Correspondant de presse du canton de Fontaine-Française et…

Je suis depuis peu l’unique correspondant de presse du canton de Fontaine-Française pour le journal Le Bien Public : Bourberain, Chaume et Courchamp, Dampierre/Vingeanne, Fontaine-Française, Fontenelle, Licey/Vingeanne, Montigny-Mornay-Villeneuve, Orain, Pouilly sur Vingeanne, Saint- Maurice/Vingeanne, Saint-Seine /Vingeanne. Je suis également le correspondant de presse  de Sacquenay et Chazeuil : (une partie du canton de Selongey), ainsi que de Champlitte et son canton, et de Bèze (canton de Mirebeau).

Cheval mon ami Un centre équestre et un gite à Sacquenay

 

C’est en 1977 que Martine et Daniel Turpin se sont installés à Sacquenay. Ils ont fondé un gite avec table d’hôte avec l’équitation en option, au départ. Daniel s’occupant de la table d’hôte et Martine des chevaux.

A partir de 1985, le développement du centre équestre démarra avec l’enseignement de l’équitation grâce au monitorat. Des cours rémunérés sont dispensés  par Martine et Patrick, moniteur formé en équitation classique à l’étrier de Bourgogne. Le Centre équestre des Champs Penets était né, il se développa avec la participation aux compétions,  et la prise en pension de chevaux. La possibilité d’hébergement fut un avantage apprécié d’une clientèle de passage, des touristes, des vacanciers amateurs de courts séjours, et des enfants venus en stage d’équitation de tout le quart Nord Est de la France. Une clientèle locale, venue des cantons de Selongey, Fontaine Française et Prauthoy(52). Au cours des challenges d’hiver,  concours  d’équitation  cavalière, un premier prix fut remporté par une jeune cavalière, originaire  de Sacquenay, Pauline âgée de 13 ans.

Depuis plus de 30 ans, le centre a son maréchal Ferrand attitré, Jean-Luc Bailly de Labergement Foigney. Il vient tous les deux mois environ à Sacquenay, Depuis 2007, Jean-Luc est maitre d’apprentissage confirmé à la formation. Un apprenti Anthony Le Guilloux, 18ans, l’assiste en apprenant le métier qu’il a choisi depuis son stage de découverte professionnel de troisième. Jean Luc Bailly confie : «  Il y a trois lycées agricoles en France formant les apprentis, par un Brevet professionnel (BT). Anthony vient de celui de Verdun (Meuse). ». Le maréchal déferre, pare, ajuste le fer, broche et rive selon une technique différente de celle appliquée aux chevaux de trait autrefois qui nécessitait plus de personnel. Jean Luc ajoute « C’est un métier fatiguant demandant d’être passionné. »

Info:

Les Champs Penêts

14 rue de la Craâ Sacquenay

03 80 75 85 12

martine@leschampspenet.com

http://leschampspenets.com

 

Historique du blog

J’ai ouvert ce blog le 28/06/08 afin de publier les légendes et les mythes, que je voulais faire connaître. Pendant un long moment je n’ai plus écrit sur ce blog. En mai 2009, je suis devenu correspondant de presse. J’ai écrit l’article sur le remembrement. La totalité du résumé du mémoire de maîtrise que j’avais écrit ne fut pas publiée. Il me fut proposé de mettre un lien à l’article afin de renvoyer le lecteur vers un récit augmenté. Sur ce blog, je poste toujours des articles relatifs aux mythes et légendes. J’y ai ajouté des éléments de biographies que je souhaitais partager car ils étaient pour la plupart introuvables ailleurs sur le net. De plus il y a également les renvois et les compléments des articles que j’envoie au BP. Sur ce blog, je consacre une grande place à l’actualité et à l’histoire locale: il y a un certain nombre d’informations sur les villages du canton de Fontaine-Française: Bourberain, Chaume et Courchamp, Dampierre/Vingeanne, Fontaine-Française, Fontenelle, Licey/Vingeanne, Montigny-Mornay-Villeneuve ,Orain, Pouilly sur Vingeanne, Saint- Maurice/Vingeanne, Saint-Seine /Vingeanne, Sacquenay et Chazeuil : une partie du canton de Selongey, Champlitte et son canton, le sud Haut Marnais. Is sur Tille et son canton peuvent être évoqué sainsi que la région dijonnaise ainsi que la Cote d’Or en général. Certains thèmes touchent toute la Bourgogne. D’autres  thèmes sont plus universels: comme les arts en général, l’art contemporain en particulier, l’agriculture, l’histoire, la géographie , la littérature, etc…

