Saint Pierre et Paul.

Saint Pierre.

Pape (1er) – apôtre (✝ 64)

Quand saint Pierre ne lave le chemin, saint Martial le fait comme il faut.
Saint Pierre et saint Paul pluvieux, pour trente jours sont dangereux.
S’il pleut la veille de saint Pierre, la vinée est réduite au tiers.
Saint Pierre et saint Paul lavent les rues de saint Martial.
De saint Paul la claire journée, nous dénote une bonne année.
Saint Pierre pluvieux, trente jours douteux.

Saint Pierre et saint Paul: On ne peut les séparer. Ils sont les deux piliers de l’Église et jamais la Tradition ne les a fêtés l’un sans l’autre. L’Église romaine, c’est l’Église de Pierre et de Paul.
Pierre était galiléen, reconnu par son accent, pêcheur installé à Capharnaüm au bord du lac de Tibériade.
Paul était un juif de la diaspora, de Tarse en Asie Mineure, mais pharisien et, ce qui est le plus original, citoyen romain.
Tous deux verront leur vie bouleversée par l’irruption d’un homme qui leur dit: « Suis-moi. Tu t’appelleras Pierre. » ou « Saul, pourquoi me persécutes-tu? »
Simon devenu Pierre laisse ses filets et son foyer pour suivre le rabbi. Saul, devenu Paul se met à la disposition des apôtres.
Pierre reçoit de l’Esprit-Saint la révélation du mystère caché depuis la fondation du monde: « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant. » Paul, ravi jusqu’au ciel, entend des paroles qu’il n’est pas possible de redire avec des paroles humaines.
Pierre renie quand son maître est arrêté, mais il revient: « Seigneur, tu sais tout, tu sais bien que je t’aime. » Paul, persécuteur des premiers chrétiens, se donne au Christ: « Ce n’est plus moi qui vis, c’est le Christ qui vit en moi. »
Pierre reçoit la charge de paître le troupeau de l’Église: « Tu es Pierre et sur cette pierre je bâtirai mon Église. » Paul devient l’apôtre des païens.
Pour le Maître, Pierre mourra crucifié et Paul décapité.
Illustration: Saint Pierre écrivant – Enluminure – Guiard des Moulins, Bible par Environnement et Patrimoine.
Solennité des saints apôtres Pierre et Paul. Simon, fils de Yonas et frère d’André, fut le premier parmi les disciples de Jésus à confesser(*) le Christ, Fils du Dieu vivant, et Jésus lui donna le nom de Pierre. Paul, Apôtre des nations, annonça aux Juifs et aux Grecs le Christ crucifié. Tous deux annoncèrent l’Évangile du Christ avec foi et amour et subirent le martyre sous l’empereur Néron; le premier, comme le rapporte la tradition, fut crucifié la tête en bas et inhumé au Vatican, près de la voie Triomphale, en 64; le second eut la tête tranchée et fut enseveli sur la voie d’Ostie, en 67. Le monde entier célèbre en ce jour le triomphe de l’un et de l’autre avec un honneur égal et une même vénération.
(*) c’est-à-dire ‘proclamer sa foi’ (voir le glossaire)

Martyrologe romain

En un seul jour, nous fêtons la passion des deux Apôtres, mais ces deux ne font qu’un. Pierre a précédé, Paul a suivi. Aimons donc leur foi, leur existence, leurs travaux, leurs souffrances ! Aimons les objets de leur confession et de leur prédication !Saint Augustin – Sermon pour la fête des saints Pierre et Paul.

Saint Pierre et saint Paul : on ne peut les séparer. Ils sont les deux piliers de l’Église et jamais la Tradition ne les a fêtés l’un sans l’autre. L’Église romaine, c’est l’Église de Pierre et de Paul.
Pierre était galiléen, reconnu par son accent, pêcheur installé à Capharnaüm au bord du lac de Tibériade.

