Rosières

Lorsque l’on se rend à Rosières on est frappé par la beauté du site, la pureté des lignes architecturale de la maison forte et le dépaysement lié à un voyage dans le temps.

Rosières est une forteresse de plaine, située aux confins de la Bourgogne et de la Franche-Comté. Cette plate forte a été établie au XIVème siècle par Pierre de Saint Seine avec l’assentiment du duc de Bourgogne Eudes IV, afin de servir de refuge aux paysans en cas de danger à une époque durant laquelle  les conflits. Rosières est un édifice alliant l’aspect massif d’une forteresse médiévale à l’élégance d’un château. Le pavillon du XVIIème siècle vient harmonieusement s’adjoindre à l’ancien fort du Moyen-âge. Après être passé dans les mains de Claude-Bernard Maillard, qui a fait construire le pavillon, Rosières est revenu par le jeu des successions à la famille Legouz d de Saint Seine, en 1980 cet édifice est racheté par la famille Bergerot venue s’établir sur la ferme attenante au château en 1930. La maison forte classée monument historique en 1930, est restaurée par Bertrand Bergerot depuis 1985 date à laquelle il a entreprit seul, la restauration de l’imposante toiture du château fort. Ce travail de romain a été bientôt suivi d’autres réalisations permettant la réfection de la galerie du pavillon, des salles et des différentes chambres du château. Les éléments architecturaux originaux (cheminée du XVème siècle, plafond peint en trompe l’œil du XVIIème…) ont été restaurés et remis en valeur.

Les chemins de ronde et les mâchicoulis servant autrefois à déverser eau chaude et cailloux témoignent du caractère défensif de la forteresse ayant résisté à Gallas en 1636, seules les écuries de la ferme ont été brulées par les troupes autrichiennes. La charpente en chêne, haute de 12 mètre avec cheminée centrale comprenant 6 conduits est, particulièrement impressionnante.

Les douves, le labyrinthe du jardin à la française et l’ensemble de ce site enchanteur complète une visite, faisant effectuer un agréable saut dans le temps.

Correspondant de presse du canton de Fontaine-Française et…

Je suis depuis peu l’unique correspondant de presse du canton de Fontaine-Française pour le journal Le Bien Public : Bourberain, Chaume et Courchamp, Dampierre/Vingeanne, Fontaine-Française, Fontenelle, Licey/Vingeanne, Montigny-Mornay-Villeneuve, Orain, Pouilly sur Vingeanne, Saint- Maurice/Vingeanne, Saint-Seine /Vingeanne. Je suis également le correspondant de presse  de Sacquenay et Chazeuil : (une partie du canton de Selongey), ainsi que de Champlitte et son canton, et de Bèze (canton de Mirebeau).

Demain sera féminin? Journée de la femme à Saint Seine sur Vingeanne

La mode en milieu rural

Trois femmes, Nora, Karine et Virginie ont organisé un défilé de mode présenté par des mannequins bénévoles, originaires du canton

Samedi 27 février 2010 à la salle des fêtes de Saint Seine sur Vingeanne, trois femmes du canton (Karine mère de famille reconvertie dans la vente de prêt à porter à domicile, Nora esthéticienne, et Virginie spécialiste en onglerie), avaient organisé la journée de la femme de manière anticipée. Cette fête a lieu normalement le 8 mars.  Ce jour il s’agissait de chouchouter les femmes. Les femmes invitées pouvaient se faire maquiller gratuitement par Nora et Virginie pouvait poser un ongle en démonstration à celles qui le désiraient. Un défilé de mode avec des modèles bénévoles originaires du canton a eu lieu présentant la ligne de vêtements pour femmes et enfants proposée par Karine. Karine a créé son emploi chez elle à Lavilleneuve afin d’allier vie personnelle et vie professionnelle, elle confie : « Ce n’est pas une question de moyens, on peut habiter à la campagne et être élégante, l’important c’est d’être épanouie. Pour moi le modèle c’est Coco Chanel. Un raffinement simple et un maquillage qui ne se voit pas, quelques vêtements basiques suffisent. Les vêtements présentés sont faits pour les femmes « normales », les tailles vont du 36 au 48. J’ai choisi des modèles du canton, afin que les femmes se retrouvent au quotidien à travers ces mannequins qui leur ressemblent. Bien s’habiller ce n’est pas une question de moyen il y a de très jolis vêtements à petits prix pour femmes et enfants. L’essentiel est de présenter une ligne adaptée à la personnalité et à la profession de chaque femme, j’utilise mes compétences de conseil en images et en relooking, mises auparavant au service d’une grande marque. »

