Une recette du Potager de la Vingeanne 1

Les courgettes à l’aigre-douce du Potager de la Vingeanne.
Petite idée pour vos apéritif, voici la recette de Courgette à l’aigre-douce. Attention la recette est sur plusieurs jours.

Ingrédients pour faire 4 à 5 bocaux à confiture:
1 kg de courgette (moi je mélange les vertes, jaunes et blanches)
2 oignons (facultatifs pour ceux qui aime pas les oignons)
70g de gros sel

Ingrédients pour le sirop:
200g de sucre roux
2 càs de curry
1/2 càc de poivre (facultatif)
1 càs de moutarde à l’ancienne
50 cl de vinaigre de cidre ou blanc
50 cl d’eau

Préparation:
1 jour:
Coupez les courgettes en deux, enlevez les pépins. Détaillez-les en bâtonnets ou en rondelle en fonction de vos courgettes.
Coupez les oignons en rondelles.
Mettre les courgettes et les oignons dans un saladier assez grand, ajoutez le sel. Mélangez et laissez-le tous se reposer au réfrigérateur jusqu’au lendemain.

2 jours:
Rincez les courgettes et oignons, ils ont rendus pas mal d’eau Les mètres dans un faitout.

Faire le sirop:
Dans une casserole mettez tous les ingrédients du sirop.
Portez à ébullition en remuant souvent.
Versez le sirop sur les courgettes, laissez refroidir avant de les remettre au réfrigérateur jusqu’au lendemain.

3 jours:
Faire cuire le tous à feux doux jusqu’à se que sa bout et versez dans des bocaux à confiture, fermez le couvercle et retourner les bocaux. Ceci fais une petite stérilisation.
Une fois refroidis, les stocker dans un lieu sombre et sec.

Avant de déguster placer le bocal et réfrigérateur quelque heures avant de servir.

Bonne dégustation !

🙂
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Mornay. La Vingeanne 7.

Au lieu-dit Mont-Verrat, sur le territoire de la Haute-Saône, à la limite de la Côte-d’Or, à proximité de la commune de Mornay. Un groupe d’amis (le docteur Henry Berger, Albert Colombet, Joseph Laidet, Charles Parize Olivier Corberon et Liliane Corberon), a découvert les fondations d’un ancien camp romain et les vestiges de la grange de l’abbaye de Theuley. C’est ainsi, qu’a commencé le début d’une grande aventure. À partir de ce moment-là, Olivier Corberon va sillonner le Val de Vingeanne avec, pour objectif, la diffusion des informations et de ses recherches à travers une association, la Société historique et touristique de la région de Fontaine-Française, à laquelle il contribue à la création.

Ses premières recherches ont été reprises par la Direction régionale des affaires culturelles (Drac) de Franche-Comté, recherches qui ont fait l’objet d’une publication. Avec son équipe il est parti à la recherche du moindre indice pouvant instruire sur le passé.

Dans les années qui ont suivi les travaux sur le Mont Verrat, Olivier Corberon a participé aux fouilles d’une villa gallo-romaine sur le site du lieu-dit Les plantes, à Mornay. Ces fouilles ont été ensuite reprises par la Société archéologique de Fontaine-Française, dirigée par Patrick Berger.

Il n’y a plus de chef de gare à Mornay, cependant, on peut admirer la gare, très bien restaurée, située sur la départementale 960. Sur le pignon, figure l’inscription “La solution”, clin d’œil au petit train rébus, Interlude, de Maurice Brunot, diffusé au tournant des années soixante sur l’ORTF.

René, 87 ans, habitant Mornay se souvient du tacot : « J’ai mené un cheval au tacot, afin de le vendre à Dijon. Ma tante Honorine Garnier travaillait à la gare de Mornay. »

Une vive polémique a opposé Montigny et Mornay au sujet du tracé à la fin du XIX e siècle. Montigny, soutenu par quatre communes, a obtenu l’établissement d’une gare située sur son territoire, sans modification du tracé. Cette gare est plus éloignée de Montigny que la gare de Mornay. L’affaire est remontée jusqu’au Conseil d’État, portée par les habitants de Mornay, afin de conserver le tracé du tramway et sa gare. La gare de Montigny, isolée n’a connu qu’une fréquentation limitée. Aujourd’hui, on peut observer cette gare, à gauche lorsque l’on vient de Mornay en direction de Champlitte. Il existait également une halte à la ferme de Provenchère, située sur le territoire de Montigny, limitrophe de la Franche-Comté.

Il y a également l’histoire des canons dit de « Sébastopol » situés près du monument aux morts de Mornay. Le château de Mornay a été construit sur le site d’une ancienne maison forte à la fin du 16ème siècle et a été modifié à la fin du 18ème siècle. Mornay compte également au lieu dit « Les Fourches » une statue de la vierge sculptée par l’abbé Gauthier. L’église date de 1834 et a été construite dans le style « Louis Philippe ».