Saint Paul Saint Apôtre (Ier siècle.)
Paul était un juif de la diaspora, de Tarse en Asie Mineure, mais pharisien et, ce qui est le plus original, citoyen romain.
Tous deux verront leur vie bouleversée par l’irruption d’un homme qui leur dit: « Suis-moi. Tu t’appelleras Pierre. » ou « Saul, pourquoi me persécutes-tu? » Simon devenu Pierre laisse ses filets et sa femme pour suivre le rabbi. Saul, devenu Paul se met à la disposition des apôtres.
Pierre reçoit de l’Esprit-Saint la révélation du mystère caché depuis la fondation du monde: « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant. »
Paul, ravi jusqu’au ciel, entend des paroles qu’il n’est pas possible de redire avec des paroles humaines.
Pierre renie quand son maître est arrêté, mais il revient: « Seigneur, tu sais tout, tu sais bien que je t’aime. »
Paul, persécuteur des premiers chrétiens, se donne au Christ: « Ce n’est plus moi qui vis, c’est le Christ qui vit en moi. »
Pierre reçoit la charge de paître le troupeau de l’Église: « Tu es Pierre et sur cette pierre je bâtirai mon Église. »
Paul devient l’apôtre des païens. Pour le Maître, Pierre mourra crucifié et Paul décapité.
Le 29 juin 2008 s’est ouverte l’année Saint Paul, l’occasion de (re)découvrir celui qui fut un géant de l’évangélisation et qui est aujourd’hui un témoin pour notre temps.
Illustration: Sur les pas de saint Paul – 2008 pèlerinage du diocèse d’Evry – mosaïque de l’église Saint Sauveur in Chora.
Chronique d’un voyage contrarié: la rencontre de Paul avec le Christ sur le chemin de Damas, vidéo sur la WebTV de la CEF.
Le 2 Juillet 2008, le Saint-Père est revenu sur la figure de l’Apôtre des gentils, auquel est consacrée l’année paulinienne inaugurée le 29 juin (conclusion le 29 juin 2009). Il est un exemple « de totale consécration au Seigneur et à son Église, de grande ouverture à l’humanité et à ses cultures… Pour comprendre ce qu’il dit aux chrétiens d’aujourd’hui, il faut revenir sur le contexte dans lequel il vécut et agit… ».
Saint Paul, a rappelé Benoît XVI, venait « d’une culture particulière et certainement minoritaire, celle d’Israël et de sa tradition… nettement différenciée du contexte général, ce qui pouvait avoir deux conséquences: la dérision, qui pouvait aller jusqu’à l’intolérance comme jusqu’à l’admiration ». Deux facteurs ont cependant favorisé l’action de Paul: la diffusion de « la culture hellénistique, devenue après Alexandre le grand patrimoine de la Méditerranée orientale et du Proche-Orient », et « la structure politique et administrative de l’empire romain » qui unifiait les peuples. « La conception universelle qui lui est propre donna sans nul doute une impulsion fondamentale à la foi en Jésus-Christ… La situation historique et culturelle et le milieu d’où il venait influèrent sur ses choix et son projet ».
Puis le Saint-Père a rappelé que Paul a été appelé « l’homme des trois cultures », regroupement de ses origines juives, de la langue grecque et de son statut de citoyen romain, dont témoigne son nom latin Paul. On trouve aussi dans sa formation intellectuelle la philosophie stoïcienne, dominante à son époque, porteuse « de hautes valeurs humaines et morales qui seront inclues par le christianisme ». Et puis, c’était un moment agité par une crise de la religion traditionnelle, principalement sous ses aspects mythologiques ou sociologiques.
Après avoir fait un premier survol du climat culturel de notre premier siècle, Benoît XVI a dit qu’on ne pouvait pas correctement comprendre Paul sans le replacer dans un contexte intellectuel juif et païen à la fois, où il s’est forgé une personnalité qui dépasse ce cadre et lui donne une dimension historique et idéale, originale… Mais il en va de même pour le christianisme même plus généralement dont l’Apôtre est un paradigme de premier ordre, et de qui nous pouvons toujours et encore apprendre ». (Source: VIS 080702 390)
Paul a rencontré le Ressuscité.
Le 3 septembre 2008, le Pape a parlé de la conversion de l’Apôtre des gentils. Benoît XVI a d’emblée souligné qu’elle advint au début des années 30 de notre ère, durant une période de persécution de l’Église primitive. Elle constitua un épisode décisif de la vie de saint Paul.
On dispose de deux sources pour comprendre ce qui se produisit, la plus connue étant le récit de Luc dans les Actes, qui parle de la lumière tombée du ciel, de la chute de Paul, de sa cécité. « Le Christ ressuscité lui apparut comme une lumière vive qui, s’adressant à Paul, transforma sa pensée et sa vie même… Cette rencontre, qui est au cœur du récit de Luc, modifia radicalement sa vie au point qu’on peut parler d’une réelle conversion ». Puis le Saint-Père a indiqué que les épîtres mêmes constituent la seconde source. Allant à l’essentiel, elles ne fournissent pas de détails sur les circonstances de l’évènement: « Tout le monde savait que le persécuteur était devenu un fervent apôtre du Christ, non par réflexion mais à la suite d’un fait violent, la rencontre avec le Ressuscité en personne ».
Le Pape a alors souligné que plusieurs écrits de Paul établissent que l’apparition du Christ fut le fondement de tout son apostolat et de sa nouvelle vie, même s’il ne considérait pas l’évènement comme une conversion proprement dite. La raison est très claire, a expliqué Benoît XVI, « la transformation de son existence ne fut pas le fruit d’un processus psychologique, d’une évolution de la réflexion intellectuelle et morale… Elle fut causée par la rencontre avec Jésus-Christ…et la conversion de saint Paul ne peut s’expliquer autrement. Les analyses de l’esprit ne sauraient éclairer et résoudre le problème. La clef pour comprendre l’évènement se trouve dans la rencontre même ».
Pour les chrétiens, a ajouté le Pape, le christianisme « n’est pas une nouvelle philosophie, une nouvelle morale. On n’est chrétien que si l’on rencontre le Christ, même s’il ne se manifeste pas de manière aussi éclatante qu’avec Paul dont il fit l’Apôtre des nations. Nous pouvons rencontrer le Christ en lisant l’Écriture, en priant, en participant à la liturgie de l’Église, toucher le cœur du Christ en sentant qu’il touche le notre. C’est cette relation personnelle, cette rencontre avec le Ressuscité, qui fait de nous de véritables chrétiens », a conclu Benoît XVI. (source: VIS 080903 410)
Solennité des saints apôtres Pierre et Paul. Simon, fils de Yonas et frère d’André, fut le premier parmi les disciples de Jésus à confesser(*) le Christ, Fils du Dieu vivant, et Jésus lui donna le nom de Pierre. Paul, Apôtre des nations, annonça aux Juifs et aux Grecs le Christ crucifié. Tous deux annoncèrent l’Évangile du Christ avec foi et amour et subirent le martyre sous l’empereur Néron; le premier, comme le rapporte la tradition, fut crucifié la tête en bas et inhumé au Vatican, près de la voie Triomphale, en 64; le second eut la tête tranchée et fut enseveli sur la voie d’Ostie, en 67. Le monde entier célèbre en ce jour le triomphe de l’un et de l’autre avec un honneur égal et une même vénération.
(*) c’est-à-dire ‘proclamer sa foi’ (voir le glossaire)