Nora est esthéticienne et mère de 2 enfants, elle est arrivée il y a 13 ans dans la région, début juin, elle s’installera en tant qu’esthéticienne à Fontaine Française.

Virginie est spécialisée dans l’onglerie à domicile, elle se déplace dans un rayon de 30 km. La pose d’ongle suscite l’engouement auprès de la population féminine.

Karine ajoute : « Les femmes peuvent se réaliser à la fois dans leur vie de famille et leur vie professionnelle, habiter à la campagne n’est pas un handicap. La créativité existe aussi dans les cantons ruraux. »

Témoignages:

Antoinette, militaire à Auxonne, actuellement en congé parental confie : « C’est la première fois que je défile, cela change de l’uniforme, on peut être militaire et féminine à la fois. »

Sophie, mère de famille, confie : « C’était la première fois que je défile, le relooking est très agréable, c’est intéressant de changer de style de vêtement. »

C pas si loin


Christine Rossi est habitante de Montigny depuis 1997, dans une grande maison de caractère construite au 19ème siècle. Cette magnifique bâtisse fut successivement la maison d’un marchand de grain, puis d’un photographe, elle accueilli les premiers locaux de la coopérative de la haute Vingeanne, confie Christine. En 2007 elle a l’idée de faire revivre cette grande maison, elle ouvre un restaurant après la fermeture des restaurants de Saint Seine sur Vingeanne et de Percey le Grand. elle a ainsi créé son propre emploi à la campagne. La fréquentation est locale : ouvriers, artisans… Elle est liée à l’activité économique de la région, les ouvriers viennent manger le midi quand leur chantier est proche. C’est une cuisine traditionnelle, familiale, le menu du jour est composé de produits frais de saison. Le restaurant n’est ouvert que le midi en semaine, et pour les groupes (20 à 30 personnes) le week-end, généralement des familles ou des associations. Les clients se sentent comme chez eux, l’ambiance est chaleureuses et conviviale, quasi familiale. Christine Rossi a su se constituer une clientèle de proximité, d’habitués.
Il y a aussi des repas à thème : choucroute, couscous, tartiflette, moules-frites, et bientôt cuisses de grenouilles. La capacité est de 35 personnes sur réservation. L’été les légumes frais du jardin entre dans le menu, et les clients peuvent manger en terrasse ou rester profiter de la fraicheur de la maison. En hiver le poêle réchauffe agréablement les convives. Le cadre est sympathique.
Renseignements : tel. 03.80.75.88.90

Saint Seine sur Vingeanne une boulangerie aux multiples services

Véronique et Jérôme Moniotte ont repris la boulangerie de Saint Seine sur Vingeanne en 2004. La boulangerie est le dernier commerce du village. En plus du pain et de la pâtisserie Véronique et Jérôme Moniotte proposent d’autres services : le dépannage en épicerie et  en partenariat avec La Poste un «service postal». A la boulangerie, l’achat de timbres, de formules pour lettres recommandées,  d’enveloppes, de cartes et de colis prépayés est possible,  ainsi que le retrait de colis. Toutefois les services tels que les versements  en espèces ne sont pas possibles.

Des tournées en camion itinérants desservent les villages de Pouilly, Mornay, Montigny, et Lavilleneuve sur Vingeanne. Un dépôt de pain est assuré à Champagne sur Vingeanne. Ce dépôt fonctionne même le dimanche de 9h00 à 10h00,  par la boulangerie de Saint Seine.

