Les semailles

De nos jours, le geste auguste du semeur, ou le modeste semoir de bois tiré par les chevaux a  cédé la place aux puissants tracteurs attelés à des semoirs de fortes capacités.

Ce que l’on sait moins, c’est que les semailles ont atteint un haut degré de contrôle et de technicité. Dans la plupart des cas, les agriculteurs choisissent la variété de blé à semer parmi un panel présenté par le technicien de l’organisme de collecte chargé de cette mission. Dans certains cas, dans le cadre de contrats, la récolte appartient déjà à l’acheteur qui impose ses exigences en matière de  pratiques culturales. Dans tous les cas, les organismes de collecte comme Dijon Céréales et le groupe Soufflet mettent en place la traçabilité. Il s’agit de suivre la production de céréales des semailles à la récolte, afin de déterminer l’origine et la composition de chaque sac de farine de qualité panifiable. Une procédure semblable existe en ce qui concerne l’orge de brasserie. Ceci occasionne, depuis quelques années maintenant un important suivi et des compétences nouvelles pour les céréaliers. Cette traçabilité s’inscrit dans un désir accru de sécurité alimentaire répondant à des impératifs légaux et à une exigence plus grande de la part du consommateur.  Cet article est paru dans le Bp en entier le 16/10 , ceci en est un extrait