Martyrologe romain

En un seul jour, nous fêtons la passion des deux Apôtres, mais ces deux ne font qu’un. Pierre a précédé, Paul a suivi. Aimons donc leur foi, leur existence, leurs travaux, leurs souffrances ! Aimons les objets de leur confession et de leur prédication !Saint Augustin – Sermon pour la fête des saints Pierre et Paul

Une passion pour les cartes d’état-major.

Dans ma chambre à la cité universitaire, j’avais affiché deux cartes au 1 :25 000 ème que l’appela abusivement cartes d’état-major, ces dernières, étaient au 1/ 80 000ème. Il s’agissait bien évidement de cartes IGN (Institut Géographique National). J’ai toujours aimé la cartographie, nous devions être également cartographe.

Je rêvais devant ces cartes, en regardant les forêts, les bois, les friches, les cours d’eau et lieu-dit de cette géognosie.

J’ai collectionné les cartes, je me suis passionné également pour la matrice et la cadastre. Je pense qu’un travail sur les cartes géographiques et géologiques est porteur d’une certaine poésie. Pour être cartographe, il faut avoir une bonne vision, être soigneux, et avoir un certain gout artistique, compétences que j’admire.

Les cartes avec leurs couleurs chatoyantes sont intéressantes, elles plaisent à l’œil, surtout les cartes géologiques. Il y a un travail très intéressant à réaliser  sur la qualité des sols, que nous pourrions qualifier de pré-agronomique, il s’agirait d’amender les sols selon leurs qualités par l’apport d’éléments naturels utilisés comme intrants.

Le rêve devant une carte est une invitation à la promenade, un outil pour randonneurs avérés. J’ai étudié les cartes allemandes de la région utilisées par la Wehrmacht, elles ont aspect moins moins attrayants. Ce n’était pas leur objectif me direz-vous, elles avaient objectif militaire avant tout, là il s’agissait de cartes d’Etat-Major.

Voici un écrit que je partage avec vous, chers lecteurs :« L’Institut Géographique National a été brutalement créée le 1er Juillet 1940 pour succéder au Service Géographique de l’Armée (SGA), lui-même créée en 1887, après l’une des plus sévères défaite militaire que la France ait connue au cours de son histoire.

Il s’agissait, en tout premier lieu, d’échapper au contrôle des autorités allemandes d’occupation qui allaient intervenir.

