Mornay village martyr.

 

 Le village de Mornay fut victime des ravages de la guerre le 29 août 1944.

La journée du 29 août 1944 d’après certaines archives et témoignages :

A cette époque, l’armée Allemande battait en retrait en direction de l’Allemagne. Ce 29 août 44 un véhicule était stationné au carrefour de Mornay depuis plusieurs jours, avec deux soldats Allemands à bord. Ceux-ci invoquaient des difficultés mécaniques et attendaient le dépannage.

En réalité, ils étaient en mission de surveillance et sans doute à l’écoute des émissions radio de la résistance, dans le but de localiser des résistants, car en effet depuis 2 mois une équipe de résistants, dit de destruction étaient intervenue environ une quinzaine de fois dans la région, et notamment la nuit du 30 juillet 1944 ou ils avaient plastiqué la suceuse installée sur le canal de la Marne à la Saône au port de Lavilleneuve.

Dans la forêt voisine de Mornay et Theuley, se trouvait ce détachement de maquisards qui avait pour mission de harceler les troupes Allemandes en retrait.

Les maquisards ayant appris l’existence de cette voiture Allemande, le chef du détachement basé dans les bois de Theuley au lieu dit « Mont Verra » donne l’ordre d’attaquer et de capturer les deux Allemands en question, qui ne feront aucune opposition, l’opération s’est déroulée rapidement et sans violence.

Pour des raisons inconnues, ces maquisards durent abandonner leur voiture sur la route de Vars au dessus de Mornay, une traction avant (ce détail est important car il a peut être sauvé la vie des otages).

L’opération d’enlèvement de ces soldats terminée, quelque temps plus tard, un convoi d’Allemands arrivait au carrefour de Mornay, en voyant une de leur voiture abandonnée sans occupant, l’officier Allemand qui commandait le convoi a tout de suite compris ce qui venait de se passer, et donna l’ordre à sa troupe d’encercler le village, de se saisir du maximum d’otages, et de fouiller toutes les maisons.

La population déjà en alerte après ce coup des maquisards entendit des tirs d’armes automatiques. Pris de panique, les gens se sauvent tout azimut pour se cacher dans la nature, alors que les Allemands leur tiraient dessus.

C’est ainsi que plusieurs personnes ont été interpellées et prises en otages, amenées au centre du village et alignées face au mur de la maison Morel (actuellement maison Ronot) sous la menace des armes d’un groupe de soldats Allemands qui formait le peloton d’exécution, commandé par l’officier Allemand.

Il s’agissait d’une douzaine de personnes

Mr Collin vétérinaire à Fontaine Française

Mme Laidet, (mère de Joseph Laidet)

Mr Dumontet

Mme Genelot

Mr Nicol Henri

Mr Nicol Marcel

Mr Ulysse Curé

Mme Chauve et ses trois enfants

Mr Labalme de Montigny

Mr Rochefort de St Maurice

Tous ces gens croyaient leur dernière heure arrivée, sauf pour la petite histoire rocambolesque de Mr Labalme de Montigny (cordonnier de passage à Mornay) présentait un état d’ébriété à ne pas tenir debout, et se retournait constamment pour menacer les Allemands avec son couteau de poche, a chaque incartade il était remis en place à coup de pied aux fesses.

Pendant ce temps Henri Nicol essayait de faire comprendre à l’officier Allemand que ce n’était pas les gens du village qui avaient enlevé les deux soldats Allemands, mais une voiture venue par la route de Vars et repartie par le même chemin.

L’officier Allemand envoie aussitôt une voiture avec quelques hommes en reconnaissance dans cette direction. Ils devaient effectivement trouver cette traction avant abandonnée par ces maquisards.

C’est par un interrogatoire verbalement musclé adressé aux otages pour dénoncer les auteurs de l’enlèvement des deux soldats, sous la menace de brûler le village et de tuer les otages, mais en vain personne ne dira rien sinon qu’ils ne sont ni responsables ni impliqués dans cette affaire.

Puis dans cette tourmente, un soldat Allemand est venu dire à cet officier, que son supérieur lui demandait de se rendre de toute urgence ailleurs.