De la graine au pain Sacquenay

L’EARL des Oisoles, maîtrise la filière de production agricole depuis le semis jusqu’à la transformation finale. Tout est produit, transformé sur place et commercialisé localement. 5 sortes de farines biologiques (froment, sarrasin, seigle, grand épeautre, petit épeautre) sont produites grâce au moulin présent dans la ferme. 4 sortes d’huiles biologiques (caméline, chènevis, colza, tournesol) de première pression à froid issues de la récolte familiale sont également disponibles sur place. Benoit Méot, pâtissier et confiseur de formation a diversifié ses activités agricoles afin de pallier le calme de l’hiver : (chocolats maison 100% beurre de cacao sans lécithine de soja sont fabriqués de novembre à avril). Il a installé sur l’exploitation une pâtisserie-confiserie de haute tenue comme on en trouve qu’en ville : le Murmure des Anges. Leurs produits sont en partie issus de la production agricole familiale : farines, œufs… . Les gourmets les comparent aux meilleurs connus dans la région. La boulangerie est installée au cœur du village. Elle se sert des produits de l’EARL des Oisoles pour l’élaboration des pains. Il y en a pour tous les goûts du plus classique au plus original. Les pains sont au levain naturel et cuit au four à bois. C’est un pain artisanal de saveur riche fabriqué par Arnaud Marin, boulanger. Ce pain est commercialisé sur les marchés et dans les magasins spécialisés. Le pain à l’épeautre a un gout unique, c’est une céréale ancienne résistante à la maladie et ne demandant que peu d’azote. En agriculture biologique, le parcellaire regroupé issu du remembrement et pouvant être entouré de haies permet une meilleur gestion des parcelles. L’avenir de cette agriculture passe sans doute par la formation d’îlot de parcelles vouées à l’agriculture biologique et évidemment par la commercialisation directe des produits du producteur au consommateur. Plus il y a d’intermédiaires plus le prix à payer est élevé pour le consommateur. Infos : EARL des Oisoles 10 rue de Malgouverne Sacquenay La Boulangerie les Champs du Destin 7 bis rue de la Montolle Sacquenay Marchés : vendredi Dijon et Besançon (centre) , samedi Beaune, Vesoul, Besançon (Palente). Article paru  dans le Bp, le samedi 14 novembre 2009 in extenso, ceci est un extrait.

Bernard Ronot

«  Vers un cercle vertueux. »

Bernard Ronot, 77 ans, agriculteur retraité, demeurant à Chazeuil, est un homme de conviction et d’engagement. Formé à l’école de la Jeunesse  Agricole Catholique, comme toute une génération d’agriculteur et de dirigeants agricoles, Bernard Ronot en a gardé un certain humanisme.

A 55ans, Bernard a fait un choix, celui de l’agriculture biologique. Cela s’inscrivait dans l’objectif de transmettre une exploitation reconvertie et viable dans le cadre d’une agriculture d’avenir inscrite dans le respect de l’environnement.

 Depuis une dizaine d’années, Bernard Ronot se passionne pour les semences anciennes. Il a réuni une collection de près de 170 variétés de blé  et d’épeautre à titre expérimental et scientifique. Ces semences proviennent du Conservatoire de Ressources Génétiques de Clermont – Ferrand. Avec son épouse, il procède à la sélection et à la multiplication des semences anciennes, en faisant des essais sur des micros  parcelles .Ces recherches sont suivies par deux chercheurs de l’Institut National de la Recherche Agronomique, l’un spécialisé en génétique, l’autre en mycorisation.  