C’est ainsi que le SGA a été brusquement « civilisé », le jour même de la parution du décret portant sa suppression, en transférant l’ensemble de ses personnels et matériels à l’IGN.

L’ENSG a été créée quelques mois plus tard, par décret du 08 avril 1941, pour assurer la formation des différents personnels techniques civils (ingénieurs, techniciens supérieurs et techniciens) destinés à l’IGN.

Ainsi les disciplines de bases des sciences géographiques que sont la Géodésie, la Photogrammétrie, la Télédétection, la Topographie et la Cartographie sont enseignées à l’ENSG dans les différents cycles de formation initiale.

Outre ses formations, fortement marquées à l’origine par l’emprunte des besoins militaires en cartes topographiques, l’ENSG a étendu sa mission en formant de nombreux élèves étrangers, notamment ceux des pays africains francophones ayant accédé à l’indépendance, ainsi que des géographes militaires (officiers et sous-officiers) présentés par leur organisme d’appartenance, et des étudiants à travers des modules adaptés à leurs cursus universitaires.

Pour mieux comprendre la longue tradition dont l’IGN et l’ENSG sont en quelque sorte les héritiers, il faut rappeler que la réalisation de la première carte topographique couvrant la totalité de la France fût décidée par Louis XV qui chargea Cassini de Thury d’engager les travaux correspondants. Cette carte, dite « Carte de Cassini » fut réalisée à l’échelle de 1 ligne pour cent toises (soit environ 1/86 4000e) en gravure sur cuivre de 1756 à 1815.

La carte suivante dite « carte de l’État-Major » au 1/80 000e, initiée par Napoléon, marqua une étape importante en adoptant de nouvelles conventions, notamment pour l’expression du relief à l’aide des hachures, et en améliorant considérablement la carte de Cassini.

Elle fut produite de 1818 à 1878.

Ainsi, durant 122 ans, les cartes de Cassini et les cartes « d’État-Major » furent réalisées à l’aide du même procédé de la gravure sur cuivre (appelée aussi « taille douce ») qui exigeait une grande finesse d’exécution et une grande dextérité (la carte était gravée à l’envers) mais ne permettait qu’une édition monochrome, la plaque de cuivre gravée constituant la plaque d’impression.

L’achèvement de la couverture à 1/80 000e correspond sensiblement au développement de la photographie qui permit alors de s’affranchir du dessin sur le support d’impression en réalisant le tracé sur un support intermédiaire (papier armé d’abord, plastique ensuite) reproductible par procédé photomécanique.

Ainsi, la rédaction cartographique a pu se faire par planches séparées, indispensable pour une impression en couleurs.

Dans les années 1950, la mission de base de l’IGN était encore la production de la carte topographique au 1/25 000e (connue encore aujourd’hui sous l’appellation abusive de « carte d’État- Major » par référence à la carte militaire au 1/80 000e).

Cette carte au 1/25 000e (plus de 2000 coupures pour couvrir la totalité du territoire métropolitain) était toujours dessinée à la main en 1950 et nécessitait de ce fait, un goût et des aptitudes particulières. C’est pourquoi, un cours préparatoire au concours de recrutement des dessinateurs cartographes était alors organisé pour permettre aux futurs candidats d’être confrontés aux exigences du métier et d’être renseignés sur les qualités requises.

Le profil du candidat idéal était le suivant :

– avoir la chance de posséder un excellente acuité visuelle, pour apprécier le 1/10e de millimètre à l’œil nu correspond à la précision graphique exigée ;

– en outre, le futur dessinateur devait percevoir le relief en vision stéréoscopique et ne pas être atteint de daltonisme ;

– avoir le bonheur d’être doté d’une grande habileté manuelle, comparable à celle des graveurs d’antan.

En effet, le maniement d’outils spécifiques comme le tire-ligne double, triple, pour tracer des traits parallèles courbes (les routes sinueuses par exemple) demandait des dispositions naturelles que l’ont pouvait développer grâce à la technique, mais qu’on ne pouvait pas créer ex nihilo.

Au final, on peut dire que le dessinateur cartographe idéal a été celui qui était capable d’allier la rigueur géométrique et le sens artistique.

À la fin des années 50, une nouvelle technique de rédaction est apparue, nommée « le tracé sur couche » qui était l’aboutissement de recherches en vue d’obtenir une qualité d’exécution aussi parfaite que celle de la gravure sur métal.

L’idée venait du procédé dit « de la glace blanchie » inventé au siècle précédent et qui consistait à étaler sur une glace une solution aqueuse, sur laquelle était reporté le fond provisoire à rédiger.