Avant de partir, cet officier a passé le commandement du peloton à un sous-officier en lui donnant l’ordre de fusiller les otages et de brûler le pays, (ordre parfaitement entendu par Mr Collin vétérinaire et otage, qui comprenait l’Allemand, et le parlait)

Ce sous-officier sans doute plus humain, et vu le contexte, fit libérer les otages, mais parallèlement donna l’ordre d’incendier le village en représailles. Un groupe de soldats s’est précipité en direction des maisons les plus proches situées au carrefour, pour y lancer des grenades incendiaires.

Les maisons en cause étant des fermes avec granges, écuries, où des chevaux, vaches et chiens étaient attachés, le feu s’est rapidement propagé dans les bâtisses, emprisonnant les bêtes qui hurlaient. Un soldat Allemand a essayé de détacher quelques bêtes. Un autre entendant tout ce bétail hurler les abattait à la mitraillette.

Leur forfait accompli, le convoi a repris sa route emmenant avec lui la voiture Allemande, cause de toute cette frayeur, et laissant derrière eux ce village aux proies des flammes.

Par peur de nouvelles représailles, les habitants s’étaient sauvés pour se cacher dans la nature, et une grande partie a passé la nuit du 29 août 1944 à la belle étoile, avec quelques couvertures, au dessus de Mornay dans les sapins, actuellement le château d’eau. Leur seul horizon, les flammes ravageant leurs maisons.

Au titre des dommages de guerre les maisons détruites ont été reconstruites.

XIIème exposition photos

L’association Amitié-rencontre – Génération mouvement vous présentent le travail du phot’oeil club sur 4 thèmes : les 4 saisons – l’eau dans tous ses états -les reflets – les filés ; pour le plaisir des yeux et pour le plaisir des papilles gaufres et rafraîchissements…

  • du 17/09/2022 au 18/09/2022 de 10h00 à 12h00, de 14h00 à 18h00

Rue Honorine de Monaco aux écuries du chateau

Fontaine-Française

  • Club Amitié rencontre Génération mouvement 03.80.75.48.09.
  • Gratuit

Une passion pour les arts forains.

Après une vie de forain bien remplie, Marcel Garnaux, à l’âge de la retraite, continue à se consacrer à sa passion en confectionnant des modèles réduits.

Marcel Garnaux, de Montigny, ancien commerçant forain, collectionne les objets relatifs à la fête et les restaure, il crée également des répliques miniatures de manèges. Marcel Garnaux précise : « J’ai été propriétaire de deux manèges comportant des chevaux de bois. Je suis issu de la septième génération de forain. Actuellement, avec mes petits-enfants, la neuvième génération prend la relève. Mes sept frères et sœurs travaillent ou ont travaillé dans le domaine de la fête foraine. On commençait les fêtes à Montagney (Haute-Saône) au printemps pour la fête des Jonquilles et on finissait le 11 novembre. Ma fille finit la saison avec son manège à cette date à Saint-Dié, dans les Vosges, elle est actuellement à Ribeauvillé, en Alsace. Notre secteur d’activité itinérante s’étendait essentiellement sur les départements de la Côte-d’Or, de la Haute-Marne, des Vosges et de la Meurthe-et- Moselle.

« La fête c’est notre vie »

« Je suis en retraite maintenant, la fête c’était notre vie. Passionné par le monde des forains et des manèges avec le menuisier de Champlitte, j’ai remonté la roulotte, exposée au musée de Champlitte et j’ai fabriqué le manège du musée avec l’ancienne bâche de notre “métier” et des chevaux de bois anciens. Je possède un élément de chamboule-tout de mon grand-père datant d’il y a plus de cent ans et d’authentiques chevaux de bois provenant du manège de mes parents. J’ai réalisé un manège ancien miniature, mon père nous en avait offert un, il m’a fallu deux hivers pour le fabriquer, ainsi qu’un manège balançoire, en modèle réduit également, avec ­lequel mes petits-enfants jouent. La maquette du manège appartenant à ma fille m’a demandé plus de 600 heures de travail, j’ai sculpté un petit cheval et une roulotte également. La réalisation de répliques est un plaisir pour moi, je les garde, je ne les vends pas.

« Je réalise des éléments de la crèche de Montigny aussi. Outre la collection d’objets et de cartes postales ayant un rapport avec la fête foraine, je collectionne les voitures à pédales anciennes, les tricycles, et les vélos d’enfants. Je les achète dans l’état, et je les restaure fidèlement. »