La mycorisation est le produit de la décomposition d’un végétal du type engrais vert dans laquelle les champignons ont leur rôle. Cette décomposition est enrichie par les turricules (déjections) des lombrics. Le ver de terre consomme et digère le végétal et travaille la terre .Chaque jour le lombric produit son propre poids en terre et participe  ainsi à la mycorisation. La terre est ainsi enrichie en azote, acide phosphorique, potasse et également en oligo-éléments. Les variétés anciennes avec leurs racines profondes en profitent pleinement et acquièrent ainsi une certaine immunité face aux maladies et aux insectes. Après la moisson le cycle peut recommencer. C’est un « cercle vertueux ».  La terre devient de cette manière une terre vivante et nourricière. « Nous sommes sur le fil du rasoir », déclare Bernard Ronot. Il faut, selon  lui, « sauver les plantes porteuses de vie »en semant en population (c’est à dire en mélangeant les variétés), afin de transmettre  en sélectionnant par  exemple la résistance aux maladies aux autres plantes.

 Les médias, des chercheurs, des responsables politiques, économiques et sociaux s’intéressent aux travaux de Bernard Ronot  qui sont le fruit de l’expérience d’une vie. Bernard Ronot a fait plus qu’un choix de  mode de vie, il a suivi un une philosophie empreinte d’humanisme.

Les consommateurs ont compris cette voie, et sont de plus en plus sensibles aux produits de qualité bio, et ce malgré un contexte économique difficile

François Sauvadet rencontre les élus du canton de Selongey

Le 3 décembre à Sacquenay, eut lieu une rencontre entre François Sauvadet et les élus du canton de Selongey (maires et conseillers municipaux), en présence de Paul Taillandier conseiller Général. Cette réunion cantonnale rassemblait des élus de tous bords.

J’ai « couvert l’événement » comme « correspondant de presse ».

François Sauvadet,  est né le 20 avril 1953 à Dijon (21), il est député et président du Conseil Général de la Cote d’ Or. En qualité de président de groupe parlementaire, il se rend à l’Elysée chaque jeudi.

Fils d’agriculteurs, après un diplôme en gestion d’entreprise, il devient en 1977 journaliste au service politique du Bien public, quotidien bourguignon qu’il quitte en 1993, lorsqu’il est élu député de la 4e circonscription de Côte-d’Or.

Le 9 juin 2002, il est réélu député au 1er tour, face à un jeune candidat du Parti radical de gauche, Patrick Molinoz. Le même schéma se reproduit le 10 juin 2007, où François Sauvadet est largement réélu dès le 1er tour. Ancien adhérent du Pôle républicain indépendant et libéral, il fait partie jusqu’en 2007 du groupe UDF, dont il a été le porte-parole. Le 29 mai 2007, il crée avec Hervé Morin et d’autres députés centristes ayant fait le choix de soutenir Nicolas Sarkozy à l’élection présidentielle, le Nouveau Centre. Il en devient officiellement président du groupe parlementaire à l’Assemblée nationale le 19 juin 2007. Il est désigné vice-président du Nouveau Centre. Le 20 mars 2008, il est élu président du conseil général de la Côte-d’Or. De fait, il doit abandonner son mandat de maire de Vitteaux, mais devient 1er adjoint au maire de cette ville. Souvent annoncé comme possible ministre de l’agriculture (en raison de sa forte connaissance du domaine), il n’a pas encore été nommé à ce jour. Visant le fauteuil de président du conseil régional, il  a annoncé le thème de sa campagne dans le journal Le Bien Public.

(Voir l’ article que j’ ai écrit pour  » Le Bien Public » de ce jour.)

Ballade à vélo

Je vais vous emmener faire une ballade à vélo de Sacquenay à la Baie D’ Along (Viet Nam).