La couche était alors finement entamée à l’aide de pointes fixées sur une monture pour obtenir une image en négatif.

Mais la fragilité, le poids, l’encombrement et aussi l’absence d’instrument permettant les tracés de lignes doubles, constituaient un sérieux handicap qui ne permit pas à ce procédé d’être développé.

Il a donc fallu attendre les nouveaux produits issus de la chimie des plastiques, pour que le procédé du tracé sur couche puisse prendre son essor industriel et devenir la technique universelle de rédaction cartographique jusqu’à l’arrivée de la grande mutation technologique liée à l’informatique dans les années 90.

La couche à tracer est constituée d’un support plastique transparent, stable et dure, recouvert d’une mince pellicule, elle aussi plastique, tendre et translucide, sur laquelle est reportée l’image du fond provisoire (minute ou maquette) à rédiger suivant les conventions adoptées.

C’est cette mince pellicule qui est entamée par l‘outil traceur (inspirée de ceux des graveurs).

Pour obtenir une image conventionnelle en négatif (comme dans le cas de la glace blanchie) directement reproductible par contact photographique.

Le tracé doit être exécuté sur une table lumineuse, pour laisser passer la lumière dans les parties dégagées et contrôler son travail.

Les instruments utilisés étaient alors de trois types :

– des pointes fines montées sur manches ou sur trépieds ;

– des couteaux simples, doubles ou triples de largeurs variables ;

– des anneaux composés de deux pieds fixes et d’un troisième pied pivotant recevant les différents types de couteaux. Ces anneaux pouvaient recevoir une loupe en leur centre.

La technique du traçage sur couche s’est avérée être la meilleure et a supplanté toutes les autres techniques de dessin des traits.

La production des cartes à grande échelle a permis d’éditer des cartes à plus petites échelles – il faut rappeler ici que plus l’échelle est petite, plus la portion d’espace représenté est grande.

Ainsi au 1/25 000e les deux traits d’une route distants de 1 mm sur la carte, soit 25 m sur le terrain. À l’échelle du 1/1 000 0000e, ce même millimètre sur la carte représente 1 km sur le terrain.

Cette notion d’échelle est primordiale : en fonction de la variation de celle-ci, la réalité de la représentation du terrain sera modifiée pour être adaptée « au plus juste » dans cet ensemble d’informations dont il faut rendre compte de manière cohérente…

Certains détails seront décalés, d’autres simplifiés, ou schématisés, d’autre encore regroupés ou supprimés. Cette opération délicate de ramener l’image à ses traits essentiels, s’appelle la « Généralisation ».

Une bonne généralisation doit s’efforcer en premier lieu de limiter les altérations de positions provoquées par l’adaptation des tracés à l’échelle du document final.

Si à grande échelle le « jeu » consistait à donner le maximum de détails compatibles avec la surface papier et la lisibilité du document, la « généralisation » conduit inévitablement à éliminer l’information secondaire au profit de l’information indispensable à la compréhension du sujet.

Les altérations d’une carte ne sont pas uniquement dues à la généralisation – elles proviennent aussi du choix d’une projection, c’est-à-dire du choix du système mathématique qui permet de passer de la sphère terrestre à la surface plane de la carte.

Cette translation engendre des déformations inévitables, d’autant plus sensibles qu’on représente une grande surface de l’image terrestre ». :

Claude Vuillecot,

Septembre 2010

Saint Irénée.

Le jour de la saint Irénée, c’est l’un des plus beaux de l’année.

Evêque et martyr (✝ v. 201)

