Spoy. La Tille 9.

Spoy est une commune française située dans le département de la Côte-d’Or en région Bourgogne-Franche-Comté. Ses habitants sont appelés « Spoyens » ou « Spoyennes ».

Le village de Spoy est situé sur le bord de la Tille, petite rivière affluente de la Saône.

Le nom du village trouverait son origine autour de 630, nommé initialement Cypetum, une traduction littérale de ce mot renvoie à un tronc d’arbre où au lieu consacré à la culture de la vigne, de cippus (« cep de vigne ») et suffixe collectif -etum.

C’est en 1276 que le nom de Sepoy voit le jour.

Au Moyen Âge, le village est placé sous l’autorité successive des seigneurs de Til-Châtel (Malain) et de Lux (Saulx de Tavannes). Le village est en partie détruit lors de la retraite de Gallas (chef de l’armée impériale) en 1636.

Le comte Ludovic Isolani (chef croate) trouva la mort sur le pont de Spoy lors d’un violent combat l’opposant lui et ses hommes au cardinal de la Valette. Le comte fut tué en voulant couvrir la retraite de ses hommes, son corps est enterré à côté de l’église. Spoy aurait également été le dernier village visité par le célèbre brigand Mandrin quelques jours avant sa capture. Il fut accueilli par le curé du village le 20 avril 1755.

L’implantation de Spoy sur un coteau ensoleillé et à proximité de la Tille aurait permis aux vignerons locaux de produire un vin réputé nommé « le Clos des Cailles » avant l’arrivée du phylloxéra (insecte nuisible aux vignes). Aujourd’hui l’activité économique du village se concentre principalement sur la production agricole.

L’église actuelle date de XIXe siècle, elle a été bâtie sur l’emplacement d’une église romane du XIIIe siècle. Cette dernière a été démolie en raison des risques d’effondrement qu’elle présentait. La nouvelle église conserve en son sein deux statues classées : une Piéta et une statue de saint Thibault datant du XVe siècle. Quelques éléments architecturaux de l’ancienne église ont été conservés, on peut encore observer aujourd’hui quelques chapiteaux de celle-ci. Enfin, une vierge à l’enfant attribuée à Dubois et une statue de saint Robert sont visibles. À son entrée se dresse le monument aux morts des enfants du village tombés pour la patrie au cours des deux grandes guerres qui ont marqué le XXe siècle.

Sur le site d’une villa gallo-romaine se dresse la Rente de Treige à proximité d’une source.

Le pâtis est une vaste place situé à la périphérie du village, un coin pique-nique est aménagé sous les arbres.

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Famille de Vergy : des racines à Champlitte.

Famille de Vergy : des racines à Champlitte.

Une journée riche d’échange a eu lieu samedi 14 septembre au couvent des Augustins à Champlitte. Lorsque deux terres de la famille de Vergy se rencontrent, cela donne l’entrevue qui a eu lieu entre les passionnés chanitois et ceux venus  des Hautes-Côtes de Nuits et de Gevrey. Sur l’initiative de Serge Degand, propriétaire du couvent des Augustins, l’association d’Histoire et Archéologie du pays de Vergy (21), est venue découvrir Champlitte, en contact avec la mairie, l’OT4R, l’association Champlitte, Patrimoine et Via Francigna, ainsi que les Amis du Musée. Son objectif : consigner et étudier le patrimoine des Hautes-Côtes de Nuits et Gevrey, en particulier celui du Val de Vergy, comprenant l’église, la forteresse et les ruines du monastère de Saint Vivant. Au menu de cette journée : visite guidée du bourg par l’OT4R, puis de l’église par Sophie Colin et Geneviève Campenet. Les hôtes ensuite accueillis au couvent, qu’ils ont découvert dans sa totalité, de même que l’église de Champlitte-la-Ville. Un échange qui ne demeurera pas sans suite, sur fond d’une véritable volonté de tisser des liens. Les chanitois sont en effet invité à leur tour à visiter les Hautes-Côtes.

Le château de Vergy est une ancienne forteresse du XIe siècle à Vergy (Reulle-Vergy), en Côte-d’Or en Bourgogne, nouvelle région administrative Bourgogne-Franche-Comté, France.

La maison de Vergy est une grande famille du Moyen Âge, originaire de Bourgogne. Elle tire son nom du château de Vergy, situé à Reulle-Vergy, entre Dijon et Beaune (Côte-d’Or).

Plusieurs anciennes familles et titulaires se sont succédé jusqu’au XIe siècle sur le fief de Vergy, dont les liens éventuels restent controversés, différents auteurs ayant donné différentes versions. La dernière famille connue sous ce nom est attestée à partir de la fin du XIe siècle. Elle forma plusieurs branches, implantées en Bourgogne et en Franche-Comté, et s’éteignit en 1630 avec son dernier représentant, issu de la branche de Champvent et de Champlitte.

