La force motrice de l’eau

Licey  La force motrice de l’eau

Le canton de Fontaine Française bénéficie d’un patrimoine industriel important. Autrefois l’industrie sidérurgique était importante patrimoine industriel dans cette partie de la Bourgogne. L’eau, les immenses forêts, et la présence de minerai de fer  furent des richesses ayant tout particulièrement favorisé le développement de l’industrie métallurgique  et permis l’essor de la région, depuis l’époque médiévale jusqu’à la fin du XIX.  A Licey, dès le XVIème siècle, les moines de Bèze possédaient un haut fourneau. En 1838, un acte signé par Louis Philippe atteste d’un droit d’eau octroyé  au bénéfice du sieur Cugnotet propriétaire d’un haut fourneau et d’un patouillet (lavoir à minerai) à Licey sur Vingeanne.  En 1880, Félix Nicolardot a acheté l’ancienne forge et a monté un battoir fixe utilisant la force motrice de l’eau. Son petit fils Roger Nicolardot précise : « Les paysans venaient  battre les gerbes durant la période estivale. L’hiver mon grand père sciait le bois pour les habitants du village et des environs. Mon père a développé la scierie et j’ai pris la suite en 1974. Planches, palettes, caisses, charpentes, tablettes sortaient de la scierie. Nous avons employé jusqu’à 10 ouvriers.  J’ai arrêté en2003, la scierie n’était plus aux normes. Nous utilisions toutes sortes de bois uniquement en provenance de la région. On achetait du bois aux particuliers et aux communes par l’intermédiaire de l’ONF.  J’utilise toujours le droit d’eau pour faire fonctionner les machines, je travaille pour le plaisir. Je fais visiter l’installation, aux promeneurs, aux randonneurs, et à tous qui le désirent. »

A Licey, un bief alimente la scierie, située sur l’emplacement de l’ancienne forge. Ce bief est situé entre l’endroit où la Vingeanne s’engouffre en siphon  sous le canal près de l’écluse située en amont de Licey  et le moulin de Dampierre. Ce bief  alimente une scie à ruban et un charriot à grumes grâce à la force motrice de l’eau accouplée à moteur électrique. Le moteur fonctionnant grâce à la force motrice de l’eau permet de donner plus de force et de réguler la puissance de l’énergie hydraulique. Autrefois l’eau seule faisait fonctionner la scierie.  Une vanne dotée d’une crémaillère permet de faire affluer l’eau, cette force naturelle entraine un impressionnant arbre métallique entrainant à son tour la scie à ruban. Les machines datant pour la plupart du début du siècle dernier fonctionnent toujours pour le plus grand plaisir des amateurs. Une bonne odeur de bois règne toujours au sein de la scierie témoin de la vitalité de la force motrice de la Vingeanne.

Le canton de Fontaine Française bénéficie d’un patrimoine industriel important. Autrefois l’industrie sidérurgique était très présente dans cette partie de la Bourgogne. L’eau, les immenses forêts, et la présence de minerai de fer ont été des richesses ayant tout particulièrement favorisé le développement de l’industrie métallurgique et  a permis  l’essor de la région, depuis l’époque médiévale jusqu’à la fin du XIXème siècle. À Licey, dès le XVIème siècle, les moines de Bèze possédaient un haut fourneau. En 1838, un acte signé par Louis Philippe atteste de l’existence d’un droit d’eau octroyé au bénéfice du sieur Cugnotet propriétaire d’un haut fourneau et d’un patouillet (mécanisme mû par une roue hydraulique servant à laver le minerai) à Licey sur Vingeanne. En 1880, Félix Nicolardot a acheté l’ancienne forge et a monté un battoir fixe utilisant la force motrice de l’eau. Son petit fils Roger Nicolardot précise : « Les paysans venaient battre les gerbes durant la période estivale. L’hiver mon grand père sciait le bois pour les habitants du village et des environs. Mon père a développé la scierie et j’ai pris la suite en 1974. Planches, palettes, caisses, charpentes, tablettes sortaient de la scierie. Nous avons employé jusqu’à 10 ouvriers. J’ai arrêté en 2003, la scierie n’était plus aux normes. Nous utilisions toutes sortes de bois uniquement en provenance de la région. On achetait du bois aux particuliers et aux communes par l’intermédiaire de l’ONF. J’utilise toujours le droit d’eau pour faire fonctionner les machines, je travaille pour le plaisir. Je fais visiter l’installation, aux promeneurs, aux randonneurs, et à tous ceux qui le désirent. »

