L’Histoire

 

J’ai toujours aimé l’histoire. J’ai fait des études d’Histoire, licence, maîtrise, et réalisé un mémoire. J’ai passé le capes et l’agrégation sans succès. J’ai été professeur (vacataire) au  collège Henry Berger de Fontaine-Française.  Je ne sais pas si cela suffit pour se dire historien. C’est sans dote surprenant de ma part  de dire que j’aime l’histoire, alors que mon blog s’appelle : « Mythes au Logis ». Toutefois en tant que correspondant de presse, « mythographe », et « historien amateur », je fais la distinction entre actualité mythe et histoire.

Qu’est ce que l’histoire,  est-ce une science? (C’est un véritable sujet philosophique. La question fut posée sur un autre blog récemment.) Le mot histoire a plusieurs sens en étroite relation puisque l’histoire est le cours des événements et la connaissance de ces mêmes événements ou le récit d’événements dits non historiques car fictifs. Le sens « de base » est : ce qui se passe. S’ajoute le récit de ce qui se passe. Si ce qui se passe est fictif, on nous raconte des histoires, s’il ne l’est pas, on accède à la connaissance du passé, on fait de l’histoire.
L’histoire comme récit véridique des événements (distinct du mythe) naît en Grèce au V e siècle av. JC avec Hérodote et  surtout avec Thucydide, qui décide de témoigner en étant objectif. Au XIX e siècle, l’histoire essaie de calquer ses méthodes sur celles des sciences exactes et se constitue en science humaine. L’histoire est construite à travers l’étude de sources , de documents, qu’il s’agit d’étudier, de recouper, de critiquer en en étudiant le fond et la forme. Les sources peuvent être écrites , archéologiques, héraldiques(blasons), numismatiques(pièces de monnaies)etc…. L’analyse de document en histoire s’appelle la méthodologie historique, elle est enseignée à l’université ainsi au même titre que les connaissances générales.Les professeurs du secondaire essaient dès le collège de faire découvrir aux élèves ce qu’est une source.Ce n’est pas une science exact, c’est une science humaine,qui se doit d’etre objective, car elle analyse des faits (passés ou qui aurait pu se passer).
C’est une science sociale dans le sens où elle s’attache d’abord à l’étude de l’Homme dans les sociétés par un travail d’interprétation, sans pour autant écarter le principe d’impartialité. L’historien cherche avant tout à comprendre par une pluralité de perspectives et un regroupement de sources qui tient compte de la subjectivité de l’observateur y compris de l’historien lui-même. L’historiographie s’attache à décrire l’histoire d’une période donnée c’est l’histoire de l’histoire.

L’histoire est une composante essentielle de la mémoire collective d’un peuple ou d’une nation. Elle sert de point de référence, de socle commun sur lequel se construit l’identité d’un groupe social. L’Histoire c’est avant tout selon Le Littré, le récit des faits, des événements relatifs aux peuples en particulier et à l’humanté en général. Histoire vient du mot grec « HISTORIA » qui signifie « enquête ». Histoire et mémoire sont indissociable, le fait de se souvenir, permet d’utilser le travail de l’historien afin de préparé l’avenir en connaissant mieux le passé.Non?

C’est une contribution que je comptais apporter sur La République des Livres de Pierre Assouline sous forme de commentaire pour le fil « Que resrtera-t-il de la mémoire numérique? ». Maintenant c’est trop tard, je l’ai donc mis sous forme d’article pour ce blog.