Ils ont une spécialité la baguette de froment appelée chez eux « la Vingeanne », de plus, leurs gougères ont beaucoup de succès.

Pour Véronique et Jérôme Moniotte, s’installer à la campagne est un choix, l’ambiance est conviviale, la boulangerie est un lieu d’échanges et de confidences. Il s’agit d’être proche des gens et discret à la fois.

La boulangerie est fermée la mardi après-midi et le mercredi. Le Point Postal est aussi fermé le dimanche.

Les habitants du canton de Fontaine Française ont tous un sobriquet

Les habitants du canton  de Fontaine Française ont tous un sobriquet

Lorsqu’on contemple la vallée de la Vingeanne, l’histoire et les légendes sembles parler naturellement. Ainsi en est-il des sobriquets donnés aux habitants de chaque village du canton de Fontaine Française par leurs voisins.

A Bourberain, le village était partagé en2 camps toujours en chicane et en procès : les « Ecoeurou » et les « Quirettes ». On les appelait également les « Indignes », car certains jeunes gens des environs auraient régalés filles du pays avec du loup. C’est sans doute pour cela qu’on les appelle encore les loups enragés. Il existe également un surnom, les « Tiacres », un surnom ridicule selon : « Le Charroi de Nîmes ».

A Chaume, sur le rocher, les habitants seraient pour moitié fous, moitié enragés.

A Courchamp, les « Gôtous », buveurs d’eau de vie sont supposés habiter le village.

A Dampierre, on rencontre les « Magniens », c’est-à-dire les chaudronniers, les rétameurs, les « Pôchous » : les « pêcheurs » étaient également utilisé comme surnom.

A Fontaine Française, les habitants étaient surnommés les « Equeulay » : (éculés), c’est-à-dire les fatigués.

A Fontenelle, le surnom était les « Gueurnouilley », les grenouillés. Les gens de Fontenelle aurait vendu une statue de la vierge aux habitants de Fontaine Française afin d’avoir le droit de pêcher dans les fossés où ils ne prenaient que des grenouilles.

A Lavilleneuve, les habitants sont surnommés « Les Sacristains », peut être en raison de leur dévotion.

A Licey, les « Moricauds » peuplent le village. Par ce mot, on entend celui qui a la peau très brune ou noircie par le charbon de la forge.

A Montigny, le surnom des « Crébetins », désignerait des personnes serrées les unes contre les autres. Ce surnom pourrait avoir comme origine l’agglomération des maisons de ce village, qui sont parfois collées les unes aux autres.  

A Mornay, « les Brayas », « Cuillotous », seraient les porteurs de braies, de culottes, car selon leurs voisins c’était les femmes « qui portaient la culotte ».

A Orain, on rencontre les « Gouris », ce qui veut dire les cochons. A une époque indéterminée, les habitants d’Orain ont vendu la cloche de l’église pour acheter un verrat communal. Mais le verrat mourut, les gens n’eurent ni verrat ni cloche. Il faut préciser qu’Orain comptait de nombreux élevages de porcs, ces animaux paissaient et ravageaient les bois environnant, d’où la mauvaise réputation des « gouris » d’Orain.

A Pouilly, les « Pangnes », sont les résidents  de ce village. Ils s’appellent ainsi en raison de leur accent lorsqu’ils prononçaient le mot pain.

A Saint Maurice sur Vingeanne, les »Sorciers »faisaient sabbat lors des feux de Bordes selon certains. A Saint Seine sur Vingeanne, on peut croiser les « Queunelay », car lorsque les enfants de Saint Seine se battaient avec les enfants  des villages voisins, ils arrivaient toujours armés de bâtons de cornouillers.

L’ histoire de ces surnoms est parvenue jusqu’à nous grâce aux témoignages oraux et aux échos paroissiaux de l’abbé Ferré.

