Cyrille Bouvier chargé de mission concernant le contrat de bassin de la Vingeanne

Cyrille Bouvier est chargé de mission de l’Etablissement Public de Bassin (EPTB), concernant le contrat de bassin de la Vingeanne. Il étudie la rivière sous tous les angles.

Récemment nommé, Cyrille Bouvier met en place la phase d’émergence du contrat de bassin et intervient sur le territoire de 64 communes réparties sur trois départements : Côte-d’Or, Haute-Marne et Haute-Saône. Actuellement, le chargé d’étude collecte des renseignements sur l’ensemble du bassin versant afin de procéder à une présentation sommaire de la rivière.

Ce contrat se mettra en place avec l’ensemble des collectivités, des représentants de l’état et des groupements situés sur le bassin versant. La première étape est de réaliser le dossier sommaire de candidature, qui est le point d’entrée de la démarche contractuelle proprement dit. Celui-ci est un document général sur l’état des eaux et du milieu, ainsi que sur les usages et pressions existants. Il comprendra l’état physique du bassin, les caractéristiques climatiques, la présentation du patrimoine naturel, les caractéristiques du régime hydrologique, l’évaluation de la qualité des masses d’eau souterraines et superficielles… .

 Cette première phase sera suivie par le dépôt des dossiers de candidatures à la préfecture après acception du dossier par l’État. Un programme d’action visant l’amélioration de la qualité de l’eau et la restauration du milieu aquatique devrait voir le jour courant 2013, après une analyse plus poussée de la rivière et de son bassin versant.

 Le contrat de bassin de bassin est une démarche de concertation, où tous les acteurs, liés aux milieux aquatiques, seront amenés à donner leur avis et à participer pour sa mise en place.

Lors de l’assemblée générale de l’amicale des pêcheurs de haute et moyenne Vingeanne , samedi 22 janvier , à Fontaine Française Cyrille Bouvier, chargé de mission de l’Établissement Public de Bassin(EPTB) de la Saône et du Doubs, concernant le contrat de bassin de la Vingeanne a présenté l’intérêt d’une société de pêche vis-à-vis d’un contrat de bassin en insistant sur la possibilité de réhabilitation des frayères à brochet en liaison avec l’Onema. Le chargé de mission a également évoqué l’importance de la réalisation d’un travail sur la qualité physique des habitats pour la faune piscicole et sur un travail sur la capacité d’accueil de la Vingeanne en partenariat l’Association Agrée des Pêcheurs et de la Protection des Milieux Aquatiques.

Voir Le Bien Public du 3 janvier et du 24 janvier 2011 Page Vingeanne

Saint Seine sur Vingeanne une boulangerie aux multiples services

Véronique et Jérôme Moniotte ont repris la boulangerie de Saint Seine sur Vingeanne en 2004. La boulangerie est le dernier commerce du village. En plus du pain et de la pâtisserie Véronique et Jérôme Moniotte proposent d’autres services : le dépannage en épicerie et  en partenariat avec La Poste un «service postal». A la boulangerie, l’achat de timbres, de formules pour lettres recommandées,  d’enveloppes, de cartes et de colis prépayés est possible,  ainsi que le retrait de colis. Toutefois les services tels que les versements  en espèces ne sont pas possibles.

Des tournées en camion itinérants desservent les villages de Pouilly, Mornay, Montigny, et Lavilleneuve sur Vingeanne. Un dépôt de pain est assuré à Champagne sur Vingeanne. Ce dépôt fonctionne même le dimanche de 9h00 à 10h00,  par la boulangerie de Saint Seine.

Ils ont une spécialité la baguette de froment appelée chez eux « la Vingeanne », de plus, leurs gougères ont beaucoup de succès.

Pour Véronique et Jérôme Moniotte, s’installer à la campagne est un choix, l’ambiance est conviviale, la boulangerie est un lieu d’échanges et de confidences. Il s’agit d’être proche des gens et discret à la fois.