Saint Irénée de LyonIrénée venait d’Asie Mineure comme beaucoup d’autres dans cette vallée du Rhône. Dans sa jeunesse, il avait été disciple de saint Polycarpe de Smyrne qui avait été lui-même un disciple de saint Jean l’Apôtre. C’est peut-être ce qui lui donna le sens aigu de la tradition dans l’Église: transmission d’homme à homme du dépôt de la foi. On le retrouve à Lyon. On ne sait pourquoi, car il ne s’est pas expliqué sur les raisons de son voyage. On ne sait pas non plus comment il échappe à la grande persécution qui décime les Églises de Lyon et de Vienne. Etait-il en mission à Rome comme on l’a dit? En tous cas, il succède à saint Pothin l’évêque de Lyon , mort martyr pendant cette persécution. Il ne cesse de se dépenser au service de la paix des Églises. Un grand danger le préoccupe: les doctrines gnostiques qui se répandent dangereusement. Elles nient l’Incarnation du Fils de Dieu et mettent en péril l’intégrité de la foi. Eglise Saint Irénée, LyonSaint Irénée les étudie très minutieusement, enquête, interroge, lit. Armé par cette connaissance approfondie de l’adversaire, il rédige un important traité « Contre les hérésies » pour réfuter ces doctrines ésotériques. En même temps, il intervient auprès du pape pour l’empêcher d’exclure de la communion de l’Église les communautés qui fêtent Pâques à une autre date que l’Église romaine. Il n’oubliait pas que son nom signifie: « le pacifique ». L’intelligence, la charité et le sens de la Tradition apostolique resplendissent dans ses œuvres. Il fut le premier grand théologien de l’Église d’Occident et mourut peut-être martyr.
Illustration: église Saint Irénée, Lyon.
…Selon son enseignement, la foi de l’Église doit être transmise de manière à apparaître telle qu’elle doit être, c’est-à-dire « publique », « unique », « pneumatique », « spirituelle »… (Saint Irénée de Lyon – Benoît XVI – audience du 28 mars 2007)
Voir sur le site du musée du diocèse de Lyon:
Eusèbe de Césarée … reprend des éléments d’écrits d’Irénée en partie perdus. Il le présente comme ‘presbytre de la communauté de Lyon’ (paroikia) quand la persécution éclate en 177. Il succède à Pothin l’évêque martyr.
Mémoire de saint Irénée, évêque et martyr, vers l’an 200. Comme l’écrit saint Jérôme, il fut, dans sa jeunesse, disciple de saint Polycarpe de Smyrne et conserva fidèlement la mémoire du temps des apôtres. Il était prêtre de Lyon quand il succéda à l’évêque saint Pothin et on pense qu’il a été aussi couronné de la gloire du martyre. Il a exposé sans relâche la Tradition apostolique et publié un ouvrage célèbre en cinq livres contre les hérésies pour défendre la foi catholique.
‘Le malade et son entourage dans la Bible’ (extraits)
– Saint Irénée: «La Gloire de Dieu, c’est que l’homme vive, c’est l’homme debout»
– L’aventure du paralytique descendu par le toit (Lc 5, 17-26). «Lève-toi, prends ta civière et marche» (Lc 5, 24).
De nombreux saints ont souffert dans leur corps, de nombreux saints ont soulagé les douleurs des hommes…
Le lépreux blasphémateur que saint François soigna d’âme et de corps
Rituel du sacrement des malades: Seigneur Jésus, Tu as dit à Tes Apôtres d’imposer les Mains sur les Malades.
Que ces pistes de réflexions éclairent ceux qui exercent la profession de kiné!

Il est meilleur et plus utile d’être ignorant et de peu de savoir, mais de s’approcher de Dieu par l’amour, que de se croire savant et habile au point de se trouver blasphémateur à l’égard de son Seigneur pour avoir imaginé un autre Dieu et Père que Lui.Saint Irénée – Contre les hérésies II.26

Cinq paniers solidaires gourmands distribués pour leurs actions durant la crise sanitaire.

Une initiative du conseil départemental des Jeunes a eu lieu mardi, en direction des personnes employées à la Maison Sainte-Élisabeth de Fontaine-Française, maison d’accueil médicalisée.

Le conseil départemental des Jeunes a souhaité marquer sa reconnaissance envers l’ensemble des personnes et des services ayant été en première ligne lors de la crise sanitaire liée à l’épidémie du Covid-19 en leur offrant un panier gourmand.
Accompagnée de Catherine Louis, conseillère départementale, vice-présidente du conseil départemental, et de Céline Schmit de la Direction Académique des Services de l’Éducation Nationale (DASEN) en Côte-d’Or, Manon Loisel, conseillère départementale junior, élève de quatrième de collège Saint Michel à Dijon, âgée de 14 ans, a été reçue par Philippe Defaux directeur de la maison Sainte Élisabeth, Jacques Pillien président de l’Association de Gestion des Établissements et Service de l’Association Départemental des Amis et Parents d’Enfants Inadaptés (AGES ADAPEI), Nicolas Urbano maire de Fontaine-Française, le personnel, et les résidents de la Maison Sainte Elisabeth. Cette délégation est venue afin d’offrir cinq paniers gourmands solidaires, composés de produits 100 % issus de circuits locaux de Côte-d’Or, et « dire un grand merci » au personnel de la Maison Sainte Élisabeth de Fontaine-Française pour son action pendant la période de confinement liée au COVID 19.
Il s’agit d’une démarche solidaire. « Les conseillers départementaux juniors ont décidé au début de leur mandat de s’inscrire dans une démarche solidaire, dans le cadre de l’épisode du COVID 19 et ont remis des paniers gourmands d’une valeur de 40 € à 15 structures pour les remercier de leurs actions. La Maison Sainte Élisabeth a été choisie dans ce cadre. Ces paniers sont un acte de solidarité qui est la mission principale du département. » : a confié Catherine Louis.
Manon Loisel, a souhaité préciser : « Nous souhaitons à travers ce projet remercier les personnels soignants du COVID 19. J’ai été touchée au sein de ma famille, car des membres de ma famille font partie du personnel soignant. J’ai décidé de participer à ce projet qui me tenait à cœur. »
Nicolas Urbano a de son côté souligné la qualité du personnel de la maison Sainte Élisabeth. : »Il y a eu seul cas de COVID 19, et il a été bien géré. Il n’y a eu aucun décès. »
Le personnel de la maison Sainte Élisabeth a été remercié par Philippe Defaux. « Un repas sera offert au personnel réalisé avec des produits locaux issus de la ferme Hazotte à Dampierre et Flée. »

