Natural Signs une ouverture entre nature et culture

Samedi 20 février, à Saint Maurice sur Vingeanne, eut lieu l’inauguration chez un particulier, de l’œuvre « Natural Signs ». Jérôme Vaspard, l’artiste, auteur de cette œuvre d’art contemporain était présent. Bruno Girard et les membres d’Art BFC, (association ayant exposé Natural Signs auparavant), sont venus également assister à cet évènement. Environ 35 personnes, élus, famille, voisins, et amis originaires des environs, ont assisté à ce vernissage. Bruno Girard président d’Art  a insisté sur le coté remarquable de cet événement permettant d’accroitre le rayonnement de l’art contemporain dans notre canton, et s’est félicité du déploiement culturel de cette association dans canton. Jérôme Vaspard, diplômé des Beaux Arts de Besançon, professeur d’arts plastique, a présenté son œuvre comme une interrogation sur l’appropriation de la nature par l’homme, et a confié : «Cette installation est à voir comme une invitation à la promenade dans les espaces qu’elle délimite. C’est une ouverture et une limite à la fois, signifiant une frontière que seul le passage permet vraiment de saisir. » L’arrivée de cette œuvre est vécue comme une entre une ouverture entre nature et culture entre campagne et espace construit.

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Le pigeonnier de Saint Maurice sur Vingeanne

« Situé dans le village, sur la départementale 27 J, en direction d’Orain, on peut apercevoir un pigeonnier carré à étages accolé à une habitation.
La maison du pigeonnier possède également un perron couvert desservant l’entrée de l’habitation au premier étage. Cette demeure serait l’ancienne maison du receveur de la dîme de la commanderie de La Romagne.
Sur les montants d’une porte à la base de la tour se trouve gravée la date de 1670.
Cette date pourrait correspondre à la construction du pigeonnier, à cette époque la commanderie appartenait aux chevaliers de Malte qui ont succédé aux Templiers au XIVe siècle.
On peut noter que les murs ont une épaisseur de deux mètres à la base. Le pigeonnier possède deux fenêtres d’envol, dont une avec plage d’envol. À l’intérieur du pigeonnier il y a près de 250 boulins (trou dans lequel niche le pigeon). Actuellement, ce pigeonnier situé dans une propriété privée, n’est plus en activité et ne peut donc pas se visiter. On distingue pigeonnier et colombier grâce à leur forme. Un pigeonnier est une tour carrée, alors que le colombier est une tour ronde. »

Source: »En Bourgogne, découvrir les pigeonniers de la Cote d’Or » Roger Vandevenne Edition de l’Escargot Savant 2007
Jusqu’à la Révolution française c’était un privilège que de posséder un pigeonnier et un signe extérieur de noblesse.
Cette maison a appartenu notamment aux familles Japiot et Sauvageot de Saint Maurice sur Vingeanne.

Tourne petit moulin

Jean-Luc Bouley a racheté le moulin de Saint Maurice, il y a quelques années. L’ancien moulin ayant été démoli il y a longtemps, il s’agit en réalité de l’ancienne saboterie qui fut autrefois un battoir, pourvue autrefois d’une roue en bois. La roue s’était abîmé, et fut démonté, le déversoir du bief était en ruine. Jean-Luc, il y a deux ans, s’est attelé à restaurer le déversoir et la roue afin de produire sa propre électricité. Ce bricoleur de génie, véritable « Géo Trouvetou », a construit sa roue lui-même, en métal et installé un générateur. Cette électricité lui permet, entre autre, de recharger les batteries de sa voiture électrique. Il faut plus que du courage pour s’atteler à une telle tâche. Cela fait penser à la dédicace du livre écrit par Joëlle Mounier, Anne-Marie et Jean-Pierre Carmoi, « les moulins de la Vingeanne » : « Aux techniciens qui les ont construits, aux forçats qui y ont travaillé, aux fous qui les restaurent. » Cette maxime admirative et respectueuse s’applique à merveille à Jean-Luc Bouley qui est passionné par la restauration de son moulin.