La boulangerie est fermée la mardi après-midi et le mercredi. Le Point Postal est aussi fermé le dimanche.

La Vingeanne, une rivière tranquille sujette à des débordements

La Vingeanne, une rivière tranquille, sujette à des débordements : cet article est paru le 4/01/09.

La Vingeanne, est une rivière calme sujette à des débordements qui lui sont naturels presque  chaque année. Les crues moyennes sont quasi quinquennales. Les grandes crues furent au siècle dernier au nombre de trois : 1910, 1930 et 1965. Le rôle n’est toutefois pas négligeable en ce qui concerne les caprices de la rivière, car au fil des siècles, il a modelé son cours selon ses besoins. Ceci est est un extrait. L’article est assorti d’un témoignage de Roger Raillard maire De Montigny-Mornay-Villeneuve  sur la gestion des biefs et des barrages de la Vingeanne.

L’ élevage plus qu’ un métier une passion

Cet article est paru le 11/12/09 sous le titre  » La vache, quelle passion ». Ils’ agit d’ un article au sujet du travail de sélection génétique bovine, concernant l’élevage de « charolaises » de Jacky Estivalet à Saint-Maurice sur Vingeanne.

Sélection génétique et élevage charolais

Mercredi  2 décembre à la salle des fêtes de Saint- Maurice Sur Vingeanne eut lieu  la réunion  d’une vingtaine d’éleveurs de bovins de race charollaise. Ces éleveurs étaient originaires  du canton de Fontaine-Française  et des environs (Cote D’Or et sud Haute-Marne) .Cette  rencontre était organisée par Coop Evolia dans le but de présenter les améliorations génétiques possibles en ce qui concerne la race charolaise. Coop ‘Evolia est située sur la commune de Fontaines, en Saône et Loire. C’est un acteur de la reproduction et de la génétique en Bourgogne, comptant 3200 adhérents. Cette coopérative est née de la fusion entre le centre d’insémination artificielle de Norges et celui de Verdun sur le Doubs. Cette cession fut suivie d’une présentation d’élevage par Jacky Estivalet  agriculteur à Saint -Maurice Sur Vingeanne.

Encadré :

Denis Ferradji, technicien, vaches allaitantes chez Coop Evolia :

«  La sélection des taureaux vise principalement 4 critères de sélection génétiques : la diffusion des gènes : «  vêlage facile »,  « sans cornes », « morphologie croissance »et du  gène : «  qualité maternelle de la mère  ». Toutes ces  catégories  sont  elles même évaluées par différents indices comme la fertilité, la croissance et la conformation. Grace au croisement de   taureaux améliorateurs  de la race avec des vaches présentant des qualités complémentaires, les éleveurs produisent des bêtes  ayant  un intérêt pour eux, et par ricochet pour toute «  la  filière viande ». Ces questions  de sélections génétiques  peuvent sembler arides, cependant, au-delà de l’intérêt qu’elles ont pour les éleveurs. Cependant la génétique ne suffit pas, les qualités d’un éleveur comme Jacky Estivalet qui bichonne ses charolaises, sont indispensables pour obtenir un bon résultat final avec un animal »

Jacky Estivalet éleveur de charolaises  à Saint Maurice Sur Vingeanne :

«  Des vaches allaitantes, sélectionnées,  comme celles  que j’ai présentées sont pour certaines un grand intérêt pour la sélection et d’autres  auront un intérêt pour la boucherie à terme. Les vêlages demandent beaucoup d’attention et de disponibilité. L’élevage, cela représente un travail important et c’est une passion. C’est aussi la recherche de la constitution d’un patrimoine génétique  pour un troupeau donné. Ce patrimoine peut  être transmis au même titre qu’une terre.  Les vaches produiront  durant leur vie notamment des taurillons ou baby réservés à la vente pour l’engraissement ou l’export. Je fais de la sélection  par insémination artificielle depuis plus de 20 ans, je commence à participer à des concours, et à développer des qualités comme « l’habitude à l’homme » et l’esthétique. »

Lait pur stérilisé de la Vingeanne : une affiche de Steinlen

10092357.1259303089.jpgVoici la version de l’affiche effectuée pour Nestlé, seul le titre change..