A Mornay, « les Brayas », « Cuillotous », seraient les porteurs de braies, de culottes, car selon leurs voisins c’était les femmes « qui portaient la culotte »., tel est le surnom des habitants de Mornay.

Un panneau d’informations concernant le cycle biologique du brochet a été inauguré à Mornay en présence de Roger Raillard, maire de la commune, et d’une partie du conseil municipal et de Jean-Philippe Maître président de l’amicale des pécheurs de la haute et moyenne Vingeanne. Ce panneau est situé près du lavoir à impluvium de Mornay à proximité de la mare qui est une frayère à brochet.

Roger Raillard a rappelé l’historique de ce lieu :  » En 2005 la municipalité de Montigny avait manifesté le désir d’enlever la vase de la mare sur une épaisseur de 35 cm renouvelant ainsi une opération traditionnellement effectuée tous les 5 à 7 ans. Cependant après une rencontre avec Laurent Perrin agent du conseil supérieur de la pêche devenu l’Office National de l’Eau et du Milieu Aquatique, ce qui aurait pu devenir un problème a été réparé au sein d’un partenariat environnemental. Cette zone humide ainsi que la faune et la flore ont été respecté et la reproduction des brochets pérennisée. La municipalité a compris l’intérêt de la protection de cette zone humide et fait ses premiers pas dans le cadre du grenelle de l’environnement afin d’agir sur la protection de l’écosystème de cette mare conjointement avec les associations et l’administration. »

Jean-Philippe Maître précise :  » Ce panneau a été financé par les pêcheurs à 100% (association locale AAPPMA, la fédération de pêche et la carte fédérale). Cette zone naturelle est suivie par la police de l’eau, un partenariat est possible avec la ligue de protection des oiseaux afin de mieux connaître la faune fréquentant cette mare et un suivi de l’implantation végétale est effectué. »

A Mornay, « les Brayas », « Cuillotous », seraient les porteurs de braies, de culottes, car selon leurs voisins c’était les femmes « qui portaient la culotte »., tel est le surnom des habitants de Mornay.

Montigny-surVingenne-Vingeanne. La Vingeanne 6.

La Vingeanne arrose Montigny-sur-Vingeanne, commune associée de Montigy-Mornay-Villeneuve.