Le canal gelé

Jeudi 11 février, le canal entre Champagne et Bourgogne était gelé. Patrick, employé à la VNF devait casser la glace épaisse d’environ 2 cm à l’aide d’un Yeck, devant la péniche Un yeck est un bâton de marine, une gaffe; ce mot est d’origine flamande certainement. Si la glace avait été un peu plus épaisse le bateau brise glace serait passé. Derrière le passage de la péniche la glace se reformait.

Élevage de Limousine Des naissances à Saint Maurice

Gérald Apert agriculteur au à Saint Maurice a choisi d’élever des bovins de race limousine à Saint Maurice sur Vingeanne. Il décida de se séparer de son élevage composé de vaches laitières de race Montbéliarde et de se reconvertir en élevant des vaches allaitantes limousines connues pour leurs aptitudes bouchères.
La décision de se reconvertir fut prise selon plusieurs constats, continuer la production laitière devenait difficile en raison d’un problème de main d’œuvre sur l’exploitation familiale. Il y a deux ans, de son père Georges, avec qui il était en GAEC (Groupement Agricole d’Exploitations en Commun) a prit sa retraite. De plus, une mise aux normes des bâtiments afin de pouvoir continuer la production laitière était nécessaire. L’existence d’un bâtiment voué à l’élevage et l’exploitation de 50 hectares de prairies permanentes inondables permettaient d’entreprendre l’élevage de vaches allaitantes. Le troupeau de Montbéliardes fut vendu à des agriculteurs spécialisés en production laitière. Cette vente, permis l’achat d’un troupeau composé d’un taureau et de jeunes bovins limousins. Le choix de la race limousine a lieu selon plusieurs critères : la facilité de vêlage, (ils se déroulent à 90% sans assistance), la qualité gustative de la viande(le poids de la carcasse est peu élevé), une croissance précoce, et des facilité d’élevage. La Limousine est une race rustique, s’élevant souvent au grand air même en hiver. Cependant les prairies humides de la vallée de la Vingeanne ne permettent pas cela. Toutefois, la résistance aux maladies de ces bovins s’accommode de stabulations libres très aérées.
A la ferme, sont nés 12 veaux la première année, 20 l’an dernier, et 36 devraient voir le jour avant la fin mars. Quelques nouveaux nés gambadent déjà, profitant des premiers rayons du soleil venus après les gelées.

Concours national du charolais aout 2009

Le concours national charolais est le plus grand rassemblement de charolais en France et dans le monde. Il se tient à La Roche-sur-Yon (Vendée)

 Ce concours a  rassemblé quatre cent quatre-vingts animaux engagé  par quatre-vingts éleveurs venant de seize départements. Dix éleveurs viennent de Bourgogne dont quatre de Côte d’Or.

 

Décennie, appartenant à Jacky Estivalet, éleveur à Saint-Maurice-sur-Vingeanne, participe à cette manifestation dans la section des charolaises d’un an, dite les laitonnes ». Elle a été sélectionnée sur des critères génétiques et est inscrite au herd book (registre généalogique le recensement des individus de race bovine ; chaque animal inscrit sur ce registre possède son propre code l’identification constituant la preuve de son appartenance à cette race, c’est une sorte de Pedigree) Décennie a une bonne conformation, tête, aplomb, squelette, sont typiques de la race charolaise. Elle a de «bons papiers», c’est a dire de bonnes origines. Elle a, de pins, la spécificité recherchée, celle d’être née sans corne. Ce gène est transmis à 100 % par son père Unico Elle peut ainsi être sélectionnée pour des transplantations embryonnaires.