Cet article parait aujourd’hui 23/11 dans le Bien Public. Cette affiche évoque un parfum de nostalgie et de paradis disparu celui de notre propre enfance. Cette affiche figure dans presque chaque foyer de notre région .

Source : Catherine Baradel-Vallet Terroir numéro 125 Revue de la Société Historique et Touristique de la région de Fontaine Française .

 Lien : www.culture.gouv.fr/…/joconde/fr/pres.htm

Voici d’autres chats de Steinlen :

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La Vingeanne

la Vingeanne

La Vingeanne à Montigny au lieu dit Le Trou D’ Argot.

Une légende est à l’origine du nom de la rivière : à l’époque médiévale, ce vallon était le lieu de promenade du Seigneur d’Aprey et de son épouse Jeanne. A la mort de celle-ci, le jeune homme revenait régulièrement soigner son chagrin en se remémorant les moments passés : « là vint Jeanne » se disait-il… (Source: Jean Robinet, La Vingeanne pas à pas)

Cette rivière est située au cœur de la “diagonale du vide”, allant des Ardennes aux Pyrénées. Certains géographes nomment cet espace géographique “Le désert français” (voir Daniel Noin). Sur les plateaux surmontant la vallée de la Vingeanne on compte moins de 10 habitants / km2: (canton de Grancey Le Château ,21  près d’Is/Tille; et d’Auberive, 52). Fontaine Française compte 13 hab:km2.

Le canal de la Marne à la Saône allant de Vitry Le François (52) à Maxilly / Saône (21)  emprunte la vallée de la Vingeanne. Le canal est alimenté en eau par quatre réservoirs : le lac de Charmes, le lac de la Liez, le lac de La Mouche et le lac de Villegusien ou Lac De la Vingeanne. Le canal n’est plus guère utilisé pour le transport de marchandise, cependant l’été il connait une certaine activité touristique. Les lacs de la Liez et de la Vingeanne, particulièrement sont aménagés pour un usage touristique.

Le canal a été rebaptisé récemment “Canal entre Champagne et Bourgogne” dans un but de promotion touristique. Le canal fut ouvert en 1907.

Le niveau de la Vingeanne peut varier :

En 1893, la Vingeanne était réduite à un mince filet d’eau en raison de la sécheresse. Aucune récolte n’eut lieu cette année là, dans la vallée.

En 1910: (la Vingeanne est montée à une hauteur de 90 cm en dehors de son lit, près du lavoir), 1930:(105 cm), et surtout 1965: (115cm). Les crues furent très fortes. De nombreuses maisons furent inondées, à Saint-Maurice/Vingeanne, ce fut le cas, en particulier, dans le quartier de l’Outre, qui fut construit sur un ancien marais asséché, après le passage de Gallas en 1636.

Une légende (?) circule, si le barrage de Villegusien cédait, à Saint-Maurice, par exemple, il ne resterait plus que le clocher émergeant de la vallée.
Le canal et le Réservoir de Vilegusien ( 52 Haute – Marne ) sont gérés par les V N F

Voies Navigables de France (VNF) -
Le lac de Villegusien est protégé par une digue, finie en 1907 (il me semble), l’administration autrefois L’Équipement puis la Direction départementale des Territoires, de nos jours  les VNF, veille à la sécurité de  la digue, et au niveau d’eau du canal. La digue fut renforcée après la crue de 1965.  Le débit de la Vingeanne est surveillé par la Diren au travers de stations situées le long de la rivière pourvues d’un boitier électronique et d’une ligne téléphonique.  Le département de la Haute Marne considère la digue comme ” un risque majeur “.