L’église de Montigny-sur-Vingeanne, a pour dédicace : l’exaltation de la Sainte-Croix, qui est fêtée le 14 septembre. C’était la fête patronale, le dimanche suivant la Sainte-Croix (d’après l’histoire de Montigny-sur-Vingeanne par Jean Raillard).
L’histoire de l’église de Montigny-sur-Vingeanne a été retracée également dans l’ouvrage de 1899 de Richard Edouard Gascon, agent voyer et historien local dans son ouvrage : « En tramway de Dijon à Fontaine-Française et Champlitte » pages 153 à 163.
Montigneyum supra Vingenam ou Montaniacus est un des plus anciens villages de la vallée de la Vingeanne. Sa position sur monticule de 64 mètres de hauteur, sur le bord de la Vingeanne, a dû en faire un lieu de campement de défense naturelle. Jean Raillard disait que Montigny-sur-Vingeanne était un village des feux. Pour avertir des invasions. Des feux étaient allumés autrefois sur les hauteurs pour prévenir des catastrophes. Ils étaient vus de toute la vallée.
En 1882, quand fut déblayé le terrain qui forme, la place en bas de l’escalier de l’église, on découvrit des objets en bronze d’époque gallo-romaine, des urnes funéraires en terre noire, des fragments d’arme, des cercueils, des tuiles de la VIII ème Légion Augusta, des monnaies romaines, qui semblent témoigner d’un cimetière à l’époque Antique, et au cours du Haut Moyen-Age.
Sur le monticule, se trouvait le château de Montigny-sur-Vingeanne, dont il reste peu de chose, c’était une maison forte. Parmi les vestiges, s’échelonnaient cours et basse-cour assez régulièrement sur le revers du coteau. A l’étage supérieur et à quelques mètres de la porte de l’église actuelle, existait un rempart qui se terminait par deux grosses tours rondes, celle du nord-ouest renfermant un four en briques, dont la démolition a été achevée lors de la construction du grand escalier de la nouvelle église. Sur la terrasse supérieure, se trouvait la chapelle castrale, plus tard église paroissiale. Cette dernière était dotée d’une sorte de crypte. Cette dernière se trouve sous la maison de Jean Raillard. Celui-ci l’a découverte en faisant des travaux pour la communion de sa fille. On pouvait la voir à travers une dalle en verre. Elle était éclairée, selon le souhait de l’historien local.
L’église de Montigny, édifiée à la fin du XIIème siècle n’était pas spacieuse. Le chœur et une partie de la nef était voutés, l’autre partie était plafonnée. On descendait quelques marches pour y pénétrer. C’était dit-on, un monument remarquable, encore en assez bon état, mais malsain, peu éclairé et assez grande, en égard à la population de la paroisse.
La nouvelle église a été bâtie en 1757, à peu près à l’emplacement de l’ancienne, elle a été bénie et consacrée en 1760. Elle est plus vaste, mieux éclairée, a une belle nef, un élégant portail, dont le fronton est surmonté d’un clocher carré et d’une flèche élancée, dont la pointe s’élève à 33 mètres au dessus du sol. Il y a deux chapelles. Celle de droite, est dédiée à Notre Dame du Rosaire et celle de gauche à la Saint-Croix.
Une Descente de Croix, du peintre dijonnais Morelet, donnée en 1683, par monsieur et madame de Rochefort, barons et seigneurs de Montigny, l’ornait. D’après Gascon, là se trouvait un reliquaire en argent de la Vraie Croix, donnée à la paroisse par l’abbé Perriquet, prêtre de la mission, originaire de Montigny. Sous cette chapelle, se trouvait un caveau carré, vouté en pierre, probablement également un vestige de l’ancienne église. Au fil du temps et des donations des bienfaiteurs, l’église s’enrichit encore d’un pavage en pierre polie de Fouvent, puis entre 1764 et 1773, de 12 tableaux peints par Taré de Paris, encadrés de baguettes dorées, dont il n subsistait en 1898, que celui de l’assomption dans la chapelle de la Vierge, de vitraux peints, d’un Chemin de Croix offert par Napoléon III, et d’un autel néo-gothique du sculpteur dijonnais Schanovsky.
A l’extérieur, l’imposant escalier fut construit en 1884.
En dehors de l’église paroissiale, existaient à Montigny deux autres lieus de culte. Il y avait autrefois, une chapelle, placée sous le vocable de sainte Anne, patronne de la Bourgogne. Cette chapelle était située à l’extrémité de la rue qui descend à la Vingeanne, elle est disparue depuis fort longtemps. C’est là que le curé de Montigny, célébrait la messe d’ouverture des moissons.
Lorsque la relique de la Vraie, Croix fut donnée par l’abbé Perriquet, une cérémonie solennelle fut de mise et la relique transportée dans l’église.
Au XXème siècle, il faut citer, l’œuvre de l’abbé Prodigue, curé de Montigny. Avec ne subvention de 3000 francs du gouvernement, une subvention de la commune, les dons des particuliers et ses propres deniers, il remplaça les dalles du sanctuaire, rafraichi les enduits, les tableaux anciens furent restaurés, de nouveaux y furent placés. L’autel du sculpteur Schanovsky qui s’élève dans la chapelle Sainte-Croix, fut restauré. Le retable de la Descente de Croix fut placé en face de l’autel. Des vitraux peints remplacèrent les vitraux en verre blanc. Le chemin de croix fut mis en valeur.
Une statue de la Vierge du XVIII ème sicle se trouve à la croisée du transept. Une identique à celle-ci se trouve au Louvre.
Une fresque orne le chœur de l’église de Montigny-sur-Vingeanne, il s’agit de l’exaltation de Sainte Croix. Cette fresque a été peinte par M.Boguet, en 1946. En haut se trouve une crucifixion. A l’extrême gauche, quand on est face à la fresque se trouve un paysan bénissant Dieu, il est fier (le modèle était monsieur Jonquet), à gauche figure une famille heureuse, le bébé a les traits de Michel Lévêque, ils sont purs et joyeux, et conquérants (c’est inscrit sur la fresque), à l’extrême droite se trouve un paysan maudissant Dieu, « Qu’ai-je fait à Dieu pour tant souffrir! » : dit la légende, (le modèle était monsieur Ravier). La famille présentée à droite est vaincue par la vie, désenchantée, esclave et triste (comme c’est écrit).
Chacun peut interpréter cette fresque comme il veut. On pourrait parler de réalisme chrétien, inspiré par les Jeunesses agricoles Catholiques et les missions. J’attends les commentaires des historiens d’art.
Les premières traces d’une motte castrale à Montigny remonteraient au IXe siècle. En 1145, la présence d’une forteresse est mentionnée dans les archives des Vergy seigneurs de Montigny à cette époque. En 1636, suite au passage de Gallas,  la maison-forte  fut détruite. Les Languet (apparentés à Bossuet) devinrent propriétaire de la seigneurie de Montigny à cette époque. Le château fut en grande partie détruit.