À Licey, un bief alimente la scierie, située sur l’emplacement de l’ancienne forge. Ce bief est situé entre l’endroit où la Vingeanne s’engouffre en siphon  sous le canal près de l’écluse située en amont de Licey et le moulin de Dampierre. Ce bief alimente une scie à ruban et un charriot à grumes grâce à la force motrice de l’eau accouplée à un moteur électrique. Le moteur fonctionnant grâce à la force motrice de l’eau permet de donner plus de force et de réguler la puissance de l’énergie hydraulique. Autrefois l’eau seule faisait fonctionner la scierie. Une vanne dotée d’une crémaillère permet de faire affluer l’eau, cette force naturelle entraine un impressionnant arbre métallique entrainant à son tour la scie à ruban. Les machines datant pour la plupart du début du siècle dernier fonctionnent toujours pour le plus grand plaisir des amateurs. Une bonne odeur de bois règne au sein de la scierie témoin de la vitalité de la force motrice de la Vingeanne. À une époque où l’énergie se fait rare et chère la force motrice de l’eau n’est pas négligeable.

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Vers un Service Public d’Assainissement Non Collectif

Le 22 mars à Licey a eu lieu une réunion d’information sur l’assainissement. Monsieur Mathiron maire de Licey a confié au nom de la municipalité, une étude d’assainissement au cabinet EMC environnement. Ce bureau d’étude effectuera le diagnostic des installations sous forme d’une enquête de terrain dans chaque habitat au sein de la commune. Cette réunion préalable à l’enquête avait pour but d’informer les particuliers et de répondre à leurs questions. En 2002 une étude de zonage fut effectuée cependant le commissaire enquêteur n’a pas validé cette enquête car au centre du village certaines parcelles n’étaient pas adaptées à l’assainissement non collectif. Il s’agira de déterminer à la suite de cette enquête les parcelles pouvant avoir accès à un assainissement collectif ou individuel, les différentes solutions seront exposées par le bureau d’étude. Cette étude est payée par la commune, une visite de terrain aura lieu, puis des essais de sols seront effectués. Les premiers éléments de l’enquête seront disponibles à la fin du printemps, l’étude sera remise cet été. L’enquête publique aura lieu cet automne, les habitants pourront s’exprimer ; à l’issue de cette enquête le commissaire enquêteur donnera son avis. Actuellement chaque habitation est munie d’une fosse sceptique, il s’agira pour l’enquête de déterminer si ces installations sont toujours aux normes (les normes ont beaucoup évoluées au cours des années). Licey adhère à un syndicat des eaux ayant mis en place un syndicat de Service Public d’Assainissement Non Collectif Interdépartemental (SPANC) avec la commune voisine d’Attricourt notamment. Les compétences du SPANC sont déléguées à la SAUR qui gère ce service. Si le choix d’un assainissement non collectif est fait le SPANC gérera cette situation pour les habitations rattachées à l’assainissement non collectif. Un assainissement non collectif pourra cohabiter avec un assainissement collectif pour un zonage donné. D’après un relevé des installations existantes, l’enquête déterminera si une habitation donnée pourra se raccorder au collectif ou si elle pourra bénéficier d’un assainissement non collectif après étude des sols. Les questions furent nombreuses et les réponses précises, les membres du bureau d’études ont précisé les modalités de l’enquête et précisèrent que le zonage devait être validé par la municipalité. Il s’agissait également pour le bureau d’étude d’une prise de contact avec les habitants afin de se faire connaître. Le calendrier lié a cette étude sera porté à la connaissance des habitants par la municipalité.
infos : http://www.alterre-bourgogne.fr/ (site de la société EMC environnement)
http://www.spanc.fr/ (site de l’assainissement non collectif)

