Pêche électrique dans la Vingeanne

Dans le but de réaliser un état des lieux de la Vin
geanne, les agents de l’Onema
ont procédé mardi à une pêche électrique.
« Héron ». Ce mode de pêche utilise une canne élec
trique reliée par un câble à
un générateur sur la berge.
Finalité. Favoriser la gestion globale et durable d
es ressources en eau et des
écosystèmes aquatiques.
Une « pêche réseau » a été organisée dans la Vingea
nne. Cette pêche sert à
définir en partie l’état écologique des cours d’eau
Mardi 11 mai de 9 heures à midi, à la prairie de Sa
int-Maurice-sur-Vingeanne,
entre deux méandres de la rivière, une pêche électr
ique s’est déroulée. Cette
opération a été effectuée par sept techniciens de l
‘Office national de l’eau et des
milieux aquatiques (Onema) dans le cadre des object
ifs de la loi sur l’eau. Cette
pêche spéciale appelée « pêche réseau » se déroule
tous les deux ans dans ce
cours d’eau. Il s’agit d’un relevé de connaissance
et d’un suivi, intégrant les
différents réseaux de la DCE (directive-cadre sur l
‘eau). L’opération sert à
définir en partie l’état écologique des cours d’eau
, qui comprend les invertébrés
aquatiques et les macrophytes (ensemble des plantes
aquatiques visibles à l’œil
nu).
Tétaniser le poisson par l’électricité
Le personnel de l’Onema a procédé à 75 points de pê
che sur 300 mètres de
rivière afin de prélever un échantillonnage des poi
ssons peuplant la Vingeanne
sur une portion donnée. C’est une pêche réalisée au
moyen d’une électrode,
l’appareil de pêche s’appelle « héron », (moteur, a
limenté par un groupe
électrogène, électrode, etc.). Le poisson tétanisé,
est capturé, puis relâché. Il
n’est donc pas tué. Il s’agit avant tout de procéde
r à un comptage et à un
classement par espèce.
Des prises de mesure et des pesées sont effectuées
en vue de réaliser une étude
approfondie des poissons en respectant des normes d
e sécurité afin de préserver
la faune piscicole.
Un premier bilan satisfaisant
En cas de danger pour les agents, un de leurs collè
gues peut arrêter le courant à
tout moment. Un premier prébilan de cette démarche
peut être donné : les
techniciens ont dénombré une douzaine d’espèces dif
férentes : truite fario, loche
franche, vairon, chabot, vandoise, goujon, hotu, ch
evaine, lamproie de planer,
blageon. Vandoise et chabot font partie des espèces
très exigeantes
écologiquement parlant. Leur présence révèle la rel
ative bonne santé d’une
rivière dont l’équilibre reste fragile et doit être
préservé afin qu’il ne se dégrade
pas. Des espèces sont représentées en excès (hotus,
chevaines), et d’autres
(truites, brochet) sont peu présentes.
Contact Onema : http://www.onema.fr/
Infos sur le métier d’agent technique de l’environn
ement :
http://www.studya.com/formations_metiers/environnement/age
nt_technique.htm
Qu’est que l’Onema ?
L’Office national de l’eau et des milieux aquatique
s (Onema), est un
établissement public national relevant du service p
ublic de l’environnement.
Cet organisme a été créé en 2002 sur les fondations
de l’ancien Conseil supérieur
de la pêche. Le CSP avait, dans son conseil d’admin
istration, la moitié d’élus de
la pêche. Le conseil d’administration de l’Onema es
t maintenant constitué à 50 %
de représentants de l’État des diverses administrat
ions concernées et le reste
regroupe un ensemble de représentants de profession
s, d’associations et
d’établissements liés à l’eau et aux milieux aquati
ques. Sa création vise à
favoriser une gestion globale et durable de la ress
ource en eau et des
écosystèmes aquatiques.
Elle s’inscrit dans l’objectif de reconquête de la
qualité des eaux et d’atteinte des
objectifs de bon état écologique fixés par les dire
ctives européennes.
. « L’agent technique est un fonctionnaire d’État. Il
apporte aux acteurs de la
gestion de l’eau, au niveau territorial et de bassi
n, son appui technique et sa
connaissance de terrain du fonctionnement des milie
ux aquatiques.
Il participe à l’élaboration et à la diffusion des
savoirs, ainsi qu’à la
sensibilisation du public au bon état de l’eau et d
es milieux aquatiques.
Mon secteur de travail s’étend sur les bassins de l
a Vingeanne et de la Bèze, le
secteur Tille-Ignon-Venelle, et le bassin de la Saô
ne situé dans le département
de la Côte-d’Or. L’agent technique a également un r
ôle de police de
l’environnement, en particulier, la police de l’eau
. Nous sommes sept agents
techniques en Côte-d’Or, dans une administration co
mptant une quinzaine de
personnes à la direction régionale. »
Pour mener à bien ces missions, nous travaillons en
étroite collaboration et en
complémentarité avec l’ensemble des acteurs de l’ea
u. » : témoigne un agent technique de l’ONEMA

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Diagnostic piscicole de la Vingeanne et de ses affluents

Une étude a été réalisée sous forme d’un diagnostic piscicole de la Vingeanne et de ses affluents. Cette étude a été voulue, dès 2005, par l’APPMA de la haute et moyenne Vingeanne et la fédération de pêche de la Côte d’Or et réalisée par les agents de l’office national de l’eau et des milieux aquatiques (ONEMA). Cette étude a été présentée par Laurent Perrin agent technique et Anne Laure Borderelle ingénieur de l’ONEMA. Cette étude a été élaborée pour une somme de 45 000 € financé à 50% par l’Agence de l’eau, 15 000 € ont été à la charge du CSP devenu l’ONEMA, le reste à la charge de la Fédération de Pêche, et de AAPPM. Le travail s’est déroulé à 75% sur le terrain par le biais d’inventaires piscicoles effectués sur la Vingeanne sur un secteur, allant du Creux Janin à Cusey (52) à la confluence avec la Saône. Les objectifs de cette étude ont visé à connaitre précisément le peuplement piscicole de la Vingeanne en étudiant la qualité et la quantité de poissons présents, et d’appréhender les facteurs limitant le bon état du milieu. Il s’est agit également de faire un inventaire des frayères à brochet dans le lit majeur. Un facteur naturel important (température) et d’autres, aménagés par l’homme (ouvrages, curages, prises d’eau) limitent l’atteinte d’un bon état écologique. La Vingeanne en amont de Cusey connait des pertes dues au relief karstique, à partir de Cusey des sources apportant de l’eau froide modifient le peuplement piscicole. La présence de nombreux ouvrages sur la Vingeanne a également un impact sur ce peuplement en appauvrissant la diversité. Les affluents sont fortement dégradés. La Vingeanne connait certains dysfonctionnements physiques et biologiques. Les objectifs fixés par la directive cadre sur l’eau (bon état écologique et chimique en 2015) devront être atteints. Pour cela, un contrat de rivière va être mis en place sur l’ensemble du bassin versant.