 

 

Une importante préparation

Jacky Estivalet bichonne Décennie depuis plusieurs semaines, il lui apprend à défiler, tenue par une longe attachée à un licol. Elle obéit à un geste de la main. Chaque jour, Décennie bénéficié d’une douche et d’un shampooing aux œufs. Le jour du concours elle a bénéficié de soins particuliers, assurés par un « préparateur » : ses sabots ont été cirés De plus,
pour le défilé, elle a dû s’habituer aux bruits.

. Jacky Estivalet s’est installé à Sacquenay en 1991, puis s’est associé à Jean-Claude Jardel à Saint-Maurice-sur-Vingeanne en 1998. Aujourd’hui, il est associé à Mickaël Robin et Jérôme Jar­del dans le Gaec (Groupe ment Agricole d’Exploitation en Commun) de l’Isle.

L’exploitation s’étend sur] 120 hectares d’herbage et 220 de culture, dispersés sur huit communes et trois dé-j parlements. L’élevage de 70J charolaises et 15 Salers plus tourné vers la reproduction que vers la boucherie qui reste cependant un débouché. Jacky Estivalet a participer également à la fête de l’agriculture à Ormancey (Haute-Marne), où il a présenté ses animaux

La Saint-Blaise

Charlotte Chateau 87 ans se souvient comment Saint Blaise, second patron de la paroisse, était fêté : « Saint Blaise était invoqué pour la guérison des animaux, et celle des maux de gorge. Cependant Saint Blaise a subsisté par un repas ouvert à tous jusqu’en 2009. Autrefois, c’était l’occasion d’inviter la famille, et les amis.

L’Église de Saint-Maurice possède des reliques de saint Blaise, enchâssées dans un bâton de procession. Elles furent l’objet d’une grande dévotion. Ce saint est le patron secondaire de la paroisse. Il existe une statue du saint évêque datant du XVIe siècle dans l’église. Chaque année, le 3 février (ou le dimanche qui suit) une grand-messe était célébrée à l’autel du saint, la vénération des reliques suivait l’office. Les fidèles embrassient le socle contenant les reliques.

Saint Blaise est le patron des cultivateurs et des tisserands, nombreux autrefois. Il est aussi censé protéger les animaux domestiques et de la ferme. On choisissait aussi le jour de cette fête pour faire bénir de petits sachets de grains que l’on mélangeait après avec les semences. C’était un rite lié à la fertilité.


L’aspect religieux a  disparu, cependant saint Blaise continua d’être célébré par un repas ouvert à tous. Autrefois, c’était l’occasion d’inviter la famille et les amis. Un bal avait lieu au café du village. Après la guerre en 1946 et 47, un marchand forain installa un petit stand. »

 

Saint Maurice sur Vingeanne Visite au coeur du village

L’opération Cœurs de village a été inaugurée samedi 31 octobre à Saint-Maurice-sur-Vingeanne. Cette inauguration marque la célébration d’une série de travaux d’exception.

 

L’idée de l’opération Cœur de village est née en avril 2003, lorsque le conseil municipal a décidé d’acheter des maisons qui tombaient en ruine. La municipalité s’est mise en relation avec le conseil régional afin d’avoir l’autorisation de les acquérir. Le 13 juillet 2004, une convention a été signée entre la commune et la région. Une étude d’aménagement du village a été réalisée, puis présentée aux habitants en décembre 2004. La première maison a été louée en décembre 2006 et la seconde en février 2008, permettant l’arrivée de deux familles au village. Les annuités d’emprunts sont couvertes par les loyers qui sont de 770 € par mois par maison. L’aménagement du village a débuté par la rénovation de la salle des fêtes : le parquet, la réfection du chauffage et surtout la création de l’office étaient nécessaires. La rénovation de l’illumination du pont de la Vingeanne, au centre du village avec 40 mètres de leds posés de chaque côté, met en valeur le patrimoine du village. Le lavoir a été lui aussi rénové : les travaux, réalisés eux aussi par l’association Sentiers concernaient la construction d’un mur en pierre sur 31 mètres de long. Tous ces travaux sont terminés depuis le 31 aout dernier. L’opération a été subventionnée à la hauteur de 138 530euros par le conseil régional, 77 324 euros par le conseil général, 31 108 euros par l’État, dont 7000 euros de dotation parlementaire. 25 980 ont été apportés par le SICECO afin de subventionné l’électrification du pont.