Comment écrire l’impensé ?

L’impensé de la philosophie moderne, c’est le non-dit. Il y a des choses qui existent et ne sont pas exprimées.

Comment dire l’impensé et l’impensable ?

De quoi l’invasion des chenilles Bombyx Disparates est-il le nom ? En quoi une suite de fermetures de commerces et de services dans une petite ville a une signification ? En quoi le virus COVID 19 est-il perturbant ?

A priori cela n’a rien à voir. Pourtant c’est notre univers chamboulé par ces signes sans liens. Ces faits sont des perturbations dans notre univers rural ou non. Ce sont des problèmes universels. Ils nous touchent tous à des degrés divers.

Le phénomène des chenilles touchera le monde vivant de la forêt, la fermeture de commerces et de services touchera le monde urbain et semi-rural des petites villes et le COVID 19 touche, quant à lui tout le monde. Ce n’est pas seulement une classe d’âge, un pays, ou un continent, qui est touché c’est une  pandémie mondiale. Nous vivons tous, nous les êtres humains en même temps le même phénomène.

Une énergie positive.

Le reiki est une méthode énergétique d’origine japonaise dont les bienfaits agissent sur le plan physique et mental. Cette discipline est désormais proposée à Fontaine-Française par Sabine Nicolet, praticienne de reiki.

Sabine Nicolet, habitante de Fontaine-Française, âgée de 50 ans, auxiliaire de vie pour personnes âgées est également praticienne de reiki en autoentreprise.

Sabine Nicolet a découvert le reiki avec un maitre de cette pratique. « J’ai découvert le reiki à un salon dédié au bien-être à Gray (70) avec un soin prodigué par Géraldine Meyer de Battrans (70) maitre de cette discipline. Cela m’a plu. Je me suis formée et j’ai passé avec succès les différents niveaux de pratiques et de connaissances avec Géraldine Meyer . » : confie la praticienne de reiki.

Cette pratique lui a permis de nouer des contacts avec les habitants du secteur. « Je me suis installée récemment, cela fonctionne par le bouche à oreille. J’ai déjà dispensé une dizaine de soins. C’est un partage avec les personnes qui souhaitent découvrir le reiki. Le reiki permet de travailler sur l’énergie vitale active de chaque personne. C’est une thérapie énergétique par imposition des mains. Le praticien transmet une énergie et le receveur l’utilise inconsciemment pour arriver à une auto guérison. Cette médecine douce induit sur le plan physique l’apaisement des douleurs. Sur le plan mental, et émotionnel, il amplifie les capacités de guérison, développe les capacités de guérison, l’intuition, la créativité, l’harmonie du corps et de l’esprit et dissout les blocages. Cette pratique peut être appliquée à soi-même et aux autres également sur les animaux les plantes et la nourriture. Cela vient du Japon, cette discipline a été fondée par Mikao Usui en 1922 » : précise la thérapeute Sabine Nicollet.

Cette praticienne de reiki a une autre corde à son arc, elle pratique la litho thérapie. « Les vertus des pierres est appliquée pour chaque problème. J’ai découvert la connaissance des pierres, le pouvoir des couleurs et leurs fonctions et je le partage. Cette connaissance vient compléter les vertus du reiki. » : note l’habitante de Fontaine-Française.