La seigneurie de Vergy et son château ont quitté la maison de Vergy dès 1199 au profit des ducs de Bourgogne, par le mariage d’Alix de Vergy (née vers 1180 – 1252) avec le duc Eudes III de Bourgogne (1166-1218).

Quintet Bleu Jazz

Le 21 septembre à 20 h 30 en l’église de Saint-Seine-sur-Vingeanne, aura lieu un concert donné par le Quintet Bleu Jazz., organisé par Musique, Culture et Patrimoine.

Ensemble composé d’un saxo, trombone, d’une contrebasse, guitare et batterie, avec un répertoire étendu : jazz, swing, blues, bossa-nova… Concert organisé pour fêter la fin des travaux de restauration de l’église.

Lux. La Tille 8.

Lux est une commune française située dans le département de la Côte-d’Or en région Bourgogne-Franche-Comté.

Les prospections aériennes et les fouilles archéologiques ont révélé l’existence d’un site gallo-romain d’une superficie de 9 ha. Le site présente de grands bâtiments organisés autour de cour. Les fouilles et prospection ont révélé la présence de maçonneries importantes, de mosaïques, d’hypocaustes et d’adductions d’eau. La nature exacte du site n’est cependant pas aisée à préciser. Le site ne constitue pas une agglomération ordinaire et ressemble plutôt à une très grande villa. Toutefois les bâtiments résidentiels de la pars urbana manquent et seule semble attestée la résidence d’un vilicus. La présence d’un bras fossile de la Tille le long de bâtiments et le plan de certains bâtiments peut laisser penser qu’il s’agit d’entrepôt liés à la navigation fluviale.

À partir de 1917, le village abrita l’un des plus grands hôpitaux vétérinaires de France, destiné aux chevaux et mis en place par l’armée américaine. Il se trouvait sur la route de Spoy, près de la Tille et de la voie de chemin de fer, afin de communiquer avec le camp et la gare régulatrice d’Is-sur-Tille.

Le château de Lux est une ancienne forteresse, maintes fois réaménagée à différentes époques. Propriété, de la fin du XVe siècle au début du XVIIe siècle, de la famille de Mâlain, le château appartint ensuite aux gouverneurs de Bourgogne, aux Condé et à la famille de Saulx-Tavannes.

Edme de Mâlain s’illustra, en 1595, à la bataille de Fontaine-Française. Le roi Henri IV avait fixé à Lux un premier rendez-vous à ses troupes, « maison du baron dudit Lux, assise sur la rivière de la Tille », le matin du 5 juin, pour marcher ensemble contre le duc de Mayenne et le connétable de Castille, venus de Franche-Comté avec leur armée pour secourir les ligueurs enfermés dans le château de Dijon. « Ayant de la contradiction entre les advis qu’elle y trouva, [Sa Majesté] se résolut d’y repaistre deux heures » avant de repartir de Lux à une heure de l’après-midi. La bataille se joue à l’est de Fontaine-Française lorsque le maréchal de Biron et le baron de Lux, ayant chargé à la tête de leurs cavaliers les premiers ennemis aperçus, se trouvent soudain en grave infériorité, Lux renversé de son cheval, Biron encerclé. C’est alors qu’Henri IV entre lui-même dans la mêlée, entraînant sa petite troupe vers la victoire. Au soir de la bataille le roi revient loger au château de Lux. Edme de Mâlain, qui avait ensuite accédé aux plus grands honneurs (lieutenant général en Bourgogne et en Bresse, gouverneur de la Bastille, superintendant des finances du royaume), connut cependant une fin tragique au cours des luttes d’influence qui marquèrent la régence de Marie de Médicis. Provoqué par le chevalier de Guise, plus jeune frère du duc, il périt le 5 janvier 1613 au cours d’un duel que les contemporains considérèrent aussitôt comme un assassinat. Pour mettre un comble au malheur de la maison de Lux son fils unique, Claude de Mâlain, qui avait jugé de son devoir d’appeler en duel le chevalier pour tirer vengeance de la mort de son père, y fut tué à son tour, le 31 janvier 1613, alors qu’il n’avait que 20 ans. Comme Edme portait la croix du Saint-Esprit le jour où il avait succombé, on fit le mauvais jeu de mots de dire que le chevalier de Guise avait tué le père, le fils et le Saint-Esprit. Le château reçut plusieurs fois la famille Quirot de Corbeton. Nicolas Quirot, chevalier de Corbeton, commissaire des guerres de Turin, chevalier de l’ordre de Saint-Louis, chevalier de la Légion d’honneur, et ami de la duchesse de Saulx-Tavannes, y décède en 1843. Le château, la chapelle et les vestiges du XIIIe siècle font l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 8 janvier 1946.

 La chanteuse Colette Magny (1926-1997) évoque le village dans sa chanson Quand j’étais gamine.