine-Française et dans ses environs. Certaines familles se sont regroupées pour cette rencontre inédite dans le cadre du jumelage franco-allemand entre Fontaine-Française et les correspondants de Dorn-Durkeim. Cette initiative allemande a été bien perçue par les participants.

Samedi, les correspondants français de Fontaine-Française, adhérents de l’Association Fontaine-Française Dorn-Durkeim (AFFD) se sont connectés avec leurs amis allemands. Tous les deux ans à la Pentecôte, les familles de Fontaine-Française liées au jumelage avec Dorn-Durkeim se rencontrent avec leurs correspondants rhénans (une fois à Fontaine-Française, puis deux ans plus tard à Dorn-Dürkheim).

« L’an dernier, nous aurions dû nous rendre en Allemagne, mais la COVID nous a joué des tours. Tout à été annulé. Nous avions décidé d’un commun accord que nous irions à Dorn-Dürkheim cette année. Mais la COVID est toujours là, et les déplacements vers l’Allemagne ainsi que les rassemblements de personnes sont problématiques. Nous avions dû également annuler le séjour jeunes du mois d’Août dernier et cette année il n’a pas non plus été possible de l’organiser. » : confie Jocelyne Duchatel secrétaire de l’AFFDD.

Afin de garder le contact et pour continuer à faire l’amitié franco-allemande à Fontaine-Française, le Comité de Jumelage de Dorn-Dürkheim a proposé cette dégustation en visio-conférence.

Le village de Dorn-Durkeim étant un village de vignerons, les bourguignons ont donc effectué une dégustation de vins allemands. « Ceux-ci nous ont été expédiés et ont été distribués à chaque famille fontenoise participante. Chaque vin fut présenté et expliqué par le vigneron allemand qui l’a produit. Nous avons pu échanger nos commentaires et nos questions. L’équipe du Jumelage Allemand nous a fait parvenir des recettes adaptées à chaque vin. Les 15 familles participantes ont pu les préparer afin de déguster les vins dans les meilleures conditions. Les vins allemands ont été offerts aux français, ainsi que les frais de port le tout a été payé par les amis allemands. Traditionnellement, lors de nos rencontres de Pentecôte, celui qui reçoit est seul à tout organiser. Celui qui est reçu, en Allemagne ou en France, profite pleinement de ces moments de détente Ce fut le cas encore cette fois-ci. En revanche, l’AFFDD réfléchit à organiser quelque chose à un autre moment. » : explique la secrétaire de l’AFFDD.

Témoignages :
Aurélie Bonnot, habitante de Fontaine-Française : « Cette visio-dégustation permet de garder le lien que l’on aurait pu avoir avec les allemands durant l’échange de la Pentecôte. »
Marie-Laure Gagnepain habitante de Fontenelle: » Il s’agit d’une initiative originale. On ne peut pas se voir en vrai. C’est un moyen de garder les contacts avec les correspondants allemands. »
Eric Bonnot, habitant de Fontaine-Française : »Cette visio-conférence nous permet d’entretenir nos relations avec nos amis allemands qu’on a pas vu depuis longtemps. »

L’affaire Palissandre.

Navy Fox est de retour, il fume un cigarette et se retourne vers Miss Marple. Cette dernière cuisine « an apple pie ».

L’odeur de la tarte aux pommes lui rappelle l’odeur de la tarte à la crème et aux pommes de sa tante Angèle. Ce petit chef-d’œuvre culinaire était accompagné d’un soda à l’orange acheté à l’épicerie Mugnier.

Navy Fox dit à Miss Marple : « I’m back !  » Il affectait de parler anglais pour se donner un style. Puis, en français : »Il fait beau pour un mois de novembre ! « 

Navy Fox enquêtait sur : « l’Affaire Palissandre ». C’est normal, c’est un privé. Cette histoire de tueur en série de chats noirs chanitois le hantait. « Des Chats Ni Toits ! »

Le tueur en série signait ses crimes avec une tête de chat noir peinte sur les porte dotée de la signature, peinte à la main : Palissandre.

La presse locale a appelé cela : l’Affaire Palissandre. Est-ce qu’une malédiction s’était abattue sur Champlitte?

L’affaire Palissandre déchainait les passions. Qui était le mystérieux tueur en série? Pour quoi tuer des chats noirs?

On ne trouvait pas le coupable. Tous les indices concordaient. Il y avait des traces de sang laissées sur le trottoir devant le Carrefour Contact, comme autant de signes.

Le fin limier, Navy Fox suivit les traces. Elles le menaient au magasin de Mademoiselle Soie. Ce magasin, aujourd’hui abandonné, était autrefois une  » véritable caverne d’Ali Baba ». Navy Fox pénétra dans le bric-à-brac à la poussière d’époque « par infraction »

Le détective privé « celuiqu’ilestcoupable », « celuiqu’ilestvilain » : un loup-garou. Il s’était échappé du musée des Arts et Traditions populaires Albert et Félicie Demard. Ce loup naturalisé dans le musée avait repris vie un soir de grosse lune.

Ce loup s’appelait Palissandre il se nourrissait exclusivement des chats noirs Chat Ni Toit, du nom de la célèbre association de protection de chats locaux.

Le Loup-Garou était la réincarnation, d’un humain qui avait autrefois parmi nous un chat noir justement nommé Palissandre.

Cet humain avait dépensé toute sa fortune en foie mou pour nourrir son chat. Le sort l’avait transformé en loup, puis en loup-garou, pour assouvir sa vengeance noire contre les chats noirs de la cité chanitoise, petite cité comtoise de caractère.

Sainte Sophie. Saint Urbain.

Quand la saint Urbain est passée, le vigneron est rassuré.
Que saint Urbain ne soit passé, le vigneron n’est pas assuré.
Saint Urbain, dernier marchand de vin.
Après la saint Urbain, plus ne gèlent vin ni pain.
Après la saint Urbain, ce qui reste appartient au vilain.
À la saint Urbain, le blé doit avoir fait son grain.
Bon vin à la saint Urbain, bourré du soir au matin.
Soleil à la saint Urbain, présage une année de vin.