Concours national du charolais aout 2009

Le concours national charolais est le plus grand rassemblement de charolais en France et dans le monde. Il se tient à La Roche-sur-Yon (Vendée)

 Ce concours a  rassemblé quatre cent quatre-vingts animaux engagé  par quatre-vingts éleveurs venant de seize départements. Dix éleveurs viennent de Bourgogne dont quatre de Côte d’Or.

 

Décennie, appartenant à Jacky Estivalet, éleveur à Saint-Maurice-sur-Vingeanne, participe à cette manifestation dans la section des charolaises d’un an, dite les laitonnes ». Elle a été sélectionnée sur des critères génétiques et est inscrite au herd book (registre généalogique le recensement des individus de race bovine ; chaque animal inscrit sur ce registre possède son propre code l’identification constituant la preuve de son appartenance à cette race, c’est une sorte de Pedigree) Décennie a une bonne conformation, tête, aplomb, squelette, sont typiques de la race charolaise. Elle a de «bons papiers», c’est a dire de bonnes origines. Elle a, de pins, la spécificité recherchée, celle d’être née sans corne. Ce gène est transmis à 100 % par son père Unico Elle peut ainsi être sélectionnée pour des transplantations embryonnaires.

 

 

Une importante préparation

Jacky Estivalet bichonne Décennie depuis plusieurs semaines, il lui apprend à défiler, tenue par une longe attachée à un licol. Elle obéit à un geste de la main. Chaque jour, Décennie bénéficié d’une douche et d’un shampooing aux œufs. Le jour du concours elle a bénéficié de soins particuliers, assurés par un « préparateur » : ses sabots ont été cirés De plus,
pour le défilé, elle a dû s’habituer aux bruits.

. Jacky Estivalet s’est installé à Sacquenay en 1991, puis s’est associé à Jean-Claude Jardel à Saint-Maurice-sur-Vingeanne en 1998. Aujourd’hui, il est associé à Mickaël Robin et Jérôme Jar­del dans le Gaec (Groupe ment Agricole d’Exploitation en Commun) de l’Isle.

L’exploitation s’étend sur] 120 hectares d’herbage et 220 de culture, dispersés sur huit communes et trois dé-j parlements. L’élevage de 70J charolaises et 15 Salers plus tourné vers la reproduction que vers la boucherie qui reste cependant un débouché. Jacky Estivalet a participer également à la fête de l’agriculture à Ormancey (Haute-Marne), où il a présenté ses animaux

L’ élevage plus qu’ un métier une passion

Cet article est paru le 11/12/09 sous le titre  » La vache, quelle passion ». Ils’ agit d’ un article au sujet du travail de sélection génétique bovine, concernant l’élevage de « charolaises » de Jacky Estivalet à Saint-Maurice sur Vingeanne.

Sélection génétique et élevage charolais

Mercredi  2 décembre à la salle des fêtes de Saint- Maurice Sur Vingeanne eut lieu  la réunion  d’une vingtaine d’éleveurs de bovins de race charollaise. Ces éleveurs étaient originaires  du canton de Fontaine-Française  et des environs (Cote D’Or et sud Haute-Marne) .Cette  rencontre était organisée par Coop Evolia dans le but de présenter les améliorations génétiques possibles en ce qui concerne la race charolaise. Coop ‘Evolia est située sur la commune de Fontaines, en Saône et Loire. C’est un acteur de la reproduction et de la génétique en Bourgogne, comptant 3200 adhérents. Cette coopérative est née de la fusion entre le centre d’insémination artificielle de Norges et celui de Verdun sur le Doubs. Cette cession fut suivie d’une présentation d’élevage par Jacky Estivalet  agriculteur à Saint -Maurice Sur Vingeanne.

Encadré :

Denis Ferradji, technicien, vaches allaitantes chez Coop Evolia :

«  La sélection des taureaux vise principalement 4 critères de sélection génétiques : la diffusion des gènes : «  vêlage facile »,  « sans cornes », « morphologie croissance »et du  gène : «  qualité maternelle de la mère  ». Toutes ces  catégories  sont  elles même évaluées par différents indices comme la fertilité, la croissance et la conformation. Grace au croisement de   taureaux améliorateurs  de la race avec des vaches présentant des qualités complémentaires, les éleveurs produisent des bêtes  ayant  un intérêt pour eux, et par ricochet pour toute «  la  filière viande ». Ces questions  de sélections génétiques  peuvent sembler arides, cependant, au-delà de l’intérêt qu’elles ont pour les éleveurs. Cependant la génétique ne suffit pas, les qualités d’un éleveur comme Jacky Estivalet qui bichonne ses charolaises, sont indispensables pour obtenir un bon résultat final avec un animal »

Jacky Estivalet éleveur de charolaises  à Saint Maurice Sur Vingeanne :

«  Des vaches allaitantes, sélectionnées,  comme celles  que j’ai présentées sont pour certaines un grand intérêt pour la sélection et d’autres  auront un intérêt pour la boucherie à terme. Les vêlages demandent beaucoup d’attention et de disponibilité. L’élevage, cela représente un travail important et c’est une passion. C’est aussi la recherche de la constitution d’un patrimoine génétique  pour un troupeau donné. Ce patrimoine peut  être transmis au même titre qu’une terre.  Les vaches produiront  durant leur vie notamment des taurillons ou baby réservés à la vente pour l’engraissement ou l’export. Je fais de la sélection  par insémination artificielle depuis plus de 20 ans, je commence à participer à des concours, et à développer des qualités comme « l’habitude à l’homme » et l’esthétique. »