Le reiki ne se substitue pas à un traitement médical. »Un entretien est nécessaire pour connaitre les causes et les problèmes médicaux de la personne venue en consultation de reiki. Déontologiquement, je refuse de pratiquer des soins si la personne a des troubles mentaux de type psychotiques, je me réfère au manifeste du praticien de reiki. » : explique l’auto-entrepreneuse fontenoise. Sabine Nicolet, a son cabinet, 16 rue de France à Fontaine-Française.
Téléphone : 06.64.95.91.61.

Saint Anthelme.

En juin trop de pluie, le jardinier s’ennuie.

Anthelme était né au château de Chignin en Savoie non loin de Chambéry et préféra la solitude de la prière avec le Christ à la vie mondaine et chasseresse des grands seigneurs. Il  fut moine de Portes, puis de la Grande Chartreuse. Il reconstruisit la Grande-Chartreuse qu’une avalanche avait détruite et en devint le septième prieur. Ce fut lui qui fonda les premières chartreuses pour les femmes désireuses de mener une vie érémitique. Comme il avait dû punir deux de ses moines qui le méritaient, ceux-ci firent appel au pape Alexandre III, qui d’abord les soutint. Pour que règne la paix, saint Anthelme donna sa démission et rentra joyeusement dans le rang. Mais son bonheur dura peu. Saint Anthelme, diocèse de Belley-Ars Le pape, mieux informé, revint sur sa décision, et pour comble, le nomma évêque de Belley. Il s’était pareillement brouillé avec l’empereur Frédéric Barberousse pour avoir refusé Victor IV, un antipape de fabrication impériale. Là encore la modestie d’Anthelme fut contrariée: l’empereur se réconcilia avec lui et l’éleva, lui et ses successeurs, à la dignité de prince du Saint Empire romain germanique. Il tenta en vain de servir de médiateur entre saint Thomas Beckett et le roi Henri II d’Angleterre.
43e évêque sur la liste épiscopale du diocèse de Belley-Ars: saint Anthelme (1163-1178)
« La grande figure du XIIe siècle dans l’Ain est Saint Anthelme; Chartreux lui-même, il devient évêque de Belley de 1163 à 1178. Il lutte contre les abus et défend le peuple opprimé par le comte de Savoie. Entre le XIII siècle et le XVI siècle, villes et villages édifient leurs églises paroissiales, d’abord en style roman, puis gothique. Il nous reste, dans l’Ain, quelques beaux témoignages de l’ardeur et du talent de ces artisans et artistes, mis au service de la gloire de Dieu. » (Diocèse de Belley-Ars – 2000 ans de vie chrétienne)
À Belley, en 1178, saint Anthelme, évêque. D’abord moine de la Grande Chartreuse, il reconstruisit les bâtiments ruinés par une avalanche; prieur, il convoqua un chapitre général; contraint par le pape d’accepter l’évêché de Belley, il mit un zèle infatigable et une intrépide fermeté à corriger les mœurs du clergé et des nobles.

Martyrologe romain

Nous recevons l’esprit d’amour qui vient en aide à notre faiblesse afin que nous chantions la joie d’être aimés de Dieu et de l’aimer. Le reste importe peu de ce que pensent de nous les hommes si nous restons fidèles à l’amour que Dieu nous demande de vivre et de transmettre

Dans la torpeur de l’été.

Ce devait être durant l’été 76. C’était la sécheresse. L’air était brulant. Nous étions aux foins dans le pré de l’Henri Guenin en Changevelle. Mes parents avaient réalisé des cabotes comme autrefois. Je passais le grand râteau. J’étais torse nu, en short, j’avais 6 ans. Je pensais faire cela toute ma vie. Les passants rigolaient. Des paysans qui travaillaient avec des chevaux et une râteleuse, avec un gosse qui aidait, cela paraissait décalé.

Pourtant nous étions heureux et nous ne le savions pas. Nous n’étions pas dépendant du pétrole, et des courses au supermarché, nous n’y allions pas. Mon père avançait au pas du cheval, nous élevions des vaches de race Montbéliarde. C’était une vie paysanne à l’ancienne, celle d’avant l’agriculture industrielle.

Nous n’étions pas en retard d’une civilisation, cependant nous étions certainement en avance d’une réflexion. C’était certainement comme cela depuis La Tène. Il y avait un homme, un cheval, des outils simples et réparables quasi inusables transmissibles de père en fils, pas d’engrais, pas de produits phytosanitaires, pas de frais, des terres naturellement enrichies, des animaux sains et aimants.

Ce n’est certainement pas un hasard si le cheval et la charrue ont retrouvé leurs places au Clos Vougeot. L’agriculture mécanisée et productiviste n’est pas en cause, cependant comme me le concédait un grand céréalier, il y a de la place pour tout le monde.