Tu caches bien ton jeu

« Tu caches bien ton jeu » : une nouvelle association domiciliée à Licey depuis janvier 2010. Les soirées jeu ont lieu à Licey à la salle des fêtes, le 2ème vendredi de chaque mois à 20 h 30 ainsi que le dernier samedi de chaque mois à Mirebeau. Le but de cette association est la découverte des jeux de société contemporains en priorité. La présidente de l’association est Cécile Peres et le trésorier Hugues Couturier. Photo R. Monget

Correspondant de presse du canton de Fontaine-Française et…

Je suis depuis peu l’unique correspondant de presse du canton de Fontaine-Française pour le journal Le Bien Public : Bourberain, Chaume et Courchamp, Dampierre/Vingeanne, Fontaine-Française, Fontenelle, Licey/Vingeanne, Montigny-Mornay-Villeneuve, Orain, Pouilly sur Vingeanne, Saint- Maurice/Vingeanne, Saint-Seine /Vingeanne. Je suis également le correspondant de presse  de Sacquenay et Chazeuil : (une partie du canton de Selongey), ainsi que de Champlitte et son canton, et de Bèze (canton de Mirebeau).

Réfection du pont du canal à Licey

Les travaux de réparation du pont du canal à Licey sur Vingeanne constituent un événement marquant dans la vie du village, la route RD 27b est coupée durant la durée des travaux. Le pont  du canal de Licey, sur la route d’Attricourt, fut détruit en 1944 par les allemands. Après la seconde guerre mondiale entre 1944 et 1949, il a été remplacé par un pont en bois. Le pont actuel fut construit en1949. Une réfection était nécessaire, l’appareil d’appui était abimé afin de le remplacer, le tablier a été soulevé grâce à des vérins. Le nouveau dispositif est mis en place afin que ce pont soit en bon état de fonctionnement. À l’occasion de ces travaux l’étanchéité, la chaussée et la peinture des barrières de sécurité seront refaites. Les intempéries ont retardé le chantier, confient le maire et le chef de chantier. Ce chantier a débuté en janvier. La fin est prévue pour la mi-mars si la météo n’est pas défavorable. La réparation du pont du canal de Licey est entièrement financée par le conseil général à la hauteur de 205 000 €.

 

Les habitants du canton de Fontaine Française ont tous un sobriquet

Les habitants du canton  de Fontaine Française ont tous un sobriquet

Lorsqu’on contemple la vallée de la Vingeanne, l’histoire et les légendes sembles parler naturellement. Ainsi en est-il des sobriquets donnés aux habitants de chaque village du canton de Fontaine Française par leurs voisins.

A Bourberain, le village était partagé en2 camps toujours en chicane et en procès : les « Ecoeurou » et les « Quirettes ». On les appelait également les « Indignes », car certains jeunes gens des environs auraient régalés filles du pays avec du loup. C’est sans doute pour cela qu’on les appelle encore les loups enragés. Il existe également un surnom, les « Tiacres », un surnom ridicule selon : « Le Charroi de Nîmes ».

A Chaume, sur le rocher, les habitants seraient pour moitié fous, moitié enragés.

A Courchamp, les « Gôtous », buveurs d’eau de vie sont supposés habiter le village.

A Dampierre, on rencontre les « Magniens », c’est-à-dire les chaudronniers, les rétameurs, les « Pôchous » : les « pêcheurs » étaient également utilisé comme surnom.

A Fontaine Française, les habitants étaient surnommés les « Equeulay » : (éculés), c’est-à-dire les fatigués.

A Fontenelle, le surnom était les « Gueurnouilley », les grenouillés. Les gens de Fontenelle aurait vendu une statue de la vierge aux habitants de Fontaine Française afin d’avoir le droit de pêcher dans les fossés où ils ne prenaient que des grenouilles.

A Lavilleneuve, les habitants sont surnommés « Les Sacristains », peut être en raison de leur dévotion.

A Licey, les « Moricauds » peuplent le village. Par ce mot, on entend celui qui a la peau très brune ou noircie par le charbon de la forge.

A Montigny, le surnom des « Crébetins », désignerait des personnes serrées les unes contre les autres. Ce surnom pourrait avoir comme origine l’agglomération des maisons de ce village, qui sont parfois collées les unes aux autres.  