Le canal et le Réservoir de Villegusien (52 Haute – Marne) sont gérés par les V N F

Établissement public à caractère industriel et commercial, Voies navigables de France a été créé en 1991 et a succédé à l’Office National de la Navigation. Les missions qui lui sont confiées par l’État sont :
– gérer, entretenir et développer 6700 km de canaux et de fleuves du réseau navigable français (dont 1760 à grand gabarit) ; 4500 agents
– exploiter les 80 000 hectares du domaine public fluvial qui les borde ;
– participer à la politique d’environnement et d’aménagement du territoire, en partenariat avec les collectivités territoriales ;
– promouvoir la voie d’eau et sensibiliser les décideurs à l’intérêt du transport de marchandises par voie d’eau et du tourisme fluvial ;
– fédérer des initiatives visant à développer les activités sur la voie d’eau.
Le tourisme fluvial est l’un de ses axes de développement.

Si on veut suivre le débit de la Vingeanne jour / jour depuis la station de Saint-Maurice:

http://www.rdbrmc.com/hydroreel2/station.php?codestation=579

le remembrement rural dans le canton de Fontaine Française

La grande vague des remembrements eu lieu entre les années 60 et les années 80.Dans notre canton entre 1959 et 1995. Chaume fut une des première commune remembrée et Fontenelle une des dernière commune du département.

Le remembrement, c’est à dire la reconstitution de domaines agricoles par échanges et redistribution de parcelles morcelées  à l’extrême afin d’en faciliter l’exploitation (Dictionnaire ROBERT, 1989) s’est surtout développé, en France, pour répondre aux nouvelles données économiques nationales et internationales.

         Si à l’origine, le but principal du remembrement était le regroupement de parcelles pour faciliter l’exploitation agricole, il est devenu progressivement un outil d’aménagement du territoire à part entière abordant simultanément les problèmes liés à l’activité agricole, aux attentes environnementales et aux préoccupations du milieu  rural. Il devait garantir  à chacun le respect de la propriété et la meilleure équité possible, grâce à des bases réglementaires détaillées et à des enquêtes publiques.

Dans l’action de remembrement, les responsables du déroulement se fixaient essentiellement les principes suivants: respecter l’équivalence des terres, la nature des cultures, le principe du respect de la proximité du siège de l’exploitation. Ce ne  fut pas toujours respecté dans la pratique.

Cependant, le lourd héritage affectif du passé, le grand nombre d’intérêts et d’intéressés et la complexité des démarches n’a pas facilité la mise en place de lois pour assurer le regroupement cohérent et la redistribution équitable des terres. Le remembrement, par les différentes opérations qu’il impliquait apparaissait souvent comme une provocation dans le village et une remise en cause des rapports sociaux (entre paysans de différents statuts, entre agriculteurs et élus, propriétaires et exploitants, et entre  ruraux et fonctionnaires).

Souvent, à la conception de la terre comme moyen de production et aussi d’échange, les agriculteurs opposaient d’autres significations qui incluaient la terre comme indicateur de statut social, support d’un passé de lutte pour l’accès à la propriété foncière. La terre est un patrimoine, de plus un attachement symbolique et sentimental  lié à la transmission de la terre était un élément à prendre en compte par les autorités.

Le manque d’information est un problème qui préoccupa les agriculteurs. Dans les communes remembrées beaucoup d’entre eux se plaignaient d’un manque de clarté dans les explications accompagnant les opérations. Cette attitude se trouvait aussi chez les agriculteurs favorables au remembrement. L’opinion prévaut qu’en « haut-lieu » on était également peu ou mal informé de ce qui se passait dans les petites communes et qu’on ne se préoccupait  guère du sort des campagnes. Pour d’autres, la responsabilité est surtout portée au compte des intermédiaires : (maires, DDA, géomètre).Parfois les membres de la commission communale sont accusés d’entente préalable au détriment des absents, qui se sentent exclus et lésés.