Petite précision, on dit bien : « à vélo » , et non pas : « en vélo », par contre, on dit : « en voiture », car on monte dedans.  » En » veut dire « dedans ». On doit dire : » à cheval « , sauf dans le cas des grecs qui sont entrés dans Troie non pas :  » à cheval « , mais dans le cheval. (Clin d’œil à une discussion que j’ai eu récemment.)

Cet particle parait aujourd’hui 21 /11 sur le Bien Public www.bienpublic.com. L’ idée d’ Eric Estivalet mérite de la considération: http://www.balladavelo.net

Voici le texte du mail d’ Eric Estivalet daté du 24/11:

Bonsoir,
Merci beaucoup. L’article est très juste et maman est très fière sur la photo 🙂
Effectivement, nous avons même fait une présentation dans le cadre d’une exposition de photo de Yann Arthus Bertrand au Centre Culturel Français à Séoul.
Et nous avons aussi écrit à Nicolas Hulot afin de l’encourager dans son obstination à faire évoluer les idées sur la protection de notre planète.
Comment penser autrement lorsque l’on voit comme le monde est beau !
Toutes nos salutations sportives,

Eric et Christine

La Marseillaise

Hier, je suis allé dans un village dans lequel les enfants, sous la direction de leur institutrice, chantaient La Marseillaise et ont lu les noms des soldats , enfants du pays, morts pour la France.Je sais que plusieurs dizaines de personnes lisent ce blog depuis quelques jours.Alors, svp envoyez-moi vos « com », cela me permettra de savoir si ça vaut le coup que je continue.

Voir le Bien Public du 14/11/09 Edition Région Dijonnaise. Il y a 2 articles au sujet de ce village, il s’agit de Sacquenay (21)

le remembrement rural dans le canton de Fontaine Française

La grande vague des remembrements eu lieu entre les années 60 et les années 80.Dans notre canton entre 1959 et 1995. Chaume fut une des première commune remembrée et Fontenelle une des dernière commune du département.

Le remembrement, c’est à dire la reconstitution de domaines agricoles par échanges et redistribution de parcelles morcelées  à l’extrême afin d’en faciliter l’exploitation (Dictionnaire ROBERT, 1989) s’est surtout développé, en France, pour répondre aux nouvelles données économiques nationales et internationales.

         Si à l’origine, le but principal du remembrement était le regroupement de parcelles pour faciliter l’exploitation agricole, il est devenu progressivement un outil d’aménagement du territoire à part entière abordant simultanément les problèmes liés à l’activité agricole, aux attentes environnementales et aux préoccupations du milieu  rural. Il devait garantir  à chacun le respect de la propriété et la meilleure équité possible, grâce à des bases réglementaires détaillées et à des enquêtes publiques.

Dans l’action de remembrement, les responsables du déroulement se fixaient essentiellement les principes suivants: respecter l’équivalence des terres, la nature des cultures, le principe du respect de la proximité du siège de l’exploitation. Ce ne  fut pas toujours respecté dans la pratique.

Cependant, le lourd héritage affectif du passé, le grand nombre d’intérêts et d’intéressés et la complexité des démarches n’a pas facilité la mise en place de lois pour assurer le regroupement cohérent et la redistribution équitable des terres. Le remembrement, par les différentes opérations qu’il impliquait apparaissait souvent comme une provocation dans le village et une remise en cause des rapports sociaux (entre paysans de différents statuts, entre agriculteurs et élus, propriétaires et exploitants, et entre  ruraux et fonctionnaires).

Souvent, à la conception de la terre comme moyen de production et aussi d’échange, les agriculteurs opposaient d’autres significations qui incluaient la terre comme indicateur de statut social, support d’un passé de lutte pour l’accès à la propriété foncière. La terre est un patrimoine, de plus un attachement symbolique et sentimental  lié à la transmission de la terre était un élément à prendre en compte par les autorités.

