Mise place d’une filière boue

La station d’épuration de Fontaine Française fait l’objet d’importants travaux de mise aux normes. Il s’agit de la mise en place d’un traitement des boues sur une station d’épuration préexistante avec  un prétraitement et mise place d’une filière boue.  Concrètement,  6 compartiments sont mis en place en 2 travées, sur un sol compacté. Ces bacs sont conçus en ayant à la base un radier (un lit en béton ferraillé sans fondation), puis un géotextile, au dessus se situent sables et graviers et  enfin se trouvent les roseaux phragmites australis communis vivant  les pieds dans l’eau. Ces roseaux filtrent les nitrates, grâce à leur système racinaire. Ce système de lagunage s’adapte au système existant composé de bassins de décantations et d’une pompe de relevage. Les eaux usées sont filtrées, les boues se déposent au pied des roseaux, le jus issus de ce filtrage repasse par un bassin de clarification puis est filtré une seconde fois par les phragmites.  Une ventilation des bacs est prévue et un dégazage près des installations est prévu. Ce processus est issu d’un long travail d’élaboration, qui fut validé en plan d’exécution mis en place depuis le début des travaux.  Le chantier a connu des débuts difficiles en raison de conditions météorologiques, les travaux devraient se finir fin juin 2010.

Le montant total de ces travaux est de 505 000 euros. Le financement se réparti ainsi : 40% sont à la charge de la commune, 30% des subventions proviennent du Conseil Général de la Cote d’or et 30% sont issus de l’agence de l’eau. La maitrise d’ouvrage incombe à la municipalité de Fontaine Française. La maitrise d’œuvre est confiée au cabinet Merlin (bureau d’étude technique). La technicité de cet ouvrage est assurée par la SAUR en partenariat avec le groupe Peduzzi. La sécurité et la protection de la santé est validée par la société Prosseco.

Les phragmites australis communis (appelés aussi roseau commun ou sagne) sont des végétaux utilisés pour purifier les eaux usées comme c’est le cas à Fontaine Française. Ils sont originaires du sud de l’Europe. Ils font déjà partie de la flore locale dans l’étang du fourneau notamment. Sur le plan écologique, la roselière à phragmite, qui est peu fréquente en Côte-d’Or, regorge de vie et d’intérêt. (source :http://www.bouger-nature-en-bourgogne.com)