A Mornay, « les Brayas », « Cuillotous », seraient les porteurs de braies, de culottes, car selon leurs voisins c’était les femmes « qui portaient la culotte ».

A Orain, on rencontre les « Gouris », ce qui veut dire les cochons. A une époque indéterminée, les habitants d’Orain ont vendu la cloche de l’église pour acheter un verrat communal. Mais le verrat mourut, les gens n’eurent ni verrat ni cloche. Il faut préciser qu’Orain comptait de nombreux élevages de porcs, ces animaux paissaient et ravageaient les bois environnant, d’où la mauvaise réputation des « gouris » d’Orain.

A Pouilly, les « Pangnes », sont les résidents  de ce village. Ils s’appellent ainsi en raison de leur accent lorsqu’ils prononçaient le mot pain.

A Saint Maurice sur Vingeanne, les »Sorciers »faisaient sabbat lors des feux de Bordes selon certains. A Saint Seine sur Vingeanne, on peut croiser les « Queunelay », car lorsque les enfants de Saint Seine se battaient avec les enfants  des villages voisins, ils arrivaient toujours armés de bâtons de cornouillers.

L’ histoire de ces surnoms est parvenue jusqu’à nous grâce aux témoignages oraux et aux échos paroissiaux de l’abbé Ferré.

Le Déneigement un fait d’hiver

Pendant le nouvel épisode neigeux, services et engins dépendant du service exploitation et entretien de routes du conseil général de la Cote d’Or, sont sur le terrain afin d’éviter  aux usagers  les désagréments causés par la neige.  Le canton de Fontaine-Française dépend en ce qui concerne le plan neige de  l’agence Saône-Vingeanne. Cette agence est compétente également sur trois autres cantons : Auxonne, Mirebeau,  et Pontailler sur Saône. Rémy Rodot, agent de maitrise, chef de centre routier, et responsable d’intervention sur le secteur, explique le dispositif mis en place en ce qui concerne le canton de Fontaine-Française: « Nous avons trois niveaux d’interventions concernant le déneigement, le réseau prioritaire (V H 1, selon nos propres codes), tournant 24 heures sur 24 avec du sel afin que le réseau routier soit mis « au noir » , le réseau secondaire (V H 2) ,comptant 75 km sur le canton de Fontaine Française, et le réseau local (VH 3),  affichant 192km de routes confiées à un agriculteur qui intervient en passant une lame raclant la neige, lorsque la neige est abondante. Sur le canton, il s’agit de Philippe Couturier de Licey sur Vingeanne. Afin de desservir rapidement les localités, une route par village est dégagée en priorité ». Il faut parfois faire un détour pour se rendre au chef lieu de canton, par exemple, Saint Maurice est desservi en priorité par Montigny et Saint Seine sur Vingeanne, alors qu’il existe une route directe Saint-Maurice-Fontaine Française fréquentée quotidiennement par les usagers quelques soient les conditions météorologiques.

« Les conditions météo déterminent les interventions. Les équipes sont d’astreinte une semaine  trois. Les responsables d’agence sont d’astreintes chacun leur tour, il peut y avoir en cas de besoin des astreintes comme aujourd’hui samedi 9 janvier. C’est le responsable d’agence qui  décide de faire intervenir les patrouilles de déneigement en fonction des alertes. En ce moment 2 patrouilleurs  viennent de sillonner les routes environnantes. Par mesure de sécurité en période de pluie verglaçante par exemple la patrouille de nuit est renforcée d’un accompagnateur. Il ya quelques années près de Lavilleneuve, un véhicule de nos services était allé au fossé, un dépanneur fut appelé, une vigilance de chaque instant est nécessaire. Il faut près de 6 heures pour «mettre au noir » un canton comme celui de Fontaine Française. Lorsqu’on sale, la circulation aide à faire fondre la neige, plus la circulation est dense sur une route, plus la neige fond rapidement. » : Confie Rémy Rodot travaillant depuis 20ans au service de la Direction Départementale de l’Équipement, et désormais agent territorial du conseil général.  Cet article est paru le 12/01/2010