Le manque d’information est un problème qui préoccupa les agriculteurs. Dans les communes remembrées beaucoup d’entre eux se plaignaient d’un manque de clarté dans les explications accompagnant les opérations. Cette attitude se trouvait aussi chez les agriculteurs favorables au remembrement. L’opinion prévaut qu’en « haut-lieu » on était également peu ou mal informé de ce qui se passait dans les petites communes et qu’on ne se préoccupait  guère du sort des campagnes. Pour d’autres, la responsabilité est surtout portée au compte des intermédiaires : (maires, DDA, géomètre).Parfois les membres de la commission communale sont accusés d’entente préalable au détriment des absents, qui se sentent exclus et lésés.

Le remembrement s’est plutôt bien passé dans le canton, cependant il y a eu  quelques exceptions  :

– Bourberain : Trois clans avaient été décelés par les fonctionnaires de la DDA. : les « jeunes agriculteurs dynamiques »,  les «  anciens biens installés », et les «  hostiles ». Des  réclamations arrivèrent au service contentieux de la DDA jusqu’au milieu des années 1990

– Chaume : Le premier remembrement de 1956-59, qui était un des premier de Cote D’Or s’est relativement bien passé. Par contre, en ce qui concerne le remembrement du village, il y eut des réclamations auprès de la commission départementale et de vives tensions. Chaume, à l’initiative du maire de l’époque Eugène Thévenot,  fut un des premiers villages de France et le premier de Cote d’Or à remembrer le bâti d’un village et ses  attenants. A cette occasion, une émission télévisée fut tournée, intitulée : «  Chaume village pilote ».

-Fontaine – Française : C’était un remembrement particulier en raison de la présence de la question de la grande propriété foncière. La municipalité souhaitait au maximum rassembler ses parcelles  afin d’essayer d’anticiper son expansion en tenant compte de la donation importante dont elle se savait bénéficiaire. Le docteur Berger,  alors maire de la commune avait émis le rêve de remembrer l’étang du Fourneau afin de l’assécher et de l’assainir, devant le refus du propriétaire, le projet fut abandonné. Cette anecdote fut confiée par Henry Berger à un chercheur alors qu’il était président du Conseil Général.

-Fontenelle : Le remembrement fut tardif, dernier du canton, il fut terminé en 1995. Il y avait une grande diversité d’exploitations, cela ne fit qu’accentuer les difficultés déjà existantes. Le sentiment de spoliation et d’injustice  est demeuré très vif, il s’agit toujours d’un sujet brûlant.

 

-Mornay : Des réclamations perdurèrent bien après le remembrement.

– Saint Maurice /Vingeanne : Il y eu des arbitrages difficiles. La commission départementale fut saisie. Des lettres furent écrites aux plus hautes autorités de l’État, dont il reste des traces dans les archives, c’était sans doute un des buts recherché d’ailleurs.

– Saint Seine Sur Vingeanne : Selon certains techniciens agricoles, c’est dans cette commune que se serait déroulé le remembrement le plus équilibré. La taille  moyenne des parcelles est passée de moins de un hectare à plus de cinq hectares, sans que des contestations  majeures soient parvenues aux autorités.

Le remembrement est réussi lorsque les parcelles sont bien regroupées et bien desservie, et les enclaves supprimées. Après le remembrement, les sols ne sont plus qu’un potentiel pouvant être amélioré, ce qui est le cas dans le canton de Fontaine – Française, le remembrement ne fut qu’une étape dans le développement des exploitations. Toutefois, lorsque l’étape fut bien négociée par les propriétaires, ce ne fut pas négligeable pour la suite. La grande propriété fut elle aussi, bien entendu, remembrée (au même titre que la « micro propriété » d’ ailleurs),ce qui généra de très grands ensembles de parcelles. Les jardins furent parfois remembrés ainsi que les vignes et les vergers , ce qui changea la nature des cultures en ce qui concerne les  » nouvelles parcelles « par rapport « aux anciennes parcelles ».