Historique du blog

J’ai ouvert ce blog le 28/06/08 afin de publier les légendes et les mythes, que je voulais faire connaître. Pendant un long moment je n’ai plus écrit sur ce blog. En mai 2009, je suis devenu correspondant de presse. J’ai écrit l’article sur le remembrement. La totalité du résumé du mémoire de maîtrise que j’avais écrit ne fut pas publiée. Il me fut proposé de mettre un lien à l’article afin de renvoyer le lecteur vers un récit augmenté. Sur ce blog, je poste toujours des articles relatifs aux mythes et légendes. J’y ai ajouté des éléments de biographies que je souhaitais partager car ils étaient pour la plupart introuvables ailleurs sur le net. De plus il y a également les renvois et les compléments des articles que j’envoie au BP. Sur ce blog, je consacre une grande place à l’actualité et à l’histoire locale: il y a un certain nombre d’informations sur les villages du canton de Fontaine-Française: Bourberain, Chaume et Courchamp, Dampierre/Vingeanne, Fontaine-Française, Fontenelle, Licey/Vingeanne, Montigny-Mornay-Villeneuve ,Orain, Pouilly sur Vingeanne, Saint- Maurice/Vingeanne, Saint-Seine /Vingeanne, Sacquenay et Chazeuil : une partie du canton de Selongey, Champlitte et son canton, le sud Haut Marnais. Is sur Tille et son canton peuvent être évoqué sainsi que la région dijonnaise ainsi que la Cote d’Or en général. Certains thèmes touchent toute la Bourgogne. D’autres  thèmes sont plus universels: comme les arts en général, l’art contemporain en particulier, l’agriculture, l’histoire, la géographie , la littérature, etc…

le remembrement rural dans le canton de Fontaine Française

La grande vague des remembrements eu lieu entre les années 60 et les années 80.Dans notre canton entre 1959 et 1995. Chaume fut une des première commune remembrée et Fontenelle une des dernière commune du département.

Le remembrement, c’est à dire la reconstitution de domaines agricoles par échanges et redistribution de parcelles morcelées  à l’extrême afin d’en faciliter l’exploitation (Dictionnaire ROBERT, 1989) s’est surtout développé, en France, pour répondre aux nouvelles données économiques nationales et internationales.

         Si à l’origine, le but principal du remembrement était le regroupement de parcelles pour faciliter l’exploitation agricole, il est devenu progressivement un outil d’aménagement du territoire à part entière abordant simultanément les problèmes liés à l’activité agricole, aux attentes environnementales et aux préoccupations du milieu  rural. Il devait garantir  à chacun le respect de la propriété et la meilleure équité possible, grâce à des bases réglementaires détaillées et à des enquêtes publiques.

Dans l’action de remembrement, les responsables du déroulement se fixaient essentiellement les principes suivants: respecter l’équivalence des terres, la nature des cultures, le principe du respect de la proximité du siège de l’exploitation. Ce ne  fut pas toujours respecté dans la pratique.

Cependant, le lourd héritage affectif du passé, le grand nombre d’intérêts et d’intéressés et la complexité des démarches n’a pas facilité la mise en place de lois pour assurer le regroupement cohérent et la redistribution équitable des terres. Le remembrement, par les différentes opérations qu’il impliquait apparaissait souvent comme une provocation dans le village et une remise en cause des rapports sociaux (entre paysans de différents statuts, entre agriculteurs et élus, propriétaires et exploitants, et entre  ruraux et fonctionnaires).

Souvent, à la conception de la terre comme moyen de production et aussi d’échange, les agriculteurs opposaient d’autres significations qui incluaient la terre comme indicateur de statut social, support d’un passé de lutte pour l’accès à la propriété foncière. La terre est un patrimoine, de plus un attachement symbolique et sentimental  lié à la transmission de la terre était un élément à prendre en compte par les autorités.