Le 15 Septembre à Montigny sur Vingeanne, c’est la date de l’ancienne fête patronale qui avait traditionnellement lieu à l’occasion de la Sainte Croix. L’exaltation de la Sainte-Croix, ou Fête de la Croix Glorieuse, est une fête chrétienne qui honore le 14 septembre la Croix du Christ. Cette fête existe chez les catholiques, les orthodoxes, et certains groupes protestants, en particulier ceux issus de l’anglicanisme. Cette fête liturgique a lieu le jour anniversaire de la consécration de la basilique du Saint-Sépulcre à Jérusalem. Les gens s’invitaient durant un jour ou deux, c’était une fête familiale. C’était également une fête foraine, Jean Raillard la décrit dans son livre intitulé : « L’histoire de Montigny »: « Dimanche dernier, Montigny-sur-Vingeanne vivait sa fête traditionnelle avec ses stands de tir, de friandises, ses autos tamponneuses. Mais parmi ces visiteurs, qui se souvient des fêtes d’antan ? De ces fêtes que l’on faisait partager à toute la famille, même lointaine …. Un événement que l’on attendait avec impatience et qui se devait d’être une réussite pour en garder le souvenir une année entière ! Un document étonnant nous est parvenu concernant la fête à Montigny en 1906 relatant les modalités des préparatifs, des locations, la fête telle que la vivaient les gens de la région. Amodiation de la fête à M. Laidet Armand pour la somme de 110 f, devra fournir un bal le 14 juillet avec deux musiciens une clarinette et un piston. Frais de musiciens : 37 f, plus nourriture. Pose des saints (exaltation de la Sainte Croix) le samedi, avec deux musiciens, et levée des Saints le lundi, avant midi. Total des frais : 213 f durée de la fête : trois jours. L’entrepreneur placera les forains et fixera sa location. Transport du bal par les conscrits (avec entrée gratuite). Le manège (la mère Kuiribi) était actionné par engrenages et manivelle. Les jeunes sans le sou pouvaient gagner une partie.
Quelques années plus tard, Mayer et Guillaume faisaient tourner leurs manèges avec un cheval blanc, il y avait beaucoup de forains ; cirques, tirs boutiques, roues de nougats. Abonnement au bal, tarif pour la durée de la fête : 4 f pour un jour, 2 f une contre danse, 2 sous 2 polkas. Tous les habitants du village avaient de 40 à 50 invités. Les veilles de la fête, les grands-mères allumaient le four à pain et faisaient cuire pain, brioches, tartes, biscuit. Les hommes tuaient le cochon, balayaient la cour et les écuries pour recevoir les attelages des invités. Après la guerre (vers 1918) l’entreprise du bal fut reprise par Alexandre Durand homme bien connu, crieur de vente de Maître Masclau)
À la fin du repas, le patron apportait ses eaux de vie et les connaisseurs devaient savoir les distinguer (mirabelles, poire, marc). Sur la place, les grands-mères restaient accoudées aux balustrades du bal et faisaient la critique des couples danseurs. Surtout lorsqu’une de leurs petites filles dansait avec un jeune homme en vue, elles demandaient à leurs voisines : « Je ne vois pas très bien, qui donc est ce jeune homme ?» Dans le cas contraire, elles n’émettaient aucun commentaire. Le lendemain, on faisait les éloges ou les critiques du jeune homme.
Bilan des consommations à la buvette pour les trois jours de fête : une bonbonne d’absinthe de 25 litres, 700 bouteilles de bière, 700 bouteilles de limonade. Étonnant non ?
(document L.J et R.J )
Les jeunes souriront, hausseront même les épaules mais les plus anciens s’y retrouveront sûrement ; nostalgiques peut-être; car en ce temps-là….. On savait faire la fête ! » Après la guerre 39-45, la fête foraine était animée par la famille Sainty de Saint Maurice et la famille Garnaux de Champlitte, et les bals Beurot. Le bal était l’occasion pour les jeunes de se rencontrer. Le bal avait le dimanche après-midi jusqu’au dimanche soir, le lundi était férié, les enfants ne fréquentaient pas l’école. La fête foraine durait du samedi au lundi. Lorsque la Sainte Croix se situait un jour de semaine, la fête était reportée au dimanche d’après pour ne pas « manger le saint », sinon selon la croyance populaire, un malheur risquait d’arriver au village… .

Montigny était le village des feux, m’a confié Jean Raillard, autrefois, lorqu’un danger arrivait les villageois devaient allumer un feu sur une hauteur pour prévenir, les autre.

Le surnom des habitants de Montigny-sur-Vingeanne est : Les crébeutins : les crapoteux (ce surnom est certainement donné en raison de la présence de l’eau).

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