 

 Selon les experts, le remembrement, surtout avant 1976 et la mise des études d’impact, eut aussi pour conséquence l’arrachage des haies, la création de fossés disproportionnés, la disparition des friches et de certains bosquets. La conséquence de ces atteintes au paysage fut une atteinte à la diversité de la faune et de la flore. De plus le regroupement de parcelles ne fit que s’accentuer consécutivement au remembrement, ce qui facilita le drainage des zones humides et les conséquences néfastes sur les crues rapides des cours d’eau, ainsi que l’assèchement des zones humides qui avaient un rôle régulateur.

 

Le remembrement, a enlevé du caractère au paysage. Il  a marqué les esprits et parfois donné un sentiment de spoliation à certain  protagonistes et causé des traumatismes. Mais il a permis à l’agriculture d’être compétitive en mettant en place les conditions de la croissance des rendements ainsi que l’adaptation des exploitations à des cultures rentables et en permettant la naissance de la grande culture céréalière à un canton voué à la polyculture-élevage. Il faut noter que l’agriculture biologique , s’est adaptée au parcellaire issu du remembrement puisqu’elle s’est mécanisée.


 

      Le remembrement a été le principal outil d’aménagement foncier utilisé dans le département de la Côte d’Or, comme celui mené en 1707 (premier remembrement d’Europe) sur la Commune de  Rouvres  En Plaine

  Le 27 Novembre 1918, la loi CHAUVEAU (sénateur de la Cote D’Or) a reconnu  I’ utilité publique du remembrement.

Loi du 9 mars 1941 : introduisant l’existence de commission et de travaux connexes comme la création des chemins ruraux gérés par les Associations Foncières

Loi du 10 juillet 1976/ obligeant à procéder à une étude d’impact.

Suite à la loi de 2005 relative au développement des territoires ruraux du 23 février 2005, la mise en œuvre des procédures, auparavant assurée par la DDAF au nom de l’État, est transférée au Département depuis le 1er janvier 2006.

source : Le remembrement de 1945 à nos jours dans le canton de Fontaine Française. mémoire de maitrise université de Bourgogne 1993.

D’après les archives de la Diren et de DDA et la consultation de divers écrits ( dont ceux d’ Alice Barthez ) et ouvrages au sujet du remembrement.

Le mémoire de maitrise fut dirigé par Marcel Vigreux  et a obtenu une mention. Le mémoire est disponible à la B.U de Lettres et à la B.S d’Histoire à Dijon, il me semble.

A ce sujet,voir l’article que j’ ai écrit en qualité de correspondant de presse dans le journal  Le Bien Public du 9 /11/09. L’ article contient le témoignage d’ agiculteurs retraités de Montigny Sur Vingeanne et de Saint Maurice Sur Vingeanne.

Précisions: Les recours étaient possibles devant la commission communale, la commission départementale, et parfois jusqu’au Conseil d’Etat. Un propriétaire en théorie pouvait retirer une parcelle du remembrement, dans la pratique c’était plus difficile, car cette  » mise en réserve  » devait etre compensée par la « cession » d’une équivalence en valeur. Le refus total du remembrement de la part d’un propriétaire de plusieurs parcelles n’était guère envisageable en raison du morcellement des parcelles. De plus les remembrements de vergers et de bois furent possibles car la nature de ces parcelles sur la matrice cadastrale ne correspondait pas toujours avec leur nature réelle sur le terrain. Ainsi un bois ,un verger,etc… pouvaient apparaitre sous la désignation « terre » et ainsi être remembrés. Un autre problème s’est parfois posé, celui des titres de propriété. Certaines personnes pensaient être propriétaire et n’avaient pas le titre de propriété, celui-ci n’avait pas été enrigistré… . Le fait de payer des impots sur le terrain pouvait constituer une preuve de propriété. Cependant la situation était floue en ce qui concerne les indivisions… d’où des incompréhensions, des conflits familiaux..

Lien:

http://www.bienpublic.com

310px-rouvres_avant_remembrement.1259314520.jpg300px-rouvres_apres_remembrement.1259314508.jpgLe remembrement à Rouvres-En-Plaines avant et après