Le manque d’information est un problème qui préoccupa les agriculteurs. Dans les communes remembrées beaucoup d’entre eux se plaignaient d’un manque de clarté dans les explications accompagnant les opérations. Cette attitude se trouvait aussi chez les agriculteurs favorables au remembrement. L’opinion prévaut qu’en « haut-lieu » on était également peu ou mal informé de ce qui se passait dans les petites communes et qu’on ne se préoccupait  guère du sort des campagnes. Pour d’autres, la responsabilité est surtout portée au compte des intermédiaires : (maires, DDA, géomètre).Parfois les membres de la commission communale sont accusés d’entente préalable au détriment des absents, qui se sentent exclus et lésés.

Le remembrement s’est plutôt bien passé dans le canton, cependant il y a eu  quelques exceptions  :

– Bourberain : Trois clans avaient été décelés par les fonctionnaires de la DDA. : les « jeunes agriculteurs dynamiques »,  les «  anciens biens installés », et les «  hostiles ». Des  réclamations arrivèrent au service contentieux de la DDA jusqu’au milieu des années 1990

– Chaume : Le premier remembrement de 1956-59, qui était un des premier de Cote D’Or s’est relativement bien passé. Par contre, en ce qui concerne le remembrement du village, il y eut des réclamations auprès de la commission départementale et de vives tensions. Chaume, à l’initiative du maire de l’époque Eugène Thévenot,  fut un des premiers villages de France et le premier de Cote d’Or à remembrer le bâti d’un village et ses  attenants. A cette occasion, une émission télévisée fut tournée, intitulée : «  Chaume village pilote ».

-Fontaine – Française : C’était un remembrement particulier en raison de la présence de la question de la grande propriété foncière. La municipalité souhaitait au maximum rassembler ses parcelles  afin d’essayer d’anticiper son expansion en tenant compte de la donation importante dont elle se savait bénéficiaire. Le docteur Berger,  alors maire de la commune avait émis le rêve de remembrer l’étang du Fourneau afin de l’assécher et de l’assainir, devant le refus du propriétaire, le projet fut abandonné. Cette anecdote fut confiée par Henry Berger à un chercheur alors qu’il était président du Conseil Général.

-Fontenelle : Le remembrement fut tardif, dernier du canton, il fut terminé en 1995. Il y avait une grande diversité d’exploitations, cela ne fit qu’accentuer les difficultés déjà existantes. Le sentiment de spoliation et d’injustice  est demeuré très vif, il s’agit toujours d’un sujet brûlant.

 

-Mornay : Des réclamations perdurèrent bien après le remembrement.

– Saint Maurice /Vingeanne : Il y eu des arbitrages difficiles. La commission départementale fut saisie. Des lettres furent écrites aux plus hautes autorités de l’État, dont il reste des traces dans les archives, c’était sans doute un des buts recherché d’ailleurs.

– Saint Seine Sur Vingeanne : Selon certains techniciens agricoles, c’est dans cette commune que se serait déroulé le remembrement le plus équilibré. La taille  moyenne des parcelles est passée de moins de un hectare à plus de cinq hectares, sans que des contestations  majeures soient parvenues aux autorités.

Le remembrement est réussi lorsque les parcelles sont bien regroupées et bien desservie, et les enclaves supprimées. Après le remembrement, les sols ne sont plus qu’un potentiel pouvant être amélioré, ce qui est le cas dans le canton de Fontaine – Française, le remembrement ne fut qu’une étape dans le développement des exploitations. Toutefois, lorsque l’étape fut bien négociée par les propriétaires, ce ne fut pas négligeable pour la suite. La grande propriété fut elle aussi, bien entendu, remembrée (au même titre que la « micro propriété » d’ ailleurs),ce qui généra de très grands ensembles de parcelles. Les jardins furent parfois remembrés ainsi que les vignes et les vergers , ce qui changea la nature des cultures en ce qui concerne les  » nouvelles parcelles « par rapport « aux anciennes parcelles ».