 

INFO Étaient présents : Françoise Tenenbaum, vice-présidente du conseil régional de Bourgogne ; Rémi Delatte, député ; François Sauvadet, député et président du conseil général ; Nicolas Urbano, conseiller général maire de Fontaine-Française ; les élus du canton ; les représentants des entreprises qui ont participé aux travaux

 

Les habitants du canton de Fontaine Française ont tous un sobriquet

Les habitants du canton  de Fontaine Française ont tous un sobriquet

Lorsqu’on contemple la vallée de la Vingeanne, l’histoire et les légendes sembles parler naturellement. Ainsi en est-il des sobriquets donnés aux habitants de chaque village du canton de Fontaine Française par leurs voisins.

A Bourberain, le village était partagé en2 camps toujours en chicane et en procès : les « Ecoeurou » et les « Quirettes ». On les appelait également les « Indignes », car certains jeunes gens des environs auraient régalés filles du pays avec du loup. C’est sans doute pour cela qu’on les appelle encore les loups enragés. Il existe également un surnom, les « Tiacres », un surnom ridicule selon : « Le Charroi de Nîmes ».

A Chaume, sur le rocher, les habitants seraient pour moitié fous, moitié enragés.

A Courchamp, les « Gôtous », buveurs d’eau de vie sont supposés habiter le village.

A Dampierre, on rencontre les « Magniens », c’est-à-dire les chaudronniers, les rétameurs, les « Pôchous » : les « pêcheurs » étaient également utilisé comme surnom.

A Fontaine Française, les habitants étaient surnommés les « Equeulay » : (éculés), c’est-à-dire les fatigués.

A Fontenelle, le surnom était les « Gueurnouilley », les grenouillés. Les gens de Fontenelle aurait vendu une statue de la vierge aux habitants de Fontaine Française afin d’avoir le droit de pêcher dans les fossés où ils ne prenaient que des grenouilles.

A Lavilleneuve, les habitants sont surnommés « Les Sacristains », peut être en raison de leur dévotion.

A Licey, les « Moricauds » peuplent le village. Par ce mot, on entend celui qui a la peau très brune ou noircie par le charbon de la forge.

A Montigny, le surnom des « Crébetins », désignerait des personnes serrées les unes contre les autres. Ce surnom pourrait avoir comme origine l’agglomération des maisons de ce village, qui sont parfois collées les unes aux autres.  

A Mornay, « les Brayas », « Cuillotous », seraient les porteurs de braies, de culottes, car selon leurs voisins c’était les femmes « qui portaient la culotte ».

A Orain, on rencontre les « Gouris », ce qui veut dire les cochons. A une époque indéterminée, les habitants d’Orain ont vendu la cloche de l’église pour acheter un verrat communal. Mais le verrat mourut, les gens n’eurent ni verrat ni cloche. Il faut préciser qu’Orain comptait de nombreux élevages de porcs, ces animaux paissaient et ravageaient les bois environnant, d’où la mauvaise réputation des « gouris » d’Orain.

A Pouilly, les « Pangnes », sont les résidents  de ce village. Ils s’appellent ainsi en raison de leur accent lorsqu’ils prononçaient le mot pain.

A Saint Maurice sur Vingeanne, les »Sorciers »faisaient sabbat lors des feux de Bordes selon certains. A Saint Seine sur Vingeanne, on peut croiser les « Queunelay », car lorsque les enfants de Saint Seine se battaient avec les enfants  des villages voisins, ils arrivaient toujours armés de bâtons de cornouillers.

L’ histoire de ces surnoms est parvenue jusqu’à nous grâce aux témoignages oraux et aux échos paroissiaux de l’abbé Ferré.