Le remembrement s’est plutôt bien passé dans le canton, cependant il y a eu  quelques exceptions  :

– Bourberain : Trois clans avaient été décelés par les fonctionnaires de la DDA. : les « jeunes agriculteurs dynamiques »,  les «  anciens biens installés », et les «  hostiles ». Des  réclamations arrivèrent au service contentieux de la DDA jusqu’au milieu des années 1990

– Chaume : Le premier remembrement de 1956-59, qui était un des premier de Cote D’Or s’est relativement bien passé. Par contre, en ce qui concerne le remembrement du village, il y eut des réclamations auprès de la commission départementale et de vives tensions. Chaume, à l’initiative du maire de l’époque Eugène Thévenot,  fut un des premiers villages de France et le premier de Cote d’Or à remembrer le bâti d’un village et ses  attenants. A cette occasion, une émission télévisée fut tournée, intitulée : «  Chaume village pilote ».

-Fontaine – Française : C’était un remembrement particulier en raison de la présence de la question de la grande propriété foncière. La municipalité souhaitait au maximum rassembler ses parcelles  afin d’essayer d’anticiper son expansion en tenant compte de la donation importante dont elle se savait bénéficiaire. Le docteur Berger,  alors maire de la commune avait émis le rêve de remembrer l’étang du Fourneau afin de l’assécher et de l’assainir, devant le refus du propriétaire, le projet fut abandonné. Cette anecdote fut confiée par Henry Berger à un chercheur alors qu’il était président du Conseil Général.

-Fontenelle : Le remembrement fut tardif, dernier du canton, il fut terminé en 1995. Il y avait une grande diversité d’exploitations, cela ne fit qu’accentuer les difficultés déjà existantes. Le sentiment de spoliation et d’injustice  est demeuré très vif, il s’agit toujours d’un sujet brûlant.

 

-Mornay : Des réclamations perdurèrent bien après le remembrement.

– Saint Maurice /Vingeanne : Il y eu des arbitrages difficiles. La commission départementale fut saisie. Des lettres furent écrites aux plus hautes autorités de l’État, dont il reste des traces dans les archives, c’était sans doute un des buts recherché d’ailleurs.

– Saint Seine Sur Vingeanne : Selon certains techniciens agricoles, c’est dans cette commune que se serait déroulé le remembrement le plus équilibré. La taille  moyenne des parcelles est passée de moins de un hectare à plus de cinq hectares, sans que des contestations  majeures soient parvenues aux autorités.

Le remembrement est réussi lorsque les parcelles sont bien regroupées et bien desservie, et les enclaves supprimées. Après le remembrement, les sols ne sont plus qu’un potentiel pouvant être amélioré, ce qui est le cas dans le canton de Fontaine – Française, le remembrement ne fut qu’une étape dans le développement des exploitations. Toutefois, lorsque l’étape fut bien négociée par les propriétaires, ce ne fut pas négligeable pour la suite. La grande propriété fut elle aussi, bien entendu, remembrée (au même titre que la « micro propriété » d’ ailleurs),ce qui généra de très grands ensembles de parcelles. Les jardins furent parfois remembrés ainsi que les vignes et les vergers , ce qui changea la nature des cultures en ce qui concerne les  » nouvelles parcelles « par rapport « aux anciennes parcelles ».

 

 Selon les experts, le remembrement, surtout avant 1976 et la mise des études d’impact, eut aussi pour conséquence l’arrachage des haies, la création de fossés disproportionnés, la disparition des friches et de certains bosquets. La conséquence de ces atteintes au paysage fut une atteinte à la diversité de la faune et de la flore. De plus le regroupement de parcelles ne fit que s’accentuer consécutivement au remembrement, ce qui facilita le drainage des zones humides et les conséquences néfastes sur les crues rapides des cours d’eau, ainsi que l’assèchement des zones humides qui avaient un rôle régulateur.