 

 Selon les experts, le remembrement, surtout avant 1976 et la mise des études d’impact, eut aussi pour conséquence l’arrachage des haies, la création de fossés disproportionnés, la disparition des friches et de certains bosquets. La conséquence de ces atteintes au paysage fut une atteinte à la diversité de la faune et de la flore. De plus le regroupement de parcelles ne fit que s’accentuer consécutivement au remembrement, ce qui facilita le drainage des zones humides et les conséquences néfastes sur les crues rapides des cours d’eau, ainsi que l’assèchement des zones humides qui avaient un rôle régulateur.

 

Le remembrement, a enlevé du caractère au paysage. Il  a marqué les esprits et parfois donné un sentiment de spoliation à certain  protagonistes et causé des traumatismes. Mais il a permis à l’agriculture d’être compétitive en mettant en place les conditions de la croissance des rendements ainsi que l’adaptation des exploitations à des cultures rentables et en permettant la naissance de la grande culture céréalière à un canton voué à la polyculture-élevage. Il faut noter que l’agriculture biologique , s’est adaptée au parcellaire issu du remembrement puisqu’elle s’est mécanisée.


 

      Le remembrement a été le principal outil d’aménagement foncier utilisé dans le département de la Côte d’Or, comme celui mené en 1707 (premier remembrement d’Europe) sur la Commune de  Rouvres  En Plaine

  Le 27 Novembre 1918, la loi CHAUVEAU (sénateur de la Cote D’Or) a reconnu  I’ utilité publique du remembrement.

Loi du 9 mars 1941 : introduisant l’existence de commission et de travaux connexes comme la création des chemins ruraux gérés par les Associations Foncières

Loi du 10 juillet 1976/ obligeant à procéder à une étude d’impact.

Suite à la loi de 2005 relative au développement des territoires ruraux du 23 février 2005, la mise en œuvre des procédures, auparavant assurée par la DDAF au nom de l’État, est transférée au Département depuis le 1er janvier 2006.

source : Le remembrement de 1945 à nos jours dans le canton de Fontaine Française. mémoire de maitrise université de Bourgogne 1993.

D’après les archives de la Diren et de DDA et la consultation de divers écrits ( dont ceux d’ Alice Barthez ) et ouvrages au sujet du remembrement.

Le mémoire de maitrise fut dirigé par Marcel Vigreux  et a obtenu une mention. Le mémoire est disponible à la B.U de Lettres et à la B.S d’Histoire à Dijon, il me semble.

A ce sujet,voir l’article que j’ ai écrit en qualité de correspondant de presse dans le journal  Le Bien Public du 9 /11/09. L’ article contient le témoignage d’ agiculteurs retraités de Montigny Sur Vingeanne et de Saint Maurice Sur Vingeanne.

Précisions: Les recours étaient possibles devant la commission communale, la commission départementale, et parfois jusqu’au Conseil d’Etat. Un propriétaire en théorie pouvait retirer une parcelle du remembrement, dans la pratique c’était plus difficile, car cette  » mise en réserve  » devait etre compensée par la « cession » d’une équivalence en valeur. Le refus total du remembrement de la part d’un propriétaire de plusieurs parcelles n’était guère envisageable en raison du morcellement des parcelles. De plus les remembrements de vergers et de bois furent possibles car la nature de ces parcelles sur la matrice cadastrale ne correspondait pas toujours avec leur nature réelle sur le terrain. Ainsi un bois ,un verger,etc… pouvaient apparaitre sous la désignation « terre » et ainsi être remembrés. Un autre problème s’est parfois posé, celui des titres de propriété. Certaines personnes pensaient être propriétaire et n’avaient pas le titre de propriété, celui-ci n’avait pas été enrigistré… . Le fait de payer des impots sur le terrain pouvait constituer une preuve de propriété. Cependant la situation était floue en ce qui concerne les indivisions… d’où des incompréhensions, des conflits familiaux..

Lien:

http://www.bienpublic.com

310px-rouvres_avant_remembrement.1259314520.jpg300px-rouvres_apres_remembrement.1259314508.jpgLe remembrement à Rouvres-En-Plaines avant et après