 

Le remembrement, a enlevé du caractère au paysage. Il  a marqué les esprits et parfois donné un sentiment de spoliation à certain  protagonistes et causé des traumatismes. Mais il a permis à l’agriculture d’être compétitive en mettant en place les conditions de la croissance des rendements ainsi que l’adaptation des exploitations à des cultures rentables et en permettant la naissance de la grande culture céréalière à un canton voué à la polyculture-élevage. Il faut noter que l’agriculture biologique , s’est adaptée au parcellaire issu du remembrement puisqu’elle s’est mécanisée.


 

      Le remembrement a été le principal outil d’aménagement foncier utilisé dans le département de la Côte d’Or, comme celui mené en 1707 (premier remembrement d’Europe) sur la Commune de  Rouvres  En Plaine

  Le 27 Novembre 1918, la loi CHAUVEAU (sénateur de la Cote D’Or) a reconnu  I’ utilité publique du remembrement.

Loi du 9 mars 1941 : introduisant l’existence de commission et de travaux connexes comme la création des chemins ruraux gérés par les Associations Foncières

Loi du 10 juillet 1976/ obligeant à procéder à une étude d’impact.

Suite à la loi de 2005 relative au développement des territoires ruraux du 23 février 2005, la mise en œuvre des procédures, auparavant assurée par la DDAF au nom de l’État, est transférée au Département depuis le 1er janvier 2006.

source : Le remembrement de 1945 à nos jours dans le canton de Fontaine Française. mémoire de maitrise université de Bourgogne 1993.

D’après les archives de la Diren et de DDA et la consultation de divers écrits ( dont ceux d’ Alice Barthez ) et ouvrages au sujet du remembrement.

Le mémoire de maitrise fut dirigé par Marcel Vigreux  et a obtenu une mention. Le mémoire est disponible à la B.U de Lettres et à la B.S d’Histoire à Dijon, il me semble.

A ce sujet,voir l’article que j’ ai écrit en qualité de correspondant de presse dans le journal  Le Bien Public du 9 /11/09. L’ article contient le témoignage d’ agiculteurs retraités de Montigny Sur Vingeanne et de Saint Maurice Sur Vingeanne.

Précisions: Les recours étaient possibles devant la commission communale, la commission départementale, et parfois jusqu’au Conseil d’Etat. Un propriétaire en théorie pouvait retirer une parcelle du remembrement, dans la pratique c’était plus difficile, car cette  » mise en réserve  » devait etre compensée par la « cession » d’une équivalence en valeur. Le refus total du remembrement de la part d’un propriétaire de plusieurs parcelles n’était guère envisageable en raison du morcellement des parcelles. De plus les remembrements de vergers et de bois furent possibles car la nature de ces parcelles sur la matrice cadastrale ne correspondait pas toujours avec leur nature réelle sur le terrain. Ainsi un bois ,un verger,etc… pouvaient apparaitre sous la désignation « terre » et ainsi être remembrés. Un autre problème s’est parfois posé, celui des titres de propriété. Certaines personnes pensaient être propriétaire et n’avaient pas le titre de propriété, celui-ci n’avait pas été enrigistré… . Le fait de payer des impots sur le terrain pouvait constituer une preuve de propriété. Cependant la situation était floue en ce qui concerne les indivisions… d’où des incompréhensions, des conflits familiaux..

Lien:

http://www.bienpublic.com

310px-rouvres_avant_remembrement.1259314520.jpg300px-rouvres_apres_remembrement.1259314508.jpgLe remembrement à Rouvres-En-Plaines avant et après

Gargantua

Gargantua est passé par la vallée de la Vingeanne. Lorsqu’il marchait dans la terre mouillée il a laissé tomber de la terre de ses bottes, de la sont nées les collines de Percey le grand (Mont cierge), Montsaugeon et même Saulx le duc qui est plus éloignée. Ces collines sont autant de buttes témoins qui ont été expliquées par le passage de Gargantua. Le mythe de Gargantua